04 avril 2007
Smoking, No Smoking.
Je sais… J’ai tort… Quand j’ai arrêté de fumer, je n’aurais pas du reprendre.
Au moins cette boulette fondamentale me vaut la joie et le bonheur de me confronter au quotidien de cette race odieuse et dégénérée que constitue aujourd’hui les fumeurs. D’horribles individus, qu’il faut éradiquer au plus vite de notre société heureuse. A quand la création d’un ministère de surveillance des fumeurs !?
Reconnaissons que –de manière générale- les fumeurs l’ont bien cherché. Pendant des années, ils (nous ?) ne se sont pas gênés pour polluer en parfaits égoïstes nicotinomanes l’atmosphère de nos bureaux et domiciles, sans grande considération pour les non-fumeurs alentour. Même si je fumais aussi, j’ai été plus d’une fois impressionné par le dédain des accros à la clope pour tous ceux qui étaient incommodés par leurs 2 paquets quotidiens de Gauloises, grillées en bureau paysager, ou par le nuage bleu-fumé qui planait dans le salon ou Oncles, Beaux Frères, Parents et Grands Parents digéraient le gigot dominical pour le plus grand bénéfice de leurs mioches en bas âge.
Moyennant quoi, le retour de bâton est celui qu’on connaît aujourd’hui.
Les fumeurs sont bannis. Dans « c’te boite », nous avons d’abord été interdits de cigarette à l’intérieur des bureaux (malgré la résistance de ceux qui avaient un bureau à eux tout seuls). Nous nous sommes expatriés dans les couloirs et les entrées des étages. On y a vu fleurir toutes sortes de cendriers les plus hétéroclites, les plus bizarres, les plus rigolos, un vrai cauchemar de brocanteur ! Quand même toujours mieux que les fumeurs dégueux jetant tout simplement leurs mégots sur le sol, dans les escaliers… pour le plus grand plaisir des aspirateurs poussifs et exténués du personnel d’entretien.
Mais pas question de s’arrêter là. Bientôt, il a fallu migrer plus loin, les parties communes étant elles aussi considérées comme zone interdite. Nous, les moins que rien de fumeurs, nous nous sommes donc retrouvés dans les escaliers. Ca n’a pas traîné : interdit aussi. Nous sommes donc descendus dans une réserve pour fumeurs : une cafétéria pourrave de l’entresol ou se retrouvaient donc les lemmings migrateurs de la Marlboro Light®.
Nous nous sommes crus enfin dans une enclave protégée, loin de tous, tous ceux qui nous pompent l'air (sic) sous prétexte de notre bonne santé. Tous les hystériques de l'hygiénisme moderne trop content d'avoir trouvé une alternative à l'extermination de leurs acariens. Un temps nous formions ainsi une sorte de club très fermé, souterrain, un petit village Gaulois qui résiste grâce à sa fumée magique.
Mais que nenni !
Il faut dire que cet entresol est aussi le lieu de stockage des archives, avec des kilomètres de rayonnages pleins de dossiers et paperasses diverses, entreposés par toutes les « c’te boite » du bâtiment. Une zone fumeur à cet endroit, c’est vrai qu’il fallait y penser !
Alors –question de sécurité et réglementation aidant- la sentence est tombée un beau matin : interdit de fumer dans tout le bâtiment. Tout partout.
Nous avons donc été expulsés dehors, aux portes d’entrées. Mais puisqu’elles sont au milieu des quais de livraisons, il n’a pas fallu longtemps avant qu’on nous repousse un peu plus loin encore, sur le parking, dans le vent et sous la pluie. C’est vrai qu’installer une zone fumeur sur des quais pouvant accueillir toutes sortes de produits, parfois inflammables ou explosifs ou toxiques… il fallait aussi y penser !
Si avec tout ça, on n’était pas encouragé à arrêter la cigarette c’est que vraiment, on y met de la mauvaise volonté !
Car l’affaire est entendue. Les fumeurs sont à ranger dans la catégorie des délinquants d’aujourd’hui. Dans les films, les séries… y a plus que les méchants qui fument, c’est même à ça qu’on les reconnaît (trop facile !). Dans les débats, les émissions littéraires, finit l’époque de l’écrivain ou du journaleux qui tirait sur sa bouffarde ou sa Gauloise en plein débat sur « Le Marxisme est il l’avenir de l’homme » ! Finit le ministre, ou le candidat qui allumait sa clope devant les caméras. Finit les jets de cendriers dans la tronche pendant les débats sur "Droits de réponse". Finit tout ça…
Bouh que c’est vilain de fumer !
Résultat paradoxal : plutôt que de prendre un plaisir pervers à enfumer mes petits chefs désagréables, mes collègues casse-bonbons, ou les fumeurs repentis inscrits aux Fumeurs Anonymes ou aux Weight Fumeurs (les pires). Ceux là qui s’agitent en tout sens à la moindre vue d’une cigarette, qui brandissent le règlement intérieur, le code de la santé, et blablabla… avant de remonter dans leurs 4x4, pour passer à la pharmacie y acheter leur Prozac, puis emmènent leurs gamins au Mac Drive et trouvent que les émissions de Charles Villeneuve, ou les discours de Sarkozy c’est bon pour la santé… Plutôt que ceux là, j’ai tendance à enfumer mes amis d'une indulgence coupable, quand ils m’invitent chez eux, histoire de profiter d’une (ou plusieurs) petite cigarette devant l’apéro ou avec le café…
Je sais pas vous, mais ce martelage de la santé anti-tabac "pour vous jusqu'au malgré vous", moi ça me fait un effet inverse. Ca titille mon sens de la contradiction, mes (mauvais ?) penchants à préférer ne pas être du côté du manche, ma mauvaise foi qui trouve à se justifier dès qu’il s’agit de ne pas rentrer dans le rang… Et si en plus, ça me permet de satisfaire mon addiction à la nicotine plutôt que de me donner envie de vraiment boycotter les pirates industriels de l’industrie du tabac… Je ne me fais pas prier.
Ca devient tellement grotesque parfois que maintenant quand j'entend le mot anti tabac, je sors mon briquet pour m'en rallumer une.
Et pas la peine de me traiter d’abruti, je le fais tout seul.
Là ou ça devient un peu plus rigolo, c’est qu’on est en train d’atteindre le sommet du ridicule, car comme vous le savez (ou pas), il est interdit de fumer dans les lieux publics (et je trouve ça normal), mais il y est aussi interdit de faire l’apologie, ou la promotion du tabac sous toutes ses formes.
Ce qui veut dire que –par exemple- si vous allez au théâtre, vous n’avez pas le droit de fumer dans la salle, ou à la buvette, ou même dans les toilettes (eh oh, on n’est plus au bahut !).
Mais maintenant, imaginez que vous alliez voir une représentation de Molière. Don Juan par exemple. Vous vous rappelez peut être de vos commentaires composés de lycéen sur cette tirade de Sganarelle :
(tenant une tabatière) « Quoi que puisse dire Aristote et toute la philosophie, il n'est rien d'égal au tabac: c'est la passion des honnêtes gens, et qui vit sans tabac n'est pas digne de vivre. Non seulement il réjouit et purge les cerveaux humains, mais encore il instruit les âmes à la vertu, et l'on apprend avec lui à devenir honnête homme. Ne voyez-vous pas bien, dès qu'on en prend, de quelle manière obligeante on en use avec tout le monde, et comme on est ravi d'en donner à droite et à gauche, partout où l'on se trouve? On n'attend pas même qu'on en demande, et l'on court au-devant du souhait des gens: tant il est vrai que le tabac inspire des sentiments d'honneur et de vertu à tous ceux qui en prennent… ».
Et bien voilà : apologie du tabac.
Pas bien !
Moche !
Horrible même !
A bannir donc.
Vous rigolez, mais en Grande Bretagne le pragmatisme Britannique a déjà conduit à expurger quelques textes de leurs odieuses soumissions à la perversion ultime du tabac. Et il est question qu’on suive le mouvement en France aussi. « Dura lex, sed lex » comme dirait Sarkozy s’il avait des lettres.
Alors pendant qu’on y est, ça serait bien qu’on pense à sucrer tous les films ou James Dean, Bogart, Brando, Gabin, Ventura, Dewaere… sont en train de s'arrimer à une cibiche en grand écran. Il faudrait aussi redessiner tous les Lucky Luke d’avant l’époque ou il s’est mis à mâchonner un brin d’herbe plus vite que son ombre. Et je ne vous parle pas de tous ces disques psychédéliques à censurer d’un sticker « contient des paroles qui nuisent gravement à la santé ».
Et la carte postale de Prévert assis sur un banc, sa clope au bec ! Pendant que les crétins en feront de polluants autodafés en hurlant "Bouh, c'est vraiment pas bien de fumer", il en restera quelques uns qui se l’échangeront sous le manteau.
Surtout ne pas se faire prendre ! En taule, -un lieu public- théoriquement il est désormais interdit de fumer.

Commentaires
Voilà la joie de bosser sur un monument historique : chez nous la zone fumeur, c'est le belvédère, avec une vue imprenable sur Paris !
Ceci dit, tout pareil. Si ce n'est que je n'ai pas aimé ce film (en fait, Resnais en général, j'ai pas encore trouvé ma porte d'entrée).
J'y pense, ça avait un côté intéressant, le tabac pendant les débats. On aurait eu un indicateur intéressant de la résistance au stress de celui qui aimerait bien mais pour qui ça serait montrer une faiblesse réthorique que de s'en allumer une :-)
An
Les films de Resnais c'est pas tous ma tasse de thé, mais je me souviens de la 1ère fois ou j'ai vu Providence. Je n'avais jamais rien vu de pareil auparavant.
Mon oncle d'amérique à partir des théories de Laborit est pas mal dans le genre non plus.
J'ai pu qu'à installer mon bureau sur le belvédère maintenant !
Trop de libertés tue la Liberté ?
Je ne suis pas fâchée d'avoir arreter de fumer avant cette grande débâcle :)
Il en est de la cigarette comme de beaucoup de choses. L'absence de savoir vivre et de bon sens finit par imposer des reglèments débiles à tous.
L'individualisme galopant fait que si tu n'as pas une loi ou un règlement a mettre sous le nez de quelqu'un, il se croit autorisé à faire ce qu'il veut. Du coup, on est cerné par les interdictions et pas le droit de ceci et honte à cela...
Dommage :(
Hei
> Heidi.
C'est rigolo de penser que "l'individualisme galopant" entraîne le besoin de réglementations de plus en plus fréquentes et finalement pas toujours très, euh... ad hoc. Puisqu'une réglementation ne sait pas remplacer un lien social et l'apprentissage du "vivre ensemble" comme on nous le rabache en ce moment.
A méditer pour tous les tenants du libéralisme et du laisser faire à tous crins qui craignent comme la peste toute idée "collective".
Sais-tu aussi que selon la dernière petite étude qui ne sert à rien, les stés de maintenance d'ascenseurs ont remarqué que ces derniers faisaient plus de km depuis l'interdiction de fumer.
Ah parce qu'en plus d'être fumeurs, ces "gens-là" ne prennent pas l'escalier pour aller fumer ?!
Et si je puis me permettre, tu as oublié de signaler que le réchauffement climatique, c'est aussi à cause de la clope.
;-)
!
Oh ben dingue, vl'à que je laisse un commentaire sur un blog !
(oh mais pas n'improte lequel, je le conçois)
(oui, oui Anne, ça aurait pû arriver sur le tien, mais ce sera pour le mois prochain)
Mais je suis une rigolotte ;-)
(fais gaffe, y'a un barnabé sur ton blog)
BarHei
Barnabéééééééééé !
:-)
Toi ici, et avec un commentaire ?!?
Pas crouayab' !
La vache, le réchauffement climatique aussi c'est nous ? Justement je croyais que les pets de vache n'y étaient pas pour rien !
:-)
> Heidi.
Rigolotte ? Absolument !
(oui, j'ai vu le Barnabé, c'est un peu notre Paul Nareff à nous, de retour après une tournée triomphale, etc, etc... Dans 2 mois il passe chez toi)
Pour ton bureau sur le Belvédère, je veux bien, mais tu risques d'avoir froid et humide certains jours ! :-D
Hé hé , ça rigole, ça s'amuse, on voit bien qu'on est chez des fumeurs, ici !
AnSa
> Anne.
Et puis taper sur un clavier avec des moufles c'est pas fastoche !
> Samantdi.
C'est la convivialité des fumeurs !
On sait que notre temps est compté alors on en profite !
:-)
Puis un jour ÇA lâche, sans qu'on sache pourquoi, comme une vieille liaison poussive dont on ne veut pas vraiment dire du mal, mais qu'on est soulagé d'avoir enterrée...
Une de mes amies dont le père était en Lorraine mineur de fer dit qu'aux visites médicales professionnelles son père s'entendait ordonner d'arrêter de fumer.
Il n'était pas fumeur.
Les anomalies que détectaient les radios étaient conséquences de ses conditions de travail.
On nous fait désormais pour tout le même coup qu'on faisait alors aux personnes comme lui : culpabiliser l'individu afin d'exonérer ceux qui dirigent. OK c'est sans doute mieux de ne pas fumer, de ne pas manger trop gras, de ne pas gaspiller de l'eau en la laissant couler en pure perte, d'éteindre systématiquement la lumière dans les pièces où l'on n'est pas, de prendre le moins possible sa voiture individuelle.
MAIS il faudrait peut-être commencer par obliger les industries et l'agriculture intensive à polluer moins, développer la production d'électricité par les énergies renouvelables et moins polluantes, arrêter de mettre des pesticides partout et ne plus utiliser dans la construction des produits qu'on sait toxiques (combien de temps en France a-t-on vécu dans l'amiante et continué à en équiper des locaux collectifs alors que le danger qu'il faisait courir était déjà connu) ?
Ça tombe que je suis non-fumeuse mais par goût et non par hygiénisme, que j'ai toujours fait gaffe à ne pas gaspiller (habitudes prises dans l'enfance à cause du manque d'argent récurrent), que je circule autant que je le peux en transports en commun. Je n'avais pas besoin qu'on me le dise.
Et je ne vois pas de quel droit j'enjoindrai mon voisin d'en faire autant si à lui ça ne convient pas.
Les boissons alcoolisées feront sans doute les frais de l'étape de restriction suivante. L'ordre moral absolu ne saurait tarder. Entraînez-vous d'ores et déjà à ne pas faire trop souvent l'amour (à moins, bien entendu qu'en vue de procréer, il n'y aura jamais trop d'esclaves pour bases de règnes à nos dictateurs) et à ne plus exprimer d'opinion personnelles en public que ce soit de vive-voix ou sur l'internet. Méfiez-vous des écrans. D'ici à 5 ans la prise en flagrant délit d'en griller une dans un lieu public sera passible de prison (ferme).
J'aimerais croire que j'exagère. Que dans quelques années on nous expliquera au contraire que sur le tabagisme passif on en avait un peu trop fait, que les saloperies ingérées avec la clope l'étaient plutôt pour celui qui tisait.
Ce genre de choses ...
AniGil
> Anita.
C'est juste, un jour je me souviens, je marchais dans la rue en rentrant chez moi, j'ai jeté ma cigarette dans le caniveau en me disant "Fini, c'est la dernière".
Je n'étais pas plus motivé que ça, mais ça a marché (pendant de nombreuses années).
> Gilda.
Je te sens énervée là !
:-)
En plus de tout ce que tu décris, je me demande aussi jusqu'ou peut on aller pour faire le bonheur des gens malgré eux (ou de leurs mauvaises habitudes en tout cas).
Tout est risqué dans la vie, conduire une voiture, mal manger, trop boire, fumer, travailler trop (ou ne pas avoir de boulot), faire l'amour, parfois même avoir des convictions ou des croyances différentes de ses voisins...
Pour le tabac, après avoir été paré de mille vertus, c'est maintenant le suprême du pire, une sorte de Tchernobyl individualisé.
Comme si, nous ne fonctionnions que guidés par la raison, et jamais orientés par différentes formes de plaisirs ou de conduites générées par leurs frustrations.
C'est là ou les campagnes anti-tabac ont aussi leurs limites (comme celles qui visent à réduire la vitesse sur la route par exemple).
Nos comportements ne sont pas conduits que par la logique de la raison.
charrues et boeufs ?
C'est le principe.
On raisonne simpliste sur des sujets ou situations complexes. Du coup, comme on veut se couvrir ( judiciarisation galopante, procès, merci les USA)on fait des lois, après.
Alors qu'on aurait dû avoir une politique éducative, préventive etc..qui informe et précise les risques (en sorte que chacun se positionne en connaissance de cause.)
Faut pas s'étonner après que des lois aussi connes mettent un coup au concept de loi et de règles qui régissent le vivre ensemble de la société. C'est pas les exemples qui manquent.
Je n'ai jamais fumé mais cela me semble incroyable qu'on puisse tomber dans un terrorisme anti-fumeurs. On tombe vraiment bien bien bas.
Je suis entièrement d'accord avec tout ce qui a été écrit ici. Juste quelques remarques qui vont dans le même sens :
- Comme par hasard, le seul endroit où il n'est pas malvenu de fumer c'est en prison, donc à l'écart de la société. C'est symbolique mais ça en dit long.
- Dans les films américains mettant en scène des adolescents, il est désormais interdit de les montrer avec une cigarette. En revanche, on peut les voir boire jusqu'au coma ou sniffer de la coke en soirée... De qui se moque-t-on !?
Enfin cette lutte contre les fumeurs m'inquiètent aussi parce que je me demande si la cigarette n'est pas qu'un début annonciateur d'une politique générale dans le même sens... Je veux dire, quand je vois désormais apparaître des "pour votre santé évitez de grignoter entre les repas" sous une pub pour du chocolat, "une marche rapide de 30 minutes par jour évite les cancers" sous le corps d'un père endormi dans son canapé, etc., je me demande s'il va falloir, dans un avenir proche, être : non fumeur sportif consommateur de soja pour ne pas être considéré comme un malade en société...
(Je découvre ce blog grâce à Chiboum et je reviendrai)
KJun
> K.
N'oublions pas au passage, que plus il y a de lois qui se chevauchent, s'opposent, s'éxonèrent dans une grande anarchie de production juridique (il n'y a qu'à voir le nombre de lois promulguées ces dernières années, et leur mise en application réelle dans la société...) plus cela fait le bonheur de tout pleins de monde.
Les avocats et conseils divers pour mettre en oeuvre ou apprendre à contourner les règles.
Les assurances pour se prémunir des risques nouveaux.
Les lobbies divers qui se voient ouvrir bon nombre d'opportunités diverses.
Et j'en oublie certainement plein d'autres...
> Junko.
Normalement cette loi s'applique aussi en prison. Mais vu les conditions qui y règne, et tout ce que cela comporte d'anxiogène, tout le monde (administration pénitentiaire, personnel soignant et bien sûr détenus) réclame une exception pour les prisonniers de peur que l'interdiction de fumer ne soit pas supportée.
Pour les séries et films, on est en plein politiquement correct. Ne serait ce que pendant les informations, il ne faut pas montrer un fumeur (sauf sur un sujet concernant la menace tabagique) mais pas de problème pour les récits de faits divers les plus sordides, les images en gros plan de victimes d'attentats...
Cela montre bien les difficultés de poser des limites à ce qu'il faut montrer et ne pas montrer. C'est en tout cas révélateur d'une société toujours plus demandeuse de sécurité (ne fumez pas) à un point qui me paraît parfois être une sorte de symptôme de malaise collectif.
Sinon, ben... tu reviens quand tu veux !
:-)
Laisser fumer ou payer ?
Moins longtemps les gens vivent vieux, moins ils pèsent sur les charges car nous n'aurons pas à payer leur retraite.
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