L a V i t a N u d a

"C'est aveuglant de clarté." Woody ALLEN

29 août 2007

Folie Or Not Folie ?

Comme disent les Auvergnats avec un cheveu sur la langue « un fou est un fou ».

Mais ces temps ci – qu’est ce qu’un fou ? - semble faire débat parmi nos grosses têtes gouvernantes. Car il y a des meurtres qui sont horribles, ils le sont tous. Et il y a aussi des meurtriers atteints de délires qui les poussent à la violence, ou des pervers dont la maladie les pousse à des actes abjects et horribles.

Et il y a une autre perversion, qui consiste à exploiter le malheur qui peut arriver à n’importe qui, à utiliser les craintes que chacun peut avoir pour soi et pour ses proches. Et cette perversion est d’autant plus lamentable et pernicieuse que dans ce cas elle n’a pas « l’excuse » sinon l’explication d’être commise par des irresponsables, mais par les représentants élus de not’ belle nation. Normalement, à partir de cette phrase certains devraient penser que je n’ai rien compris, que j’en reste à des niaiseries soixante huitardes, (bouh) que je ne cherche pas à comprendre les victimes… C’est vrai que pendant que j’y suis, je n’ai pas voté Sarkozy, et que ça n’en prend pas le chemin. Pourtant, oui, pourtant…

Qu’est ce qu’il réclame notre Présidensky ? Il voudrait que les individus diagnostiqués « irresponsables » puissent quand même passer devant les assises, et donc être jugés et prononçés coupables avant d’être envoyé à l’asile. Même si cela ne représente qu'un pourcentage infime des meutriers, et que les experts sont de plus réticents à reconnaitre la fameuse notion d'irresponsabilité, et d'abolition permanente ou temporaire du discernement.

Et bien jusqu’à un certain point je ne pense pas que c’est si bête que ça !
Si, si !
Mais hélas ce ne serait pas si bête si toute cette manœuvre n’était en fait rien d’autre qu’un brossage dans le sens du poil du sentiment d'horreur pour le sort des victimes, et de l’utilisation de la peur et du sentiment d’impuissance qu’on peut ressentir face à des individus gouvernés par leurs pulsions. C'est que je ne pense pas que ce soit totalement stupide de signifier à des individus malades, si leur discernement n’est pas totalement aboli en permanence, qu’ils ont agit en dehors de la loi des hommes, au-delà même des lois de la république. Je ne pense pas que ça soit totalement inutile, pour ces assassins là, de s’entendre dire qu’ils sont dans la faute. Je pense même que cela peut être une étape nécessaire, un moment qui pourra leur servir à percevoir leur état, et l'exclusion de la communauté humaine qu'elle implique.

Je ne vois là qu’un acte qui peut être, pourrait leur être utile, parmi bien d’autres choses, pour se reconstruire, et peut être guérir.

Ah, ben oui, même là décidément je suis un salaud ! Je ne pense toujours pas aux victimes mais à la guérison éventuelle d’un assassin. Ce qui me paraît être la seule chose envisageable, et ce qui n’exclut pas –au contraire- de signifier à leurs auteurs qu’ils ont transgressé la loi, au moins quand ils ont la capacité de l’entendre.

Et je suis doublement un salaud, parce que je ne suis pas non plus d’accord avec ce que notre président à derrière la tête : désignons les méchants, les pas bien, les déviants et mettons les à part. Même dans les sociétés dites « primitives » on ne juge pas et on ne condamne pas les fous. C’est dire ou on en est.

Mais justement pensons y aux victimes, et à leur famille, qui trouvent en Sarkozy le porte voix de leur douleur, et le vengeur de leur colère (comme si c’était là le sens du mot justice). « C’est pour faire leur deuil » dit-on, comme un coupable s’invente un alibi. Pardonnez-moi, mais pour ma part, je doute que dans un cas pareil, à un tribunal, un gusse (qu’on appelle Président d’ailleurs tiens ! Il paraît même que ça les énerve quand des petits délinquants nourris aux séries télé US débiles les appelle « Votre Honneur » en pensant bien faire, hu hu hu…)… je doute qu’un gusse disais-je, vêtu d’une robe noire ridicule et d’un ramasse poussière en hermine, réussisse à me faire faire mon deuil par la grâce (non présidentielle) de l’incantation magique du mot « Coupable ». Ah non, je m’imagine au contraire qu’il m’en faudrait des années, et des tempêtes affectives avant de pouvoir faire mon deuil d’un évènement aussi terrible, en admettant même que j’y arrive vraiment un jour, avec ou sans sentence.
C'est que la justice se rend au nom d'une société avant de réparer les torts subis par les justiciables.

Mais poussons la logique (si logique il y a) Sarkozyenne jusqu’au bout, et imaginons un procès aux assises, dans les règles et donc en présence de la famille et de l’accusé, puisque paraît il c’est ce que veux Vox Populi. C’est à se demander si le petit Nicolas –pourtant avocat de formation- sait de quoi il parle !?

Je me demande quel genre de deuil pourrait faire une famille confrontée à un accusé complètement schizophrène et donc incapable de comprendre quoi que ce soit à ce qu’il se passe et incapable de manifester quoi que ce soit. Ou même, je vous laisse imaginer ce que la dite famille pourrait entendre en provenance d’un box des accusés occupé par un pervers obsessionnel hors catégorie qui n’aurait envie que d’une chose : en rajouter encore dans l’insupportable.

Essayez donc de faire votre deuil avec ça tiens !

Et puisque notre petit timonier paraît si préoccupé par le retour du bon sens national, voilà quelques idées pour lui. Sans même parler de la faiblesse des moyens judiciaires ou pénitentiaires pourtant bien connus depuis des années, rappelons à not’ bon Prez’ ce que l’Etat Français laisse faire.

Puisqu’il a proposé cette glorieuse idée suite entre autres à l’assassinat par un schizophrène dangereux de 2 infirmières à l’hôpital psychiatrique de Pau il pourrait se souvenir qu’à quelques kilomètres de là, à Toulouse, l’hôpital psychiatrique Marchant a été détruit lors de l’explosion de l’usine AZF. Il attend toujours sa réouverture. Ainsi que tous les malades qui depuis sont à la charge de leurs familles, laissés dans la nature, ou envoyés squatter les services des Urgences locales qui se débrouillent de ça en plus du reste.

Tout cela est à l’image de ce qu’est devenu le niveau de la prise en charge psychiatrique dans ce pays. Et également de ce que cachent les beaux discours derrière des financements de plus en plus inexistants. Mais bien sûr, cela n’a rien à voir avec notre bon sens présidentiel, tellement évident que je me demande pourquoi je cherche à compliquer les choses, alors que la vie pourrait être si simple n’est ce pas !

Si Sarko était courageux il lancerait un vrai débat sur la façon dont on peut soigner mieux tout en réduisant les postes, les moyens, les soins et leur accessibilité. Ce serait une vraie question de société de savoir ce qu’on est prêt ou pas à sacrifier en matière de santé par exemple ! Mais il est pas fou Sarkozy ! Enfin… peut être !

Vol_au_dessus_d_un_nid_de_coucou1

Posté par LaVitaNuda à 12:07 - Collection Café Society - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Décomplexé, on t'a dit, voyons.

Et ma foi, au vu de la mise en appétit de cet été, je crois que je prends cet adjectif en horreur...

Bon, nous sommes 29% à ne pas être subjugués par les merveilles du préz, c'est effarant, mais c'est déjà un début...

(Quoi je me console comme je peux ?).

Et puis bon retour. Et puis c'est bon de te lire. Et puis tout et tout et tout :-)

Posté par Anne, 29 août 2007 à 15:11

Ah le bon billet !

Pire que notre bon Président à 71%, il y a Rachida Dati, incompétente notoire et menteuse de surcroît. Un truc pareil Garde des Sceaux, ça craint du boudin (qu'elle n'est pas, certes...).

Posté par Richard, 29 août 2007 à 16:12

Oui les amis. Et quand Richard dit Président à 71 ù, c'est sûrement à 7& % de MG (matière grave), hélas.

Posté par K, 29 août 2007 à 16:54

trop vite !

vous aviez compris, c'est 71 %...

Posté par K, 29 août 2007 à 16:56

Il est évident que tous ces effets d'annonces gouvernementaux n'ont pour seul buts que de masquer le manque de moyens pour assurer la prise en charge médicale des cas de folies.

J'ai toujours trouvé curieux, mais peut-être est-ce moi qui suis dysfonctionnelle, cette notion de vengeance que la plupart des gens, ou du moins dont on veut nous faire croire que la plupart des gens attachent à celle de justice.
Si quelqu'un me fait du mal ou à l'un de mes enfants, et quelle que soit la nature de ce mal, je ne souhaite pas qu'on lui en fasse autant, mais :
- qu'on l'empêche de continuer à en faire autant à d'autres (d'où la nécessité dans certains cas de la prison, dans d'autres de soins psychiatriques ...) et c'est le plus urgent ;
- qu'il comprenne un jour (ça peut être long) pourquoi ce qu'il a fait ne va pas ;
- dans les cas où il s'agit de préjudices matériels ou ayant entraîné des frais ou des impossibilités de travailler qu'on en soit remboursés.

A quoi sert de "venger" même si c'est en faisant de la vengeance un équivalent-prison ? Est-ce que la peur d'une éventuelle "vengeance" personnelle ou institutionnelle à jamais empêché quelqu'un de commettre quoi que ce soit à part pour des bricoles (auquel cas on est dans une logique "le jeu n'en vaut pas la chandelle").

Et puis surtout et comme tu le dit si bien, à quoi sert toute une mise en scène si le type qui a fait du mal aux autres dans un moment d'explosion intérieure n'a pas retrouvé le moindre sens commun. Le "il" qui reste ne comprendra même pas de quoi il s'agit. Et ça ne va certainement pas aider "la famille des victimes" à faire aucun deuil de quoi que ce soit.

Et puis toutes ces propositions à caractère sécuritaire, ne manquent pas de sel de la part de gens qui sont du type dangereux bousilleurs d'autres humains (je n'ai pas dit tueurs, ils sont bien trop malins pour se salir vraiment les mains) dés lors qu'il s'agit d'assouvir leur propre folie qui est celle du pouvoir (je ne parle pas que de l'anecdotique actuel, mais d'une façon plus générale, il y a hélas des précédents).

Peut-être que ceux qui demandent (les gouvernés comme les gouvernants) toujours davantage de répression sont ceux qui sentent bien au fond d'eux-mêmes qu'en certaines circonstances eux-mêmes ou leurs proches seraient capables d'en faire autant. (quelque chose de cet ordre) (?)

Posté par gilda, 29 août 2007 à 21:40

Très bon post, ça exprime beaucoup de ce que je pense mais bien mieux !

Maintenant, le fait que si peu de Français arrivent à ce stade de réflexion est un vrai problème... Individualisme, manque d'information, manipulation médiatique ? Peu importe, mais c'est inquiétant.

Posté par davveld, 30 août 2007 à 08:19

J' ai lu avec beaucoup d'intérêt ton post (et pas seulement parce que ça faisait longtemps hé!)
Les cas limites entre la psychiatrie et la délinquance sont un sujet d'interrogation sans fin, et les surveillants de prisons savent qu'un bon tiers de leurs pensionnaires auraient eu besoin de soins avant l'incarcération, sans parler de ceux qui décompensent en prison.
Vrai que notre système de prise en charge est laminé depuis quinze ans, les centres de proximités débordés- et les psychiatres pas vraiment formés à interrroger les points de liaisons entre misère sociale et folie.


Mais pour avoir un peu travaillé dans un service accueillant des placements d'office, il n'est de travail thérapeutique possible que si la société a parlé, que si le droit à été dit, justement parce qu'un homme ou une femme troublé dans sa perception du soi et de l'autre ne peut pas ré édifier tout seul à partir de rien. Donc, comme toi, je ne suis pas opposée à la notion de jugement, dès lors qu'on applique une forme de juridiction adaptée.

Mais qu'attendre de ce Petit Timonier qui porte déjà une telle atteinte à la justice des mineurs, fervent admirateur d'un pays où l'on condamne à mort des handicapés mentaux?

Par ailleurs, ta conclusion dit tout.

Posté par anita, 30 août 2007 à 09:26

Comme les coupains-coupines, je trouve ce billet très intéressant.

Le problème soulevé s'intègre dans la démarche globale de ce gouvernement à courte vue et populiste. Il ne pourra être qu'inefficace parce que le fond des problèmes n'est jamais abordé ... la ministre Christine Lagarde l'a clairement dit : "en France on a assez pensé, maintenant il faut se retrousser les manches et travailler"

Donc surtout parlons sans réfléchir et disons ce que l'on pense que le "français moyen" attend, c'est-à-dire n'allons pas chercher bien loin, plus c'est gros plus ça passe.

Posté par samantdi, 30 août 2007 à 21:42

AnRiKGiDaAnSa

Ben v'la kek choz de nouveau, mon propre blog qui me refuse les commentaires de moua !!!
Essaie encore :

> Anne.
Je me demande jusqu'à quel point cet espèce d'autoritarisme activiste n'est pas un reflet au contraire des complexes du petit Nicolas !
:-)

> Richard.
Rachida Dati... Elle m'a l'air de s'inscrire dans cette trop longue liste de gardes des Sceaux fidèles chiens-chiens de leur maître Elyséen.
Badinter revient !

> K.
J'avoue qu'à chaque fois que je me dis, là c'est trop, vite un post contre la dernière lubie Sarkzyenne à chaque fois je me dis en même temps Oh non, on va pas encore parler de lui !

> Gilda.
Je crois que la vengeance est un sentiment partagé par beaucoup dans la panoplie disponible au sein de l'humanité.
Il me semble même qu'on ne peut préjuger des sentiments des autres qu'à partir des siens. Alors de ce point de vue, ceux qui réclament le plus de vengeance et de sévérité de la justice seraient les mêmes qui projetant leurs propres capacités à la violence sur les autres, réclament à la loi de les protéger également d'eux même façon père fouettard.

> Davveld.
C'est un grand classique des gouvernants de jouer sur la peur. Ca marche à tous les coups pour beaucoup de gens, mais attention au retour de bâton.

> Anita.
Oui, je suis d'accord.
Déjà que le fonctionnement pénitentiaire est tout pourri pour les prisonniers sains d'esprit, alors pour les malades mentaux qui s'y retrouvent...
D'autant plus que les experts accordent de plus en plus rarement la notion d'abolition du discernement (progrès de la connaissance, ou influence du regain du tout-répressif ?), qu'ils sont de moins en moins nombreux pour traiter des cas de plus en plus nombreux (sûrement un effet d'une société bien dans sa peau. Sic).
Dans cette triste sortie du petit Nicolas, on voit bien que la recherche de solutions pour ces malades très particuliers sont le dernier de ses souçis.

> Samantdi.
Mouarf... Christine Lagarde !
On assiste au retour en force de ce fameux "Bon sens de chez nous", à l'évacuation de toutes les idées sur la base de lieux communs et de réflexes individualistes.
Quant j'entend que ce serait là une évolution de la société Française, je me marre doucement. En tout cas ce n'est pas la mienne. Il ne faudrait pas confondre épanouissement individuel et négation de la société, du besoin d'être solidaire, d'équilibrer les injustices que créée n'importe quel système économique et social.

Posté par LaVitaNuda, 31 août 2007 à 10:35

Merci LVN pour ce billet très intelligent et sensible (si, si).
Je n'ai pas de compétence en psychiatrie, ni en justice, je ne suis qu'une femme très moyenne.

Mais je sais reconnaître les gens qui surfent sur la vague des émotions, et qui font du vent !
Tout cela comme tu l'écris pour cacher la réalité de l'état de la psychiatrie en France, la vérité vraie et profonde.
Et puis aussi cacher tout le reste, s'agiter sans cesse, des promesses, des promesses à tous ceux qui souffrent !
J'ai honte pour lui. Même s'il grimpe dans les sondages, il n'a pas mon respect.

Posté par Fauvette, 02 septembre 2007 à 20:22

Fau

Une femme très moyenne !
Comme tu y vas !!!

Ce serait plutôt tous nos Sarko et affiliés que je trouve très moyens dans leur volonté de vouloir caresser la sois disante opinion publique dans le sens du poil avec du rétrogradage à tous les étages.

Posté par LaVitaNuda, 03 septembre 2007 à 10:52

Je manque d'expérience sur le sujet au niveau pénal, mais pour avoir travaillé avec des enfants qualifiés de déficients intellectuels, j'ai un peu de mal à imaginer qu'un passage devant un tribunal soit utile. C'est un domaine où les généralités sont impossibles à faire tant on rentre dans des cas particuliers me semble-t-il. Il est possible que dans certains cas ce soit utile, mais comment en être sûr ? Je me souviens de réactions d'enfnats convoqués pour avoir fait des conneries, très souvent ils avaient du mal à réaliser ce qu'ils avaient fait. Vu la complexité des situations individuelles, il me semble plus réaliste d'exclure les "irresponsables" des cours de justice.

En attendant, sur ce sujet comme sur d'autres, on voit bien l'influence américaine sur Sarko, puisqu'on n'hésite pas là bas à envoyer à la mort des irresponsables...

Surla vengeance, sans être en situation (heureusement), je pense que c'est difficile de prévoir ses réactions ou sentiments. Je veux bien comprendre que l'on puisse avoir envie de se venger, ce sentiment peut naître en réponse à des situations du quotidien ; même s'il n'est pas forcément le plus noble, il est humain. Par contre la Justice est justement faite pour éviter la vengeance selon le principe qu'on ne peut être juge et partie. C'est la limite (entre autres) des jurys populaires qui jugent en fonction de leurs sentiments plus que du droit (les magistrats profesionnels sont souvent plus cléments que les jurys populaires)

Richard> je suis loin d'être suporter de Rachida Dati, mais je ne suis pas certain que l'on puisse faire son procès en incompétence si facilement. Il faut voir que nommer une femme, Reubeu, jeune, magistrate depuis peu dans un monde machiste, conservateur, n'était pas évident. A comportement identique, il est très probable que les réactions de rejet de la part du milieu n'ait pas été les mêmes avec un homme, Français de "souche"... (Perben qui était nul n'a pas eu autant de critiques vipérines sur son compte)

Posté par Gilles Aitte, 03 septembre 2007 à 17:47

Gi

> Gilles Aitte.
Oui c'est vrai, on ne peut faire de généralités en la matière. C'est à un collège de psychiatres que devrait revenir le choix de déterminer si signifier à un individu mentalement malade ce que représente son acte peut être utile ou pas.
Mais la dessus, les spécialistes ne sont pas tous d'accord. Certains craignent une dérive, d'autres tiennent au principe complet de l'irresponsabilité, etc, etc...
Sinon je suis d'accord aussi pour dire que l'invention de la justice vise également à exclure tout droit à la vengeance.
Ensuite, chacun est libre de penser ce qu'il veut, et dans des circonstances si extrêmes j'imagine qu'il y a de quoi secouer les convictions les plus affirmées. C'est humain.
Mais je crois qu'aujourd'hui la demande des familles des victimes se place beaucoup plus dans la notion d'être reconnu comme victime, d'un droit à la reconnaissance d'une situation et d'une réparation.
C'est en quelque sorte également une extension de la recherche systématique d'une responsabilité à accrocher à tout accident de la vie. Il faut que ce soit le constructeur du manège, le fou, l'enfant délinquant, le médecin... et si ça ne peut pas être eux, on se tourne vers l'autorité la plus proche (le maire, la justice, la police, le prof, les parents, le constructeur automobile...) sensée assurer une sorte d'existence avec zéro défaut.
Est ce un progrès de ne plus pouvoir admettre aucun évènement sans responsabilité associée ?
A côté de ça, il n'y a quand même pas si longtemps, on peut se rappeller que -par exemple- les femmes victimes d'un viol étaient presque tenues pour coupables, sur le mode "elles ont bien dû faire quelque chose pour que en arriver là".

Posté par LaVitaNuda, 04 septembre 2007 à 11:22

Rien à voir, des bisous spéciaux, you know why ;-)

Posté par Anne, 04 septembre 2007 à 14:06

Secret story

ouf ouf suis pas encore en retard, des bisous sans dire pourquoi parce que peut-être que c'est secret mais j'ai pas oublié, juste rentrée super tard ! yes ! alors je te le dis, hein ? hop hop hop garçon !

Posté par Nath, 04 septembre 2007 à 23:32

AnNa

> Anne.
Ah ben merci !
:-)

> Nath.
Ne t'inquiète pas du retard ! Et merci beaucoup !
:-)
Je peux mettre juste un glaçon dans mon hop-hop-hop ?

Posté par LaVitaNova, 05 septembre 2007 à 12:17

mais bien sûr ! Un glaçon, garçon ! :)

Posté par Nath, 05 septembre 2007 à 15:09

NaRo

> Nath.
Alors un deuxième !
:-))

> Rol.
La moindre des choses "Ro-Ro" (tu permets que je t'appelle RoRo ?) ce serait de demander avant de faire sa pub chez les autres !
Surtout avec un titre pareil ! Tu veux m'envoyer tous les pervers de la blogosphère ou quoi ?

Posté par LaVitaNuda, 17 septembre 2007 à 11:40

RoRo bis

> RoRo
(tu permets toujours que je t'appelle Roro ?), après mûre réflexion de quelques secondes, je supprime ton commentaire.
Je suis allé voir ton site, et pas forcément d'accord pour laisser un lien vers lui chez moi.

La prochaine fois demande avant !

Posté par LaVitaNuda, 17 septembre 2007 à 15:50

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