10 avril 2007
Ah Si Seulement !
Ah si seulement je savais m’y prendre,
Si pour moi la vie était simple et facile à comprendre.
Si comme on me le répète, comme on me le dit,
Que tout ça, c’est la faute à Mai 68.
Et que c’est pourtant évident,
C’est les immigrés les méchants.
Ah si seulement comme on me le dit
Pourquoi réfléchir, pourquoi penser ?
Y a tellement plus de place dans un esprit plus petit.
C’est pourtant facile de pas se tromper :
Les pas pareils naissent dépravés, ou tueurs de cartes vermeil,
Il n’y a qu’à les expulser, sinon les enfermer.
Alors je chanterai ma chanson débile,
Celle de quand on m’appelait Sarkozy.
Être une heure une heure seulement
Être une heure une heure quelquefois
Être une heure rien qu’une heure durant
Sarko, sarko, sarkozyste et con à la fois
Ah si seulement, je pouvais y croire,
Si comme on me le répète
Qu’un bon Français, suffit de le savoir,
Dois surtout être fier,
D’agiter comme un benêt,
Du bleu blanc rouge à sa fenêtre,
Chaque année tous les 14 Juillet.
Ah si seulement, j’en étais sûr, bon sang de bonsoir
Que pour s’occuper des délinquants,
C’est pas sans espoir
Qu’il suffit d’un adjudant, d’un ordre juste, d’interdire les pétards,
Pour que tout rentre dans le rang,
Qu’il n’y ait plus d’écart.
Alors je chanterai ma chanson morose,
Celle de quand on m’appellait Ségo.
Être une heure une heure seulement
Être une heure une heure quelquefois
Être une heure rien qu’une heure durant
Socialo, socialo, socialo et con à la fois
Même si un jour, juste avant le 1er tour
Je deviens comme je le redoute
Electeur pour candidature inexistante
Même si aux résultats je déchante
Demande asile au Groland
Je sais que dans ma saoulographie
Je chanterai quand même ma chanson à moi
Une chanson anti-abrutis
Celle du temps où pourtant j’y crois pas,
Je votais, votais, votais en étant pris pour un con à chaque fois.
Librement déformé à partir de la « Chanson de Jacky » - Jacques Brel, 1966

04 avril 2007
Smoking, No Smoking.
Je sais… J’ai tort… Quand j’ai arrêté de fumer, je n’aurais pas du reprendre.
Au moins cette boulette fondamentale me vaut la joie et le bonheur de me confronter au quotidien de cette race odieuse et dégénérée que constitue aujourd’hui les fumeurs. D’horribles individus, qu’il faut éradiquer au plus vite de notre société heureuse. A quand la création d’un ministère de surveillance des fumeurs !?
Reconnaissons que –de manière générale- les fumeurs l’ont bien cherché. Pendant des années, ils (nous ?) ne se sont pas gênés pour polluer en parfaits égoïstes nicotinomanes l’atmosphère de nos bureaux et domiciles, sans grande considération pour les non-fumeurs alentour. Même si je fumais aussi, j’ai été plus d’une fois impressionné par le dédain des accros à la clope pour tous ceux qui étaient incommodés par leurs 2 paquets quotidiens de Gauloises, grillées en bureau paysager, ou par le nuage bleu-fumé qui planait dans le salon ou Oncles, Beaux Frères, Parents et Grands Parents digéraient le gigot dominical pour le plus grand bénéfice de leurs mioches en bas âge.
Moyennant quoi, le retour de bâton est celui qu’on connaît aujourd’hui.
Les fumeurs sont bannis. Dans « c’te boite », nous avons d’abord été interdits de cigarette à l’intérieur des bureaux (malgré la résistance de ceux qui avaient un bureau à eux tout seuls). Nous nous sommes expatriés dans les couloirs et les entrées des étages. On y a vu fleurir toutes sortes de cendriers les plus hétéroclites, les plus bizarres, les plus rigolos, un vrai cauchemar de brocanteur ! Quand même toujours mieux que les fumeurs dégueux jetant tout simplement leurs mégots sur le sol, dans les escaliers… pour le plus grand plaisir des aspirateurs poussifs et exténués du personnel d’entretien.
Mais pas question de s’arrêter là. Bientôt, il a fallu migrer plus loin, les parties communes étant elles aussi considérées comme zone interdite. Nous, les moins que rien de fumeurs, nous nous sommes donc retrouvés dans les escaliers. Ca n’a pas traîné : interdit aussi. Nous sommes donc descendus dans une réserve pour fumeurs : une cafétéria pourrave de l’entresol ou se retrouvaient donc les lemmings migrateurs de la Marlboro Light®.
Nous nous sommes crus enfin dans une enclave protégée, loin de tous, tous ceux qui nous pompent l'air (sic) sous prétexte de notre bonne santé. Tous les hystériques de l'hygiénisme moderne trop content d'avoir trouvé une alternative à l'extermination de leurs acariens. Un temps nous formions ainsi une sorte de club très fermé, souterrain, un petit village Gaulois qui résiste grâce à sa fumée magique.
Mais que nenni !
Il faut dire que cet entresol est aussi le lieu de stockage des archives, avec des kilomètres de rayonnages pleins de dossiers et paperasses diverses, entreposés par toutes les « c’te boite » du bâtiment. Une zone fumeur à cet endroit, c’est vrai qu’il fallait y penser !
Alors –question de sécurité et réglementation aidant- la sentence est tombée un beau matin : interdit de fumer dans tout le bâtiment. Tout partout.
Nous avons donc été expulsés dehors, aux portes d’entrées. Mais puisqu’elles sont au milieu des quais de livraisons, il n’a pas fallu longtemps avant qu’on nous repousse un peu plus loin encore, sur le parking, dans le vent et sous la pluie. C’est vrai qu’installer une zone fumeur sur des quais pouvant accueillir toutes sortes de produits, parfois inflammables ou explosifs ou toxiques… il fallait aussi y penser !
Si avec tout ça, on n’était pas encouragé à arrêter la cigarette c’est que vraiment, on y met de la mauvaise volonté !
Car l’affaire est entendue. Les fumeurs sont à ranger dans la catégorie des délinquants d’aujourd’hui. Dans les films, les séries… y a plus que les méchants qui fument, c’est même à ça qu’on les reconnaît (trop facile !). Dans les débats, les émissions littéraires, finit l’époque de l’écrivain ou du journaleux qui tirait sur sa bouffarde ou sa Gauloise en plein débat sur « Le Marxisme est il l’avenir de l’homme » ! Finit le ministre, ou le candidat qui allumait sa clope devant les caméras. Finit les jets de cendriers dans la tronche pendant les débats sur "Droits de réponse". Finit tout ça…
Bouh que c’est vilain de fumer !
Résultat paradoxal : plutôt que de prendre un plaisir pervers à enfumer mes petits chefs désagréables, mes collègues casse-bonbons, ou les fumeurs repentis inscrits aux Fumeurs Anonymes ou aux Weight Fumeurs (les pires). Ceux là qui s’agitent en tout sens à la moindre vue d’une cigarette, qui brandissent le règlement intérieur, le code de la santé, et blablabla… avant de remonter dans leurs 4x4, pour passer à la pharmacie y acheter leur Prozac, puis emmènent leurs gamins au Mac Drive et trouvent que les émissions de Charles Villeneuve, ou les discours de Sarkozy c’est bon pour la santé… Plutôt que ceux là, j’ai tendance à enfumer mes amis d'une indulgence coupable, quand ils m’invitent chez eux, histoire de profiter d’une (ou plusieurs) petite cigarette devant l’apéro ou avec le café…
Je sais pas vous, mais ce martelage de la santé anti-tabac "pour vous jusqu'au malgré vous", moi ça me fait un effet inverse. Ca titille mon sens de la contradiction, mes (mauvais ?) penchants à préférer ne pas être du côté du manche, ma mauvaise foi qui trouve à se justifier dès qu’il s’agit de ne pas rentrer dans le rang… Et si en plus, ça me permet de satisfaire mon addiction à la nicotine plutôt que de me donner envie de vraiment boycotter les pirates industriels de l’industrie du tabac… Je ne me fais pas prier.
Ca devient tellement grotesque parfois que maintenant quand j'entend le mot anti tabac, je sors mon briquet pour m'en rallumer une.
Et pas la peine de me traiter d’abruti, je le fais tout seul.
Là ou ça devient un peu plus rigolo, c’est qu’on est en train d’atteindre le sommet du ridicule, car comme vous le savez (ou pas), il est interdit de fumer dans les lieux publics (et je trouve ça normal), mais il y est aussi interdit de faire l’apologie, ou la promotion du tabac sous toutes ses formes.
Ce qui veut dire que –par exemple- si vous allez au théâtre, vous n’avez pas le droit de fumer dans la salle, ou à la buvette, ou même dans les toilettes (eh oh, on n’est plus au bahut !).
Mais maintenant, imaginez que vous alliez voir une représentation de Molière. Don Juan par exemple. Vous vous rappelez peut être de vos commentaires composés de lycéen sur cette tirade de Sganarelle :
(tenant une tabatière) « Quoi que puisse dire Aristote et toute la philosophie, il n'est rien d'égal au tabac: c'est la passion des honnêtes gens, et qui vit sans tabac n'est pas digne de vivre. Non seulement il réjouit et purge les cerveaux humains, mais encore il instruit les âmes à la vertu, et l'on apprend avec lui à devenir honnête homme. Ne voyez-vous pas bien, dès qu'on en prend, de quelle manière obligeante on en use avec tout le monde, et comme on est ravi d'en donner à droite et à gauche, partout où l'on se trouve? On n'attend pas même qu'on en demande, et l'on court au-devant du souhait des gens: tant il est vrai que le tabac inspire des sentiments d'honneur et de vertu à tous ceux qui en prennent… ».
Et bien voilà : apologie du tabac.
Pas bien !
Moche !
Horrible même !
A bannir donc.
Vous rigolez, mais en Grande Bretagne le pragmatisme Britannique a déjà conduit à expurger quelques textes de leurs odieuses soumissions à la perversion ultime du tabac. Et il est question qu’on suive le mouvement en France aussi. « Dura lex, sed lex » comme dirait Sarkozy s’il avait des lettres.
Alors pendant qu’on y est, ça serait bien qu’on pense à sucrer tous les films ou James Dean, Bogart, Brando, Gabin, Ventura, Dewaere… sont en train de s'arrimer à une cibiche en grand écran. Il faudrait aussi redessiner tous les Lucky Luke d’avant l’époque ou il s’est mis à mâchonner un brin d’herbe plus vite que son ombre. Et je ne vous parle pas de tous ces disques psychédéliques à censurer d’un sticker « contient des paroles qui nuisent gravement à la santé ».
Et la carte postale de Prévert assis sur un banc, sa clope au bec ! Pendant que les crétins en feront de polluants autodafés en hurlant "Bouh, c'est vraiment pas bien de fumer", il en restera quelques uns qui se l’échangeront sous le manteau.
Surtout ne pas se faire prendre ! En taule, -un lieu public- théoriquement il est désormais interdit de fumer.

22 mars 2007
Le Toubib Maison.
Je parle de cette série -Docteur House- sur laquelle je suis tombé par inadvertance hier soir. J'avais pas envie d'aller me coucher, j'ai allumé la télé et entre Stéphane Bern et ses ineptes débats (hier : pour ou contre la polygamie...) et Dr House que je ne connaissais pas encore, je ne pouvais pas hésiter longtemps.
Docteur House est la énième série télé américaine qui embouteille nos programmes télé, c'est vrai que les séries Françaises, ouais, bon... Passons à autre chose... Et la énième série télé sur les médecins et les hostos, sauf qu'elle n'est pas pareille que d'habitude. Ou presque.
On y retrouve les ingrédients propres aux séries US d'aujourd'hui, genre Les Experts : un plan tourné en hélico qui nous montre l'hosto pour qu'on sache bien ou on est (à Miami, non à l'hosto de je sais pas ou...), un nombre considérable de seconds rôles propres à nourrir les futures 2 548 prochaines saisons un peu comme dans Lost. Des personnages toujours jeunes et beaux, mais pas trop (on garde juste quelques top models pour faire rêver et servir de support pub pour shampooing, et tous les autres doivent représenter un panel suffisament large apte à séduire la ménagère -ou le ménager- de 17 à 177 ans),etc, etc...
La ou d'habitude les séries télé Hopital sont là pour nous faire vivre le stress des urgences, comme dans... Urgences. Ou nos héros se débattent dans leurs problèmes sans jamais au fond perdre de vue leur sens de l'héroïsme en blouse blanche... bref, le quotidien du médecin, Dr House s'y prend autrement.
Comme dans NIH, Urgences... la plupart des séries médicales mettent le paquet sur le côté dévouement, sauveur de l'humanité, surhommes et femmes de la seringue dans lesquels nous sommes tous prêts à sauter à pieds joints un jour ou l'autre, dès qu'un grobobo nous fera sentir passer le vent du boulet pathologique et terminal. C'est pour ça que ça marche ces séries.
On se dit, j'espère que ce sera jamais moi sur le brancard, là, en train de faire des bips de partout, traversé d'autant de tuyauteries que Beaubourg, prêt à se faire charcuter et/ou électrocuté au défibrillateur si affinités. Non, c'est pas moi, c'est l'autre là, dans la série... Ouf, je suis sain et sauf... Mais... Si jamais... Alors il me faudrait des médecins comme eux, le Docteur Ross ou l'infirmière Hathaway. Des bons, des fortiches, qu'on se ferait pas prier pour embrasser sur la bouche une fois revenu d'entre les presque morts.
Faut reconnaitre que les américains savent faire des séries télé. Pour les hôpitaux, qu'est ce qu'on a à proposer : la Clinique de la Forêt Noire !? Médecins de Nuit !
Séries mortelles...
Déjà rien que les musiques des génériques. Dans Dr House on entend Massive Attack, les Cocteau Twins... Dans les séries Françaises on entend... euh... rien.
Mais bon. Je disais donc : Docteur House. C'était ça le sujet.
Docteur House n'est pas une série médicale comme les autres.
Dr House lui même -le personnage titre- pour commencer. Il claudique et se balade avec une canne. Vous feriez confiance à un médecin infirme vous (ne mentez pas !) ? Il refuse de mettre sa blouse blanche (running gag de l'épisode d'hier), porte des Nike Pump, écoute les Who dans son bureau trop fort (la musique pas le bureau), semble s'être perpétuellement réveillé il y a 10 minutes, se rase avec une biscotte... Bref vous enlevez son badge et la sécurité de l'hopital le raccompagne Canal St Martin en deux coups les gros.
Mais ce n'est pas tout. Dr House passe son temps à ingurgiter du Vicodin, un analgésique, comme si c'était des fraises tagada. Il est dans un hosto, il n'a qu'à se servir hein ?! Un vrai junkie ! Vous feriez confiance à un médecin handicapé ET junkie (ne trichez pas !) ?
Et si ce n'était que ça !
Dr House passe son temps à se foutre de la gueule du monde. Il essuie ses sarcasmes de misanthrope sur tout ce qui bouge : son équipe, les autres médecins, l'administration de l'hosto, même et surtout les patients. Dr House est un punk.
Du genre à pouvoir essayer deux traitements différents sur des bébés en sachant que des deux, celui qui ne marchera pas condamnera l'enfant à mort... J'imagine les scénaristes qui peuvent ainsi se payer de bonnes tranches de pas politiquement correct du tout, grâce au personnage de Dr House.
En deux épisodes hier soir, j'ai vu le Dr House traiter un confrère d'incapable (certes il avait oublié un truc dans la gorge d'un patient, mais bon... ça arrive un moment de distraction !). Vouloir terrifier un médecin de son équipe qui avait fait une angiographie de 2 jambes gauches à sa patiente (ben oui... un autre moment de distraction quoi !). Extorquer le soutien pour une greffe du coeur à un confrère. Engueuler vertement sa patiente mourante (mais pour savoir si c'était pas gâcher une greffe du coeur que de lui en refiler un en bon état). Mentir au conseil d'administrations. Annoncer à la jolie forte en thème de son équipe qu'il ne l'aime pas (genre... pas d'histoire d'amour dans l'équipe ou c'est la cata, compris poupée ?), etc, etc...
Le truc le plus marrant c'est que Dr House adore se foutre de la gueule de ses malades.
Il leur fait peur pour voir s'ils ne simulent pas. Montre le plafond du bout du doigt, et profite de ce que le patient lève la tête pour lui planter une seringue dans la glotte. Il leur fout dans la gueule leurs tendances à l'automutilation ou à l'anorexie dès qu'il découvre la vérité cachée de ses patient. Bref, à part pendant les opérations... Dr House ne prend pas de gants. Aux antipodes de tout ce que les séries médicales ont pris l'habitude de nous montrer.
Le truc du Docteur House -et ce qui le sauve, lui et la série- c'est qu'il est bon !
Enfin presque, parce que généralement, le patient qui arrive chez le Dr House va tout de suite plus mal dès qu'il tombe entre ses pattes. Il passe directement d'un bouton sur le pif à la septicémie comateuse. C'est que Dr House se fout bien des rhumes, et des maladies à 2 balles. Ce qui l'intéresse c'est les trucs compliqués qui dégénèrent de partout, dont personne ne veut.
Les trucs habituels, il laisse ça à ses incapables confrères.
Ensuite, c'est le moment ou le Dr House et son équipe se prennent la tête.
Pendant ce temps, les producteurs de la série vont chouraver des chutes de scènes de reconstitution comme chez les Experts. On se promène alors dans le corps du malade, on voit les globules qui explosent, les intestins qui moisissent, le cerveau qui fond, les muscles qui se tétanisent... C'est plein de couleurs chatoyantes, comme si on se baladait dans l'IRM d'une maison hantée. Très joli, mais faut que ça foute les jetons.
Mais contrairement aux Experts, Dr House et son équipe ne sont pas là à tripatouiller des tas de machines pour trouver Ze Indice. c'est beaucoup plus cheap.
Ils sont devant un paper board, ils réfléchissent, ils bavassent.
Et voilà.
Dr House pose des questions et se fout de leurs réponses ("Ouah l'autre, il a dit symptome extra-systolique à cardiopathie transmédulaire aggravée"... des trucs de ce genre auxquels vous et moi on comprend rien). Ils éliminent une par une chaque éventualité et finissent par sécher lamentablement... En désespoir de cause, ils finissent par essayer un traitement au hasard. "Yaka faire ça. On sait jamais, sur un malentendu ça pourrait marcher."
Vous feriez confiance à ces kamikazes du diagnostic (ne me baratinez pas !) ?
Mais Dr House lui, continue à cogiter. Il va pas lâcher l'affaire comme ça. Tout seul dans son bureau, ou en marchant dans les couloirs de l'hosto tout en envoyant chier quelques protagonistes ("naaan je mettrai pas ma blouse blanche, ça gratte")... Tout en s'envoyant quelques Nicodin de plus, gloups, gloups ! Il y a fort à parier que quand il sera plus vieux, le Dr House fichera des coups de cannes aux paraplégiques dans le couloir parce que ça stimule sa réflexion.
Et bien sûr il finit par trouver le bougre !
Car c'est un bon.
Bien sûr, il y a le quota de patients autorisés à mourir par la production (faut rester un peu crédible, on peut pas accueillir sauver la vie de tout le monde). Mais en général, tout anarchiste bringuebalant qu'il soit, le Dr House sauve la série parce que sous ses dehors de plantigrade mal léché perpétuellement levé de la patte gauche, le Dr House est un mec bien.
C'est juste un type qui aime l'humanité en général mais pas trop les humains en particulier. Ou le contraire !
Alors pensez donc si j'ai quelques raisons de bien m'entendre avec le Dr House !

07 mars 2007
Les Mouches Qui Pètent En Plein Vol.
Il y a 5 ans je me suis vu mettre un bulletin Chirac dans une urne au 2ème tour des présidentielles de not’ beau pays. Si on m’avait dit ça ! Et pourquoi je l’ai fait ! Je l’aurai pas cru… De ces 5 ans de Chirac je n’attendais pas grand-chose, et de ce point de vue j’ai pas été déçu.
Je m’étais dis, « y faudra faire gaffe quand même la prochaine fois, quand même… » ! Et m’y voilà, nous y voilà, 5 ans plus tard. Ah ben, je suis bien avançé.
A ma droite, le petit Nicolas. La rupture tranquille, hin hin hin… La rupture parce qu’il fera pas pareil (ah bon ?) que le gouvernement auquel il participe, ni pareil que le parti qui dirige ce pays et dont il a pris la tête pour assouvir enfin sa passion de devenir Leu Chef. Sans blague !
Je ne vois pas de raisons de perdre du temps à user mon clavier pour décrire les innombrables causes montrant à quel point ce gusse ne vaut que par son ambition à se coiffer du turban de grand calife de la 5ème Rep. Autant dire que ça vaut rien pour moi. Cette espèce d’obsession démesurée du pouvoir, -même si les autres candidats ne se présentent évidemment pas pour avoir droit au seul privilège des Chupa Chups gratuites du distributeur Sélecta de l’Elysée- à ce degré là ça relève du pathétique et de l'entonnoir sur la tête (ça vaut bien le turban).
Bon alors à gauche !? Enfin à gauche… C'est-à-dire qu’à défaut de gauche on nous propose de voter pour une femme. C’est une super nouveauté… Depuis Indira Gandhi en Inde ou Golda Meir en Israel dans les années 70, pensez donc comme on innove en France ! Bref, je m’en fous que le candidat de gauche soit une candidate. Même si c’est pas trop tôt, (au fait Arlette est candidate pour le 5ème ou 6ème fois) être homme ou femme ne constitue pas un plus ou un moins en soi. Vous voteriez pour Margaret Thatcher ?
Alors je fais des efforts. J’oublie pas qu'être candidate, dans le monde politique Français c’est de l’inédit. Alors j’écoute ce qu’elle dit Ségolène Royal. Et je bloque.
C’est pas un argument, mais je me demande si elle va encore continuer longtemps à me parler comme ça, en ar-ti-cu-lant chaque mot comme si j’étais un débile profond, un demeuré même pas cap’ de franchir l’obstacle des mots de plus de 2 syllabes. Et comme son concurrent de droite je constate que ses « idées » sont tout autant à géométrie variable suivant le moment, suivant le public, suivant le sens du vent.
Et à gauche de la gauche alors ! Ah ben là, c’est vraiment fortiche ! Après le non au référendum on allait voir ce qu’on allait voir ! Les lendemains meilleurs étaient pour tout de suite, maintenant. On a vu. « Une occasion en or » dirait Thierry Roland, devenu probablement le meilleur commentateur politique du moment, c’est dire le niveau ! Infoutus de s’entendre sur un projet minimum et un candidat unique pour peser un tant soit peu sur cette élection et faire entendre des idées dont personne d'autre ne parle, tout ce qu’il en reste à la gauche de la gauche c’est des petits chefs attachés à défendre… à défendre quoi d’ailleurs ? En attendant, zou ! Direction la poubelle de l’histoire. Félicitations.
Alors quoi ? La révolution centriste peut-être ? Encore faut il avoir été un déçu du socialisme, puis un déçu du Chiraquisme, avant de se préparer à devenir un déçu du Bayrouisme !? Dans le rôle de la petite bête qui monte j’envisage son éventuelle victoire. Et je vois déjà les mouches qui changeront d’âne en échange d’un portefeuille ministériel, de petits chantages entre amis pour obtenir et conserver une majorité parlementaire, du retour des fils spirituels (spirituels ?) d’Edgar Faure, celui qui disait que c’est pas la girouette qui change de sens, c’est le vent.
Alors non ! Je te préviens ! Je n’irais pas voter Bayrou… d’ailleurs j’ai horreur des flon-fons, des opinions girouettes, et du centrisme en accordéon.
Boudiou qu’est ce qui me reste. Les Verts ! Nicolas Hulot est passé par là, avec son ultimatum : signez mon projet ou j’me présente. Faisez gaffe. Ils ont tous signé. Et depuis on en parle plus de l’écologie. Disparu le trou dans la couche d'ozone, la pollution des eaux et des nappes phréatiques, la surexploitations des sols et des mers, le risque transgénique,...à hauteur de 2% dans les intentions de vote. Autant dire rien du tout.
La seule bonne nouvelle c’est que notre grand front nationaliste n’aura peut être pas ses 500 voix. Enfin c’est ce qu’il dit, comme d’habitude ! C’est vrai que c’est pas très gentil que l’UMP et le PS aient verrouillé les parrainages de leurs élus à leur seul profit. C’est sûr que les élus F.N. eux, seraient prêt à parrainer Besancenot !
C’est surtout marrant de voir comme le fait de rendre public les noms des parrains de chaque candidat a refroidit pas mal d’ardeurs Frontistes. Comme quoi, le vote FN a finalement bien peu à voir avec la fierté nationale et beaucoup plus avec notre historique hypocrisie franchouillarde et honteuse. Celle qui sait très bien qu’elle sent mauvais des fesses quand elle dépose son bulletin Le Pen au fond d’une urne. Y a quand même d’autres moyens de protester si on est pas content !
Me voilà bien avancé… Je fais de mon mieux pour m’intéresser aux candidats, j’ai besoin de me faire une opinion, de prendre des avis, de réfléchir pour voter Pour un plutôt que Contre les autres. Et au bout du compte c’est comme si j’écoutais les mouches péter en plein vol.
La prochaine fois je parlerai des « idées », ça sera sûrement mieux...

P.S. Et pi' toutes mes excuses pour le peu de temps dont je dispose pour vous lire et vous répondre en ce moment.
17 novembre 2006
Blog Not !
Devant le peu de temps dispo pour rédiger des posts forcément passionnants (hum, hum…), voici un peu de saupoudrage bloguien. Dès fois, il ne me passe pas grand-chose par la tête vous savez…
Naissance.
J’ai des z’amis (mais oui…), pour certains on se connaît depuis la 6ème, mais bon… la vie, vous savez… tout ça. Bref, on ne se voit pas souvent, mais on s’arrange une fois par an pour célébrer nos retrouvailles (vaille que vaille), sur le lieu de nos escapades estudiantines. A grand renfort de bière, et nourriture qui tient au corps avec des frites autour. Ben quoi ! J’ai dit « escapades estudiantines » !
Bref, au hasard d’un mail prévoyant une de nos retrouvailles rituelles, l’un d’entre nous envoie aux autres la photo de son bébé tout neuf. Je ne vous raconterai pas la vie mouvementée de ‘Tof, sinon que tout le monde ignorait cette nouvelle page de son histoire. Alors croyez-moi, la photo du « boudchou » m’a fait un choc, et m’a collé un sourire me faisant 20 fois le tour de la tête.
Manu Larcenet
Meurtre.
J’interromps ce post –déjà- pour aller fumer une clope.
Ma collègue d’en face –fort sympathique au demeurant- vient de m’infliger ½ heure de conversation téléphonique privée, ponctuée toutes les 30 secondes d’un rire qu’on qualifiera de « top cagole » (c’est une sudiste). Et maintenant elle boulotte son céleri rémoulade en sonorama THX.
Y a des trucs comme ça, ça énerve sans qu’on sache d’où ça vient. On se sent prêt à hurler, et à exercer des pressions physiques considérables, dommageables pour le corps d’autrui… Je me retiens. J’en parlerai un jour, à un divan. Ca pourrait m’apprendre des choses. Tiens !!! Ou est passé le sourire qui me faisait 20 fois le tour de la tête !?
Vertitude.
Oyez, oyez braves gens ! Les années qui viennent seront vertes et écolo, ou sinon elles ne seront –littéralement- pas. Kyoto et Douala, film d’Al Gore, Nicolas Hulot for Vice-President, Allègre le Mammouth Mal Pensant, etc, etc… Nous voilà prévenus.
Pour ne pas sombrer définitivement dans notre dernier feu d’artifice de consommation effrénée, il va falloir revoir de fond en comble nos mauvaises habitudes, partager nos richesses, prendre soin de nous et de notre planète. Comme nos écolos officiels sombrent dans le ridicule et se montrent incapables de représenter une force politique, ce sont nos candidats droite-gauche qui s’empoignent : viens vers moi Nicolas Hulot, chez moi l’herbe sera plus bio et plus verte cher électeur, je mettrais l’écologie au centre de notre société ami citoyen, voilà un grand projet pour la France de demain cher Français et cher Française… Bien ! Merveilleux !
Mais…
Il y a une semaine, Vendredi 10 Novembre, avait lieu à l’Assemblée Nationale la discussion sur le budget du Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable.
Six (6 !!!) députés étaient présents sur 577 possibles.
Le budget du Ministère de l’Ecologie représente 0,4% du budget de la France.
No comment.
Cabu
Les 4 derniers Mousquetaires.
Ils ne sont plus que quatre. Le cinquième, le 1er en fait puisque c’était le plus vieux, est mort. Je parle des derniers poilus. Ces morts pour la France par millions qu’on rappelle chaque année à notre mémoire, et encore plus ces derniers temps, dans notre époque préoccupée d’histoire, de nationalité, de civisme et citoyenneté, de racines et de valeurs. La grande guerre, cette chose qu’on ne peut imaginer, se représenter ou comprendre vraiment.
Ce truc dont la République Française fait symbole, si prompte à faire de ses commémorations en tout genre, ses célébrations, ses jours du souvenir, ses défilés… sa religion d’état censée nous réunir et nous rassembler dans nos valeurs fondatrices (chanter ici un petit couplet de la Marseillaise).
Donc, Maurice Floquet –c’était son nom- est mort de sa belle mort à 111 ans. La veille de l’anniversaire de l’armistice du 11 Novembre, comme un pied de nez à une grande guerre dont on ne sortirait vraiment que les pieds devant, toujours.
A ses obsèques, j’entends ce matin, qu’il n’y aura que le préfet du coin. Aucun ministre ou responsable des (de plus en plus) anciens combattants. Aucun candidat présidentiel pourtant si prompt à dégainer la rengaine Nationale. Même pas Finkielkraut ou Pascal Bruckner, hin hin hin…
Alors : Mort aux cons, et vive La Chanson des Poilus
…/…
Adieu la vie, adieu l'amour,
Adieu toutes les femmes
C'est bien fini, c'est pour toujours
De cette guerre infâme
C'est à Craonne sur le plateau
Qu'on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous des condamnés
Nous sommes les sacrifiés
…/…
Ceux qu'ont le pognon, ceux-là reviendront
Car c'est pour eux qu'on crève
Mais c'est bien fini, car les trouffions
Vont tous se mettre en grève
Ce s'ra vot' tour messieurs les gros
D'monter sur le plateau
Et si vous voulez faire la guerre
Payez-la de votre peau
Tardi
J’lai pas lu !
Non je ne l’ai pas lu le bouquin dont tout le monde parle, le Goncourisé : Les Bienveillantes de Jonathan Littell. Et je ne crois pas que je le lirai.
Un truc me gêne.
Bien sûr un écrivain a le droit d’écrire ce qui lui plaît, comme ça lui plaît. C’est son privilège et son devoir. Mais ce à quoi s’attelle J.Littell c’est à vouloir montrer la banalité du mal, au travers de ce qui représente pour beaucoup la figure du mal absolu : le nazi. Sauf que pour cela, il ne choisit pas un personnage banal !
Son Max Aue, est certes un personnage de fiction que Littell représente comme homo, incestueux, meurtrier (il tue sa femme et ses meilleurs amis) et assassin industriel pour le nazisme. Il en fait également quelqu’un d’éduqué et de cultivé, socialement élevé pour montrer que la culture et la richesse ne sont pas une garantie absolue contre la barbarie. Ce en quoi malheureusement il ne nous apprend rien.
Ce qui nous apprend peut-être quelque chose, c’est le succès de son livre.
Et de la fascination qu’exerce sur nous les messieurs/mesdames tout le monde qui deviennent un jour monstres inhumains : les Hitler, les Staline, les Pol Pot, les Mao, les Pinochet, les Massu et les Aussaresse en Algérie, les Papon, les Barbie, les Bush, les Milosevic, les Hussein, les Khomeini, les Ben Laden, etc, etc…
Vous avez remarqué ? On est capable de citer leurs noms bien plus facilement que de nommer leurs victimes !? Des victimes –comme toujours- au fond nous ne voulons rien savoir. Trop de guerres, trop de massacres, trop de Kosovars, de Tutsis, de camps d’extermination, d’Abu Graib, de morts, de World Trade Center…
Mais approcher par la fiction la tentation d’être un individu capable d’assassiner sa voisine en train de machouiller bruyamment son céleri rémoulade, parce que ça énerve tu vois ! Là oui !
Lire le livre de J.Littell, c’est regarder sa face la plus sombre dans le miroir tout en détournant les yeux du spectacle. Pourtant, il faut rappeler que Max Aue et les vrais nazis ont une différence fondamentale avec les messieurs/mesdames tout le monde d’aujourd’hui comme ceux des années 30-40.
Max Aue et les nazis sont passés à l’acte.
C’est la seule différence, mais c’est TOUTE la différence qui font que je ne veux pas lire ce livre qui commence par : « Frères humains, laissez-moi vous raconter comment ça s'est passé. » Max Aue est en quelque sorte mon frère. Car oui, rien ne me garantit totalement –hélas- qu’un jour, sous des circonstances précises, je ne serais pas capable d’un moment de barbarie. Mais ce sont les actes de Max Aue qui font qu’il échappe au moment ou il les commet à la notion d’humain. Et qu’il ne pourrait redevenir humain qu’au prix de la pleine compréhension de ce qu’il a commis. Ce qui ne se produit pas, ni pour lui, ni pour les nazis réels qui ne sauraient supporter la vérité de leurs actes, et vivront toute leur vie dans le déni de leurs actes et de leur responsabilité.
Alors ?
Lisez plutôt les excellents bouquins d’espionnage du père de Jonathan Littell : Robert Littell. C’est mieux !
Charb
Youpi !
Bonne nouvelle, Daniel Goossens revient !
J’adore les BD de Daniel Goossens, sa philosophie loufoque avec des personnages à gros nez. Une dose de Daniel Goossens vous plonge avec hilarité dans les abîmes de perplexité tout droits sortis de l’implacable logique humaine en train de se casser la gueule sur une peau de banane. Je vais me précipiter sur « Panique Au Bout du Fil », c’est du régal en perspective (et je dépose ce magnifique slogan à l’Inpi).
Ce que je ne savais pas c’est que par ailleurs, Daniel Goossens est chercheur en intelligence artificelle. Peut être que ceci explique cela ?
Goossens
Roule Ma Poule.
Un ex-collègue de boulot, grande gueule et néanmoins ami s’est fait poisser par la police : 140 km/h sur une route limitée à 90 km/h. Retrait de permis instantané. Rideau.
A part ça il habite une région ou a été tourné un reportage que j’ai vu.
Des gendarmes y expliquent que la première réclamation qu’ils reçoivent des habitants du coin concerne les chauffards qui déboulent dans les villages à toute blinde, sans respecter les limitations : ça suffit, c’est inadmissible, que fait la police, tout ça…
Ils se sont donc appliqués à faire des contrôles radars aux entrées et sorties des villages. Constat : une large majorité des excès de vitesse constatés sont commis par les habitants des dits villages eux-mêmes…
C’est pas charitable, mais je me dit : « bien fait ! ».
Boulirexique.
La vie commence a vraiment être mal faite. D’un côté on nous promet une planète peuplée de trop gros et très malades si on continue à s’alimenter comme on le fait nous les riches. De l’autre, l’anorexie gagne du terrain et est - paraît-il - la deuxième cause de mortalité chez les ados de chez nous aujourd’hui.
A part les USA, l’espérance de vie continue pourtant à progresser dans les pays industrialisés, surtout comparée à l’Afrique et à la Russie. Il est vrai qu’elle progresse pour nous, ainsi que le coup de traitement de nos maladies modernes. Pas grave… Ca fait de la croissance et des emplois : je t’incite à malbouffer – tu consommes. Je t’incite à faire de l’agriculture et de l’élevage intensif – tu consommes. Je te vend des traitements coûteux pour traiter tes maladies de la malbouffe et tes intoxications de l’agrico-chimie biologiquement modifiée – tu consommes.
Pas si tu es pauvre : les accords proposés depuis 5 ans par l’OMC pour généraliser les médicaments génériques et donc pas cher sont torpillés par les pays les plus riches ou sont installés l’industrie pharmaceutique. Si tu paies pas, tu consommes pas.
Ce matin, j’entends dans ma radio qu’un mannequin Brésilien est mort d’anorexie. Elle pesait 40 kilos pour 1m70 et n’avait pas 20 ans suivant les règles en vigueur de la mode. Sans défenses immunitaires suffisantes, une simple infection urinaire a suffit à la tuer.
Même radio, quelques minutes plus tard, l’union des grandes marques de cosmétiques Français fait sa pub. C’est une sorte de parodie de Blanche Neige. La blanche neige en question, à la fin refuse la pomme de la sorcière parce qu’à la place elle a un rouge à lèvre ou un fond de teint trucmuche.
Un rouge à lèvre (d’une grande marque précise le spot débile) plutôt qu’une pomme !
CQFD ?
La Paix des Missiles.
Notre pays s’est énervé très fort contre Israël, qui organise des simulacres d’attaques aériennes au dessus des casques bleus Français au Liban Sud, et au dessus des bâtiments de la marine au large du Liban.
Il s’en serait fallu d’un cheveu avant qu’on n’envoie un missile à nous fracasser un avion à eux. Convocation de l’ambassadeur Israélien. « Ceci n’est pas tolérable » dixit notre Ministre de la Défense. Démenti du gouvernement Israélien qui chercherait surtout dit-on à évaluer le fonctionnement électronique de nos joujous guerriers, tout en continuant à se promener au-dessus d’une zone qui leur est pourtant interdite. Averto : la prochaine fois, on jouera à la guerre pour de vrai. Ca va chier !
Beaucoup de bruit autour de cette histoire, mais beaucoup moins sur le fait que la France se classe au 3ème rang mondial de la vente d’armes dites « classiques » après la Russie et les USA avec 1 753 millions de dollars en 2003 (source Sipri). La France, vend ses armes à des pays soumis à embargo sur ces marchandises par l’Union Européenne : le Myanmar et la Chine (de grandes démocraties) le Soudan (acteur clé de la guerre dans le Darfour : 300 000 morts, 3 millions de déplacés).
Euh alors ?
Deux avions Israéliens qui font joujou au dessus de la Finul qui prévient qu’elle va faire joujou avec ses missiles Mistral !!! Eh ben quoi ! Un missile Mistral coûte 170 000 Euros pièce (source Sénat). Alors faisez gaffe les Israéliens !
Parce que c’est bon pour not’ crouassance !
Riss
02 novembre 2006
Happy-Culteur ?
Une fois n’est pas coutume, je vais parler de télé-réalité… Si…
La télé-réalité, je le savais déjà, ça existe partout : ce sont des con-cepts qui se déclinent sur la planète entière pour notre plus grand… notre meilleur… euh… pour nous… Ce que je ne savais pas, c’est qu’il existe aussi une déclinaison du loft en Serbie, ce pays ou il fait bon vivre, si ce n’était des années de sanglante guerre civile, ou les sinistres Karadzic, Mladic sont toujours poursuivis en vain par le Tribunal International de La Haye.
Pour s’en remettre dire qu’on leur refile le concept du Loft ! Je rêve… Bref…
Voilà que selon courrier international, un certain Miroslav Djuricic est en train de devenir une star locale là-bas, leur Loana à eux en quelque sorte. Sauf que, voyez plutôt…
Le Miroslav Djuricic a débarqué sur cette émission en se présentant comme désigné par toute sa famille comme un raté de 28 ans n’ayant jamais rien fait de sa vie, et accessoirement apiculteur de métier. Son rôle dans l’émission était d’être le gentil taré de service, incapable de s’endormir la nuit sans personne pour lui tenir la main, agité de tics nerveux, et se lavant les pieds dans la piscine, etc, etc... Mission dont semble t’il il s’est acquitté « noblement ». Jusque là rien d’anormal, c’est de la télé poubelle comme n’importe quelle autre.
La ou ça devient rigolo, c’est qu’il n’a fallu que 2 semaines pour que Miroslav ne devienne un phénomène, et pas pour les mêmes raisons que notre Loana nationale.
En fait Miroslav a commencé à devenir éminemment populaire quand il a commencé à se moquer des sinistres pantins politiques qui surpeuplent son pays, quand il s’est foutu de la gueule des chanteuses de Turbo_Folk (un genre musical qui plairait à Loana, une sorte de R'n'B Balkanique) et surtout de celle mariée à un criminel de guerre notoire. Quand il a tourné en ridicule la production de l’émission et toutes ces sortes de choses...
Un peu plus tard, il s’est attiré l’amitié de la gauche intello, expliquant à l’antenne qu’il s’ennuyait à mourir, qu’il avait essayé de discuter avec ses co-Lofteurs, mais qu’il était visiblement le seul de la bande à connaître et aimer les films de Kurosawa, de Jim Jarmush ou d’Aki Kaurismaki. Sans parler des livres qu’il lit, car oui, Miroslav lit des livres, et plein d’autres choses encore…
Au vu de ces nouveaux succès, et d’une popularité ravageuse, il devenait donc le grand gagnant du jeu, et se voyait promettre la somme de 100 000 dollars, ce qui pour un apiculteur Serbe lui aurait certainement permis de rajouter du miel dans ses épinards. Et voilà Miroslav Djuricic qui plaque tout en cours de route, expliquant qu’il s’emmerde à pleins tubes, et que « l’argent n’est pas tout. Ce qui compte c’est de rester un homme ».
Depuis, Miroslav est un héros populaire chez lui. Pour le meilleur et pour le pire.
Tout ce qu’il dit et fait est sans cesse cité, repris, commenté, blogué… et on le réclame maintenant pour se présenter aux élections, comme on l’avait fait ici avec Coluche en son temps.
Avouez que ça a quand même une autre gueule que nos pathétiques boulets, devenus vendeuses en calendriers déshabillés pour camionneurs gras du cerveau, commentateurs télévisuels incultes et encartés UMP, visiteurs occasionnels d’émissions raclant les fonds de l’audimat à coups de « comment survivre après la télé-réalité » (On s’en fout !), ou au mieux ayant regagné l’anonymat dont ils n’auraient jamais dû sortir.
Aller, une petite blague pour la route. Voici le site de Miroslav Djuricic, en Serbe dans le texte… Ceux qui connaissent cette langue pourront peut être me confirmer si tout cela est incroyable mais vrai !
25 octobre 2006
Faut Il Payer Les Bloggeurs ?
En voilà une question qui a l’air saugrenue : faut il payer les bloggeurs ?
Et puis quoi encore ! Payer des gusses (et des gussettes), les yeux rivés sur leur écrans, qui propagent sur le net des petites et grandes nouvelles plutôt que de se consacrer à la compétitivité de leur entreprise, à rien consommer à part des clés USB pour relancer la crouassance, et autres billevesées indispensables à la grandeur et l’avenir du pays.
Non mais dès fois !
Et c’est vrai que les bloggeurs se mêlent de tout (et de rien), ça blablate en tout sens, à tort et à travers mais pas toujours. En quelques heures, en quelques jours et quelques clics voilà que s’installe ici un débat sur la constitution européenne, que se relaient là des actions pour protéger des sans-papiers, ailleurs dénoncer les agissements stupides de toutes sortes de hiérarchies, ou encore pointer des abus et des mensonges de toutes sortes, combattre des idées reçues… bref, offrir au sens le plus large matière à réflexion, aller plus loin qu’un prêt à penser pré-digéré, permettre aux uns et aux autres de se confronter à d’autres réflexions et se faire leur propre idée sur les grands petits rien quotidiens.
Et alors ? Pourquoi payer les bloggeurs ?
Ben quoi ! Vous savez bien qu’il existe tout un tas de professions qu’on paye très bien pour faire ce que font collectivement et de façon informelle toutes les tribus du blog !
Essayer de comprendre et interpréter la réalité pour vendre très cher leurs conseils, n’est ce pas ce que font les publicitaires, les conseillers en image, les sondeurs, les lobbyistes de tout poil, les boites de conseil et autres « influenceurs » patentés ?
D’ailleurs se faire payer, ou trouver un moyen de monnayer ou rentabiliser son activité de bloggeur, on en connaît qui essaient de le faire. Ils vendent leur image préfabriquée (le blog sera la com’ de demain et tout ce genre de fadaises), cherchent à capter d’autres blogs pour montrer qu’ils fédèrent et représentent plus qu’eux-mêmes, cherchent des angles pour trouver un marché (qui les entreprises, qui la politique en pleine blogo-gadgetisation, qui le monde virtuel de demain…). Une vraie course poursuite vers le tout à l’ego !
Mais il n’y a qu’un ch’ti problème !
Et c’est que justement les bloggeurs ne sont pas payés !
Le blog c’est gratuit, c’est pour rien, c’est du bénévolat ! Nos billets, nos discussions et ce que chacun en retire c’est gratuit, sans but lucratif, aussi faibles et futiles que cela puisse être parfois. Et donc pas soupçonnable d’être récupéré par quoi ou qui que ce soit. La seule vraie valeur, c’est la (bonne ou mauvaise) foi que chacun met dans ses textes et transmet à tous ceux qui souhaitent le (la) lire sans contrepartie. Et justement, cette valeur là n’est pas à vendre ou à promouvoir. Essayer de la vendre, c’est la faire disparaître.
La majorité des blogs forment une foule sentimentale comme dirait Souchon, et de cet anonymat de pseudos elle en tire à la fois sa force et ses limites. En tout cas tant qu’elle prend l’argent comme objet et qu’elle n’en devient pas le sujet.
Et ce n’est pas rien ! Par exemple : l’anonymat des pseudos.
Ici nous ne posons pas souvent la question, mais il suffit de savoir que les autorités Chinoises –bien connues pour leur large ouverture d’esprit- entend maintenant exiger que leurs bloggeurs nationaux soient obligés de se déclarer sous leurs identité réelle pour comprendre qu’il y a là un peu trop de libre pensée qu’ils souhaitent contrôler.
Devant n’importe quel lobby, n’importe quelle forme ou organisation susceptible de monnayer (pour son profit, son autorité ou sa notoriété) sa capacité à influencer quelque sujet ou opinion que ce soit, il suffit qu’en face se mette à réagir un nombre suffisant d’anonymes, qu’une quantité de Mr ou Mme Tout Le Monde ne s’en saisisse et c’est terminé. Les premiers poursuivent un objectif plus ou moins affiché, quand les seconds se contentent d’être sincères.
Alors bien sûr que payer les bloggeurs est une question débile que je n’aurai pas dû poser (mais c’était trop tentant) !
Ca vaut la peine d’y penser aussi au delà du blog (horizon infini pourtant) !
Quand –par exemple- on nous serine à tout va que tout s’achète et que tout se vend, que le « marché » a toujours raison, que le chiffre d’affaire est toujours et partout l’alpha et l’oméga du fonctionnement humain, que le commerce garantit la paix entre les nations...
Rien n’est plus faux ou plus stupide !
Pensez à tout ce que chacun fait bénévolement ! Diffuser de la réflexion sur les blogs, mais aussi apprendre à un gamin à faire la cuisine ou à jouer d’un instrument de musique, prêter un livre, réparer la voiture de sa voisine, faire les courses de la mamie au col du fémur en vrac, rencontrer des malades dans des hôpitaux, visiter des prisons, nettoyer des marées noires, entretenir des sentiers de randonnée, donner des cours d’alphabétisation dans des associations de quartiers, faire des démarches administratives pour un SdF…
Tout cette énergie, tout ce temps jamais compté, tous ces échanges non rémunérés… est ce qu’ils ne créent pas une richesse jamais comptabilisée dans les profits des entreprises, ou le budget d’une nation ? Une richesse qui ne finit pas sous forme de billet de banque dans la poche d’un seul d’entre nous ? Une richesse qui dépasse en plus sa seule supposée valeur marchande car elle nous apprend à vivre ensemble ?
La gratuité, la vraie, c’est –tant qu’elle le reste- la force économique la plus puissante qu’on puisse créer.
Et alors !
Elle est pas belle la vie gratuite ?

24 octobre 2006
Pub En Bloc
J'ai une sorte de passion perverse pour les pubs radio... Ah ça oui ! J'avoue.
D'un côté je les fuis comme la peste, ce qui fait que je fréquen(t)ce plus les Europe, RTL et généralement tous les boulets de la bande FM, au profit des radios du groupe Radio France ou de quelques indépendantes qui ne me martèlent pas en boucle que la moquette St Maclou me sera livrée pendant que j'irai acheter 1 kilo de crevettes en promo chez les mousquetaires de la distribution (sic), ou quelque chose dans ce genre là. Ce n'est pas la seule raison car les émissions y sont souvent plus intéressantes aussi, mais la pub ça entre en ligne de compte.
Mais même sur ces radios - France Inter, France Culture... - il y a aussi de la pub. Moins mais y en a !
Certes, je m'évite également une extra-systole car leurs pubs ne sont pas diffusées avec un surplus de 150 décibels par rapport à l'émission en cours, et du coup mes tympans ne succombent pas sous la violente attaque du buffet campagnard gratuit, des luminaires trucmuche ou de l'assurance qu'est mieux que les autres tant que tu paies ta prime sans avoir besoin de te faire rembourser.
Pas de ça sur le service public ! Le service public se spécialise plus dans la pub dite institutionnelle que dans le "tu vas le changer ton téléphone mobile nomdidiou !".
Ceci dit ça ne vaut guère mieux.
Il y a ainsi en ce moment une pub fascinante sur le "bloc béton".
!!!!
Ah oui, je sais... Comme moi, vous vous dites mais quel est le taré qui fait de la pub pour le "bloc béton". Rien qu'à entendre ce nom, ça fait envie... On sent tout de suite le parpaing compact qui ne devrait pas tarder à nous tomber sur la gueule. Le BLOCBETON !
C'est pas grand chose remarquez, ce sont juste les industriels du béton armé qui souhaitent réhabiliter leur glorieux métier aux yeux des naïfs comme moi qui ne voient dans le béton que des masses grises contenant d'autres masses laborieuses et sauvageonnes quand elles sont encore jeunes et capables de courir plus vite que les flics vers le transfo le plus proche.
Donc, les pro du béton ont eu une idée... géniale... on va leur parler du BLOCBETON ! Y a pas à dire ça donne envie...
Comme beaucoup d'autres en ce moment les bétonneurs s'appliquent à nous trouver de bonnes raisons pour qu'on les aime et ZE bonne raison c'est que le BLOCBETON est écolo. Il est vert, il ne rejette pas de CO² ni de CFC ce brave BLOCBETON !
On apprend même dans la pub que puisqu'il ne faut pas le faire "cuire" (j'attend la recette de l'oeuf coque bloc beton par JP.Coffe maintenant), c'est un produit propre et sain. Merveilleux ! Livrez m'en tout de suite 1500 tonnes svp !
De la même manière, j'ai aussi appris que le sucre c'était pas si mauvais que ça pour la santé (surtout quand on le remplace par de l'amidon tout aussi calorique). C'était un message de l'industrie du sucre. Et que le nucléaire c'était de l'énergie verte car ça ne rejette rien dans l'atmosphère, pas comme tous ces pollueurs pétrogaziers. C'était un message d'Areva.
Alors je reconnais que souvent je suis sidéré par l'aplomb des publicitaires pour aller chercher le 5% d'arguments qui sert à masquer les 95% de désagréments de l'ânerie du jour à nous faire gober.
Certes le béton ça peut être beau et bien employé, le seul petit problème c'est qu'on s'en sert plus souvent pour faire des cages à lapin, des horreurs architecturales en tout genre parce que ça permet de faire de l'habitat, des bureaux, des parkings... vite, pas trop cher, à partir d'éléments pré-fabriqués.
On passera sous silence que le BLOCBETON a souvent été recouvert d'amiante, toujours pour notre bien sans doute... J'attend la prochaine campagne de pub d'Eternit, jumelée avec celle du Ministère de la Santé sur les voies respiratoires.
On passera sous silence aussi les contrats juteux et renvois de rétro-commissions en tout genre des bétonneurs chefs vers les élus. On se taira devant les conséquences de l'urbanisation des grands ensembles. Et aussi devant le recours massif à une immigration illégale qui ferme sa gueule, trop contente de bosser sur nos beaux chantiers pleins de BLOCBETON.
Ah, on sonne à ma porte.
C'est la livraison de mes 1500 tonnes de BLOCBETON.
Je vous laisse, j'ai quelques publicitaires à lester d'un bloc avant de les larguer au fond de la Seine. Ca ne la polluera pas plus qu'elle ne l'est déjà, et moi ça me fera une pub débile de moins à supporter.

Andreas Gursky / Montparnasse
23 octobre 2006
Ma Cabane Au Ghanada.
Aujourd’hui, une chargée de mission de coopération du Canada m’a écrit. Elle me propose un job. Un job de volontaire international qui consiste à veiller à la bonne distribution de matériel pédagogique et d’outils d’entretien à Accra, au Ghana.
Je n’y avais pas pensé –dans ma recherche de nouveau job- à ce genre d’emploi, mais après tout pourquoi pas ! Il paraît que l’humanitaire attire pleins de gens désabusés par le travail en world company. Puisqu’il y a concurrence entre les ONG et que le charity business se professionnalise, Emmaüs, MSF et pleins d’autres recrutent maintenant des HEC, des « tout frais sortis des grandes écoles », prêts à offrir leur maîtrise des business plan au recyclage des vieilles fringues, aux déménagements d’encombrants, au retraitement des déchets de l’Europe de l’Ouest dans des hangars d’Europe de l’Est. Le charity business se mondialise et se professionnalise, comme la pauvreté.
Mais bref.
Me voilà donc invité à distribuer des livres, des cahiers et des stylos, des chaises, des tables et des tableaux, des pelles, des pioches et des marteaux. Après tout pourquoi pas… Ce n’est pas plus idiot que ce que je fais aujourd’hui, et peut être plus utile.
Seulement je n’ai pas vérifié si ce mail venait d’une source de confiance, ou si ce n’était qu’une arnaque de plus destinée à me demander dans quelques semaines d’avancer des frais de participation qui iront s’évanouir dans la nature en même temps que la fameuse mission de coopération. Le net est plein de ressources dès qu’il s’agit d’arnaques au petit pied.
A moins que je ne me retrouve à faire du porte à porte dans les bidonvilles d’Accra pour vendre des bougies parfumées au sirop d’érable (ne rigolez pas, je l’ai fait il y a longtemps -3 jours- dans les riantes cités du 94). Ben quoi ! Vous n’avez jamais vu de Sénégalais vendre des éléphants en bois sur les marchés estivaux ? C’est pareil, sauf que là bas je ne vois pas avec quoi ils me paieraient.
Je ne saurai donc dire si je me trouve à un tournant de ma vie professionnelle. C’est un peu tôt pour l’affirmer. Mais tout ce que je sais, c’est que l’envie de « sortir de là » est toujours aussi puissante. Et que comme beaucoup, une certaine forme de monde de l’entreprise a cessé pour moi de générer le plus petit intérêt, au fur et à mesure qu’elle en venait à ne considérer ceux qui l’animent que comme une variable d’ajustement négligeable parmi d’autres.
Un travail comme gagne-pain c’est une chose, mais on dirait que de plus en plus, demander à un boulot d’avoir une valeur autre que sa contrepartie monétaire est devenu une sorte d’utopie à peine imaginable. C’est vrai que pour beaucoup au Ghana, même ce genre de réflexion –un boulot qui ne soit pas qu’un gagne-pain- relève sans doute de l’utopie.
Et alors !
Qu’est ce qui pourrait au fond justifier une vie faite de résignation ?
17 octobre 2006
Circulez, y a rien à voir !
Aujourd'hui c'est la journée de la lutte contre la pauvreté.
C'est aussi la première journée des débats entre candidats socialistes, pour espérer devenir calife à la place du calife. Au vu des préparatifs et conditions des débats, en fait il n'y en aura pas... Les candidats ne pourront pas se parler, les questions sont connues d'avance, chaque prétendant au titre aura en tout et pour tout 30mn pour s'exprimer sur chaque thématique... le dit débat s'avère devenir une opération de com' millimétrée ou chacun essaiera de se distinguer autour d'un même programme que promis juré, ils ont promis de respecter.
Pauvre débat.
A l'autre bout, on s'empaille de la même manière pour savoir qui sera le plus libéral-social ou social-libéral tout en réaffirmant bien fort des principes républicains qui ne s'appliquent qu'aux autres. Pas de papiers dehors, les délinquants en prison, les chomeurs feignants, etc, etc...
Pauvres principes républicains.
Pourtant il faut saluer des initiatives courageuses. Comme la loi SRU qui oblige les communes à consacrer 20% de leur création de logement au logement social. Résultat, la loi n'est pas respectée par les communes qui préfèrent payer des amendes. La CMU, couverture médicale universelle dont l'application est peu connue et mise en oeuvre est peu connue des généralistes contient une autre surprise. Censée s'appliquer aux plus pauvres d'entre nous, il faut pour en profiter disposer d'un domicile. Ce qui en exclue tous les sans-logis dont le nombre va par ailleurs croissant. On pourrait aussi parler de la parité et toutes ces idées qu'on ressort comme des gadgets en fonction de celui qui les brandit comme un trophée pour lui ou comme une arme pour l'adversaire.
Pauvres initiatives.
De moi, de nous, on attend dans quelques mois, un vote.
Le truc magique, censé ressouder une nation autour de projets, d'envies, d'espoirs et des moyens qui vont avec pour les réaliser.
Jusqu'à aujourd'hui : pauvres de nous.

Paris, Rue Raymond Losserand.




