Le rugby est un sport d’hommes dit-on, ce qui n’empêche pas les femmes d’y jouer pour autant. Est-ce pour autant un sport féminin ? Débat sans fondement si je puis me permettre, car qu’est ce que devrait être un sport « féminin » ? Le patinage artistique ? La natation synchronisée ? Et pourquoi pas la poterie, le macramé ou le repassage pendant qu’on y est !
Bref, il n’y a que certains hommes et femmes pour prétendre que le rugby est un sport d’homme (entendre « pas un sport de gonzesse). Je passerai allègrement sur quelques citations bien machistes de joueurs, entraîneurs, sélectionneurs franchissant le pas pour dire que « le rugby n’est pas un sport de tarlouzes ». Ben tiens !
Certes, à première vue, le spectacle de ces gros bestiaux est censé ne laisser planer aucun doute sur leur virilité. Mais là encore, qui a dit que virilité était incompatible avec homosexualité ? Pas le gros moustachu en cuir des Village People quand même ?
Mais seulement voilà, que faut-il penser de 15 bonshommes qui se tiennent et s’empoignent joyeusement par le short pour former une mêlée fumante pleine de cris et souffles rauques suggestifs, qui n’ont de cesse que de s’agglutiner les uns sur les autres sous le prétexte fallacieux qu’un ballon passait par là, que de se plaquer sauvagement dès que l’occasion se présente, ou de se rouler dans la boue pour planter un ballon derrière la ligne orgasmique d’essai. Et cela fait que penser de ce retour vers le milieu de terrain, sous les applaudissements, le ballon-préservatif sous le bras, juste après avoir scoré, l’air serein… Genre, la cigarette après l’amour ?
Force est de reconnaître que tout cela est bien louche, et pas dépourvu d’une certaine ambiguïté sexuelle. Il faut d’ailleurs rappeler que dans nos contrées, le foot s’est développé avec le soutien des Cathos qui au contraire voyaient dans le Rugby des rapprochements suspects entre les corps (des hommes qui se touchent mon Dieu !). Est ce pour cela que le Rugby est populaire dans nos anciennes provinces protestantes ? Va savoir ami lecteur !
Et puis c’est bien connu, les fantasmes des vestiaires –et pas seulement de rugby- ça existe !
Et en plus depuis le rugby moderne est passé par là !
C'est-à-dire qu’on aurait pu attendre longtemps avant de voir un Paparemborde ou un Spanghero poser à poil dans un calendrier ! Même un Jean Pierre Rives pourtant physiquement plus hum… avenant ?
Le rugby moderne c’est ça aussi ! C’est comme la droite décomplexée donc ! C’est un calendrier objet de tous pleins de fantasmes à la fois chez les ménagère de moins de 50 ans, et dans les backrooms du Marais, avec des joueurs starlettes tous nus dedans. Enfin, bon… Fantasmes si on est réceptif à la chose (uh uh uh) : Noah Sloggi contre Dominici Stade Français, qui l’emporterait à l’applaudimètre Chippendales ?
Pour ma part vous m’excuserez, je ne participerai pas à ce d(ébats), vu que les photos du calendrier, je sais pas pour vous, mais moi je les trouve franchement pas top, et même limite ringard dans leur genre. Décomplexé peut être, mais beau ? Ridicule sûrement.
Ceci dit, il n’y a sûrement pas plus d’homos dans le rugby que dans n’importe quel autre sport. Y a pas de raison ! Et puis je ne sais pas pourquoi je vous parle de tout ça ! Du moment que les matches eux le sont –beaux- les joueurs peuvent bien s’empapaouter à qui mieux mieux pendant leurs longues soirées à Marcoussis.

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