26 septembre 2007
Les Mots du 21ème Siècle : Décomplexé.
Décomplexer : v. tr. de dé et complexer. Libérer de ses inhibitions, de ses complexes. Décoincer, décontracter, défouler. Libérer d’une gêne, d’un sentiment d’infériorité.
(in Le Petit Robert)
Comme on peut le voir, avant d’être décomplexé il faut avoir été complexé. Ca marche comme ça.
Prenons –avec des pincettes afin de ne pas le froisser- l’ADN d’un de nos nouveaux maîtres à penser récemment élus. Peut on y trouver trace d’une gêne ou d’un sentiment d’infériorité ?
Y a-t-il un gène qui sans doute fait détester sa petite taille pour alimenter l’ambition d’aboutir aux plus hautes fonctions ? Ou, le gêne de la peau bien rose –dit gêne Hortefeux- fait-il craindre les coups de soleil au point de renvoyer tout ce qui a peau mate ou sombre loin de sa vue ? Le gêne de la pauvreté est il efficacement combattu à coups de boules puantes en désodorisant afin d’éloigner les sdf des lieux de consommation ? Etc…
Mettons nous à la place du complexé Sarkozyen qui veut, peut enfin, se décomplexer aujourd’hui.
Quel est son grand problème ?
Il est très malheureux de gagner beaucoup d’argent et qu’on ne l’aime pas pour ça. Il est très triste qu’on se moque de sa Rolex neuve. Il est très gêné que la justice l’embête tout le temps à propos de ses stocks options ou parachute doré qu’il mérite. Il est très déçu qu’on parle toujours de ses plans sociaux et ses délocalisations parce que c’est pas lui, c’est le marché. Il est très mécontent qu’on lui dise que son 4x4 urbain pollue plus que de raison.
Il est complexé devant tous ces fonctionnaires et ces syndicalistes qui ne comprennent pas qu’ils seraient bien mieux entre ses mains, car lui saurait gagner de l’argent avec la santé, avec l’éducation, avec les prisons, même avec la Sécu si on le laisse faire.
Le complexé qui veut se décomplexer désespère que trop de gens n’adoptent pas son point de vue : plus un petit nombre gagnera plein d’argent, plus une majorité pourra en recueillir les miettes. Ce qui est mieux que d’essayer de partager tout cela en parts à peu près égales.
Le complexé regrette qu’on mette ses idées et ses pensées à l’écart. Pour lui, tout ça c’est la faute à ces décomplexés libertaires de Mai 68. Il a pourtant un discours généreux : il aime à distribuer ses pièces jaunes dans un geste de mansuétude pour tous ceux qu’ils ne veut surtout pas employer. Il aime rire avec les sketches rigolo de Bigard ou l’écoute attentive des Grosses Têtes. Il est patriote car avoir un chef c’est important, et parce qu’il vaut toujours mieux avoir l’Etat de son côté, même sil faut parfois délocaliser les conseils des ministres à Vichy pendant quelques années. Il participe à l’existence d’une pensée élaborée avec de grands guides intellectuels comme Guy Sorman ou Alain Minc (Jean Dutour ou l’intégrale des textes de Barbelivien conviennent aussi).
Que devrait faire un complexé de droite pour se décomplexer ?
L’usage thérapeutique voudrait qu’il comprenne l’origine de ses complexes. Pourquoi ais-je honte d’être si petit ? Pourquoi ais-je tant besoin de plus d’argent que je ne pourrais jamais en dépenser ? Pourquoi j’aime acheter des trucs qui brillent ? Pourquoi j’aime pas prêter mes jouets ? Pourquoi Alain Minc ou Jean Dutour ?
A part la dernière question, qui laisse perplexe tous les experts, l’expérience montre qu’une fois qu’il a répondu à ces angoissantes questions les complexes disparaissent. Notre homme ou notre femme à décomplexer est alors prêt à vivre sa vraie vie, débarrassé de l’envie irrépressible d’être plus que ce qu’il n’est réellement. Il ne vit plus sous l’inquiétude oppressante de tous ces autres qui pourraient être mieux que lui, avoir plus qu’il n’a, ou lui prendre un peu du pouvoir qu’il possède.
Il devient capable d’apprécier son existence, de nourrir des ambitions qui ne le dévorent pas. Il a des qualités et des défauts. Il est comme vous et moi.
Et voilà qui est bien ennuyeux de se dire qu’une fois décomplexé, on pourrait être comme vous et moi ! Banal, humain, généreux et très con, subtil et grossier.
Voilà la dure limite du processus de décomplexage !
A la dernière étape il est fréquent que le complexé Sarkozyen se décide à ne pas renoncer aux dîners chez Cath’ de Rotschild, aux croisières sur un Yacht, à remettre la légion d’honneur à Poutine, à son logement de fonction, à mille et une petite chose qui –croit il en vain- le distingue du commun des mortels.
Il faut le comprendre, c’est trop dur ! C’est trop ingrat !
Et qui continuerait à lire Jean Dutour et à acheter les bouquins d’Alain Minc ?
Il vaut donc mieux que ce soit les autres (vous, moi) qui se décomplexent.
En guise de droite soi-disant décomplexé, le mieux serait en fait que vous tous, les complexés de gauche faisiez le chemin inverse. Devenez des complexés de droite et coûte que coûte faites croire que là réside le bonheur.
Qu’il est bon de tout partager, mais uniquement avec soi-même. Que le bien public c’est bien quand vous avez des problèmes, mais que quand tout roule, quoi de plus normal d’être le seul à en profiter ? Que les étrangers (c'est-à-dire, les autres, tous les pas comme vous) n’attendent qu’une chose, occuper votre place, abuser de vos pièces jaunes, profiter de vos efforts. Qu’une couverture de Voici vaut mieux que la collection complète de l’Huma. Qu’il vaut mieux 1000 sans logis pour 1 sans profits que l’inverse. Que la démocratie c’est bien tant qu’elle se montre obéissante. Que la peur fabriquée par vos complexes est la plus sûr garantie du bonheur.
Décomplexez-vous, et donnez à ce mot un autre sens que celui prévu par Petit Robert : simplifiez, résumez, écourtez, réduisez, ratatinez… tout ce à quoi vous pourrez penser.
Et bonne chance si vous pensez être plus heureux après ça.
20 septembre 2007
Ma Coupe du Monde de Rugby (part 4)
La coupe du monde de Rugby a beau être internationale, la même coupe en France, y a pas à dire c’est du quasi régional ! D’un côté on a plein de pays exotiques dont-on entend jamais beaucoup parler ailleurs, les Tonga, Fidji, Namibie, Georgie… De l’autre, c’est comme si tout le pays était transplanté au sud de la Loire.
Car ami lecteur, sache le, le rugby se parle avé l’assent ! Malheur à la télé ou à la radio qui n’a pas son consultant Toulousain, Béarnais, Béglais, Tarbais, Biarrot de service. Le rugby sans langue d’oc, c’est comme la soupe sans sel, les socialistes sans gamelles aux élections présidentielles, un tailleur Prada sans Cécilia dedans… C’est pas une faute de goût, ou de style, c’est carrément un péché capital.
Car ami lecteur, sache le aussi, le rugby ça se passe au Sud de la Loire. Certes le 1er club est né au Havre (comme pour le foot), et le Stade Français a l’habitude de piétiner les habitudes du Stade Toulousain, mais - c’est comme ça – Sud égale Rugby !
Est-ce parce que le rugby a bien été accueilli en ces rudes terres Rad-Soc, bien plus favorables que les bien pensants cathos et conservateurs du Nord ? Peut être. C’est que l’histoire politique du rugby n’est pas simple vous savez ! On dit, (mais on dit de ces choses) que c’est même le rugby à XIII qui était le plus populaire en France, jusqu’à ce que les collabos de Vichy ne privilégient leurs amitiés sportives avec les tenants du Rugby à XV, au détriment des Treizistes qui depuis végètent dans les bas-fonds des sport méconnus et méprisés comme le lancer de nains, la confection du Chorizo le plus grand, le patin sur sable, etc…
Donc, la coupe du monde de rugby c’est rigolo, parce que d’un seul coup c’est tout un parlé imagé qui débarque entre nos deux oreilles, franchement plus marrant que François Fillon quand il arrive à en placer une, ou que Claude Allègre qui lui ferait mieux de la fermer plus souvent.
Le match démarre dans la télé que déjà les accents rocailleux déboulent dans nos oreilles, et ce n’est qu’un début ! Le rugby c’est aussi se déplacer dans un monde imagé et savoureux, ou le verbe se porte à la fois haut et de façon surréaliste.
Prenez l’accent et répétez après-moi :
Avant le début du match.
- Bienvenue dans le temple du Rugby, ce soir l’équipe de France joue à la maison.
- A 15 sur le terrain ça fait une équipe complète.
Pendant une phase de jeu.
- L’arrière dégage d’un coup de pied de mammouth, c’est la réponse du berger à la bergère, on va assister à un match dans le match avec ce combat entre les deux arrières.
La balle est récupérée par un trois quart qui lance une offensive.
- Ce joueur a vraiment des jambes de feu, il a enrhumé son vis-à-vis juste avant de taper par un petit coup de pied à suivre.
- Ah oui, la passe au pied est devenue l’arme n°1 du rugby moderne !
- Oh la la ! Il a été plaqué par un plaquage ! Il a pris un caramel ! Il a même pas eu le temps d’enlever le papier autour !
Le joueur adverse est sanctionné pour son plaquage irrégulier.
- Et voilà, c’est normal, le n°7 a été pris par la patrouille, le voilà exclu pour 10 minutes. Il a pris le carton jaune pour une biscotte. C’est une pénalité pour les bleus. Michalak se prépare, vu la distance et le vent, il a intérêt à viser le poteau du milieu !
- Ecoutez le stade, ce silence est impressionnant au moment ou Michalak va tenter la pénalité.
Michalak essaie et loupe son coup de pied.
- Et ça passe à drouaaate du poteau… C’est un renvoi aux 22.
L’équipe adverse repart et se montre menaçante, en menant une belle offensive.
- Rien à dire nous subissons, les Anglais nous font un rugby pommes-vapeur en ce moment ! Le défi physique de leurs avants nous pousse à la faute, et nous voilà avec une mêlée contre nous à 5 mètres de la ligne d’en-but.
- Le cochon est dans le maïs !
- Les Françééé, mettez les barbelés !!!
Les Anglais se rapprochent.
- Le cochon est vraiment dans le maïs !!!
- Dallaglio avance tout seul, il a laissé ses frères à la maison pour aplatir entre les 2 poteaux !
- Et voilà, essai du XV de la rose ! La meilleure réponse au public qui manque vraiment de fair-play depuis le début du match.
C’est la mi-temps, le match reprend et rien ne se passe d’intéressant.
- C’est la mi-temps de la 2ème mi-temps, il va falloir que les bleus se reprennent. Ce qu’ils ont commencé à faire.
- On peut toujours compter sur le French Flair et espérer un quart d’heure champagne !
- Ah oui, mais là pas comme ça. Heymans commet un petit en-avant.
- Eeeh oui, mais en rugby il n’y a pas de petits ou de grands en avant. Il n’y a que des en avants.
- Ca sent la fin, pour ne pas dire le sapin.
Contre toute attente, l’équipe de France commence à bien jouer. Enfin !
- Les mouches ont changé d’âne. C’est l’heure du coaching, Laporte fait entrer le match winner des bleus.
- Le voila, pour son premier ballon ! Il prend le trou, passe les épaules pour transmettre à...
- Ooooh la chistera ! Et voilà Dominici qui passe toute la défense pour aller aplatir en terre promise.
- La cabane est tombée sur le chien des Anglais.
- … Transformation de Michalak réussie !
- Et le chien est mort.
- Si le chien n’est pas mort, la cabane lui est déjà tombée dessus.
- La cabane est tombée sur le chien… Le chien n’est pas mort mais il va falloir le ranimer !
- Et voilà, l’arbitre siffle la fin du match. L’Angleterre s’incline et pourrait bien récupérer la cuillère en bois du tournoi.
- Victoire méritée pour la France qui s’est battue jusqu’au bout.

19 septembre 2007
Ma Coupe du Monde de Rugby (part. 3)
Le rugby est un sport d’hommes dit-on, ce qui n’empêche pas les femmes d’y jouer pour autant. Est-ce pour autant un sport féminin ? Débat sans fondement si je puis me permettre, car qu’est ce que devrait être un sport « féminin » ? Le patinage artistique ? La natation synchronisée ? Et pourquoi pas la poterie, le macramé ou le repassage pendant qu’on y est !
Bref, il n’y a que certains hommes et femmes pour prétendre que le rugby est un sport d’homme (entendre « pas un sport de gonzesse). Je passerai allègrement sur quelques citations bien machistes de joueurs, entraîneurs, sélectionneurs franchissant le pas pour dire que « le rugby n’est pas un sport de tarlouzes ». Ben tiens !
Certes, à première vue, le spectacle de ces gros bestiaux est censé ne laisser planer aucun doute sur leur virilité. Mais là encore, qui a dit que virilité était incompatible avec homosexualité ? Pas le gros moustachu en cuir des Village People quand même ?
Mais seulement voilà, que faut-il penser de 15 bonshommes qui se tiennent et s’empoignent joyeusement par le short pour former une mêlée fumante pleine de cris et souffles rauques suggestifs, qui n’ont de cesse que de s’agglutiner les uns sur les autres sous le prétexte fallacieux qu’un ballon passait par là, que de se plaquer sauvagement dès que l’occasion se présente, ou de se rouler dans la boue pour planter un ballon derrière la ligne orgasmique d’essai. Et cela fait que penser de ce retour vers le milieu de terrain, sous les applaudissements, le ballon-préservatif sous le bras, juste après avoir scoré, l’air serein… Genre, la cigarette après l’amour ?
Force est de reconnaître que tout cela est bien louche, et pas dépourvu d’une certaine ambiguïté sexuelle. Il faut d’ailleurs rappeler que dans nos contrées, le foot s’est développé avec le soutien des Cathos qui au contraire voyaient dans le Rugby des rapprochements suspects entre les corps (des hommes qui se touchent mon Dieu !). Est ce pour cela que le Rugby est populaire dans nos anciennes provinces protestantes ? Va savoir ami lecteur !
Et puis c’est bien connu, les fantasmes des vestiaires –et pas seulement de rugby- ça existe !
Et en plus depuis le rugby moderne est passé par là !
C'est-à-dire qu’on aurait pu attendre longtemps avant de voir un Paparemborde ou un Spanghero poser à poil dans un calendrier ! Même un Jean Pierre Rives pourtant physiquement plus hum… avenant ?
Le rugby moderne c’est ça aussi ! C’est comme la droite décomplexée donc ! C’est un calendrier objet de tous pleins de fantasmes à la fois chez les ménagère de moins de 50 ans, et dans les backrooms du Marais, avec des joueurs starlettes tous nus dedans. Enfin, bon… Fantasmes si on est réceptif à la chose (uh uh uh) : Noah Sloggi contre Dominici Stade Français, qui l’emporterait à l’applaudimètre Chippendales ?
Pour ma part vous m’excuserez, je ne participerai pas à ce d(ébats), vu que les photos du calendrier, je sais pas pour vous, mais moi je les trouve franchement pas top, et même limite ringard dans leur genre. Décomplexé peut être, mais beau ? Ridicule sûrement.
Ceci dit, il n’y a sûrement pas plus d’homos dans le rugby que dans n’importe quel autre sport. Y a pas de raison ! Et puis je ne sais pas pourquoi je vous parle de tout ça ! Du moment que les matches eux le sont –beaux- les joueurs peuvent bien s’empapaouter à qui mieux mieux pendant leurs longues soirées à Marcoussis.

17 septembre 2007
Ma Coupe Du Monde de Rugby (part.1).
Bon... Tout d'abord ne cédons pas à la rugbymania ambiante.
C'est saôulant, et pi on va pas se mettre à ressembler aux footeux hystériques et à leurs Footix malgré les efforts marketing du "nouveau rugby" sauce Stade Français à la Max Guazzini. Mais bon, c'est pas tous les jours qu'on a une coupe du monde de rugby qui débarque en France. Enfin bon... même s'il a fallu filer des matches aux Gallois, aux Ecossais et aux Irlandais pour qu'ils votent pour nous et évitent à cette coupe d'aller se perdre du côté de la perfide Albion.
Prends en de la graine Delanoé, plutôt que chouiner avec ton Paris Olympique ou tu t'es fais doubler en beauté par les Angliches !
La coupe du monde de Rugby donc !
Commençons par le début.
Et rappelons que le rugby est un sport Anglais (ils le sont tous, ou presque), donc totalement imbitable !
Comme au tennis par exemple ou on compte les points en 15-30-40-égalité-avantage... bref du grand n'importe quoi !
En apparence le rugby est un jeu simple : il faut porter le ballon dans le but adverse -jusque là ça va- MAIS en le passant à ses petits camarades vers l'arrière !!! On appréciera la logique imparable du truc !
Et encore ! Ce n'est que le début.
Il s'ensuit dans la même logique grande-bretonne tout un tas de règles sur le hors-jeu, les mauls, les mêlées, les touches, les coups-de-pieds, les bastons tolérées et celles qui ne le sont pas, etc... toutes plus incompréhensibles les unes que les autres. D'ailleurs, devenir joueur de rugby, c'est simple, mais devenir arbitre de rugby, bonjour le cursus !!!
D'abord Math Sup/Math Spé, puis Normale Sup, Sciences Po, l'Ena et là un dernier concours à la sélection drastique permet de devenir arbitre officiel de rugby !
Comme les joueurs eux même n'y comprennent rien, ils ne contestent jamais les décisions de l'arbitre, de toute façon 'achement plus intelligent qu'eux (sinon, ils seraient arbitres hein, pas joueur ! Quel est l'intérêt de se faire déglinguer la tronche sur un bout de gazon ?) !
C'est déjà ça !
Pas comme ces footballeurs qui contestent tout et n'importe quoi, et même plutôt n'importe quoi !
Donc Britannique ce jeu est, indeed !
On aura beau faire, l'équipe de France ne sera jamais que la meilleure équipe du monde de Rugby Français. Ce qui nous vaut de pouvoir mettre la pâté à n'importe qui de temps en temps, mais pas forcément à gagner souvent à la fin.
Rappelons que le Rugby est né dans la ville et l'école de Rugby. Du coup c'est facile de s'en rappeler.
A l'époque -il y a plus de 100 ans- Rugby était une de ces écoles qui était chargée de fabriquer en série des générations de petits merdeux Anglais arrogants et prétentieux, destinés à assurer la pérennité du glorieux empire de sa majesté la Reine Victoria, en allant siroter du thé dans les clubs pour Gentlemen de Delhi, Singapour, Hong Kong, ou Ceylan et en faisant trimer les "natives" pour le plus grand bonheur du commerce British. Vous savez bien : "Stiff upper lips", les Lanciers du Bengale, Gunga Dinn, "Tu seras un homme mon fils" et tout ce genre de trucs !
Les étudiants réfractaires de l'époque n'ont pas joué au Rugby. Ils ont plutôt essayé les drogues, l'homosexualité genre Chambre Avec Vue, et plus tard certains sont devenus agents doubles pour refiler pleins de secrets à Joseph Staline et ses copains dans l'espoir de lendemains qui chantent et débarrassés à tout jamais des High Schools avec chatiments corporels et match de rugby obligatoire.
Ca a un peu loupé !
Le rugby est resté, et l'homosexualité aussi. Y a t'il un lien de cause à effet ? Nous l'étudierons dans un épisode ultérieur.
Bref, l'école de Rugby -contrairement à ce qu'on pourrait croire- n'est pas une fabrique à Harry Potter, ou à Poètes Disparus. Le rugby n'y est d'ailleurs devenu vraiment Rugby que le jour ou selon la légende un joueur appelé William Webb Ellis prit le ballon à la main et le porta dans le but adverse. C'est ainsi que le rugby créa la Rugby Football Union. Comme quoi, c'est bien un jeu Anglais, puisqu'on ne savait pas encore à l'époque si on jouait au foot ou au rugby !
Heureusement, tout devint plus clair (?!) grâce à l'invention d'un ballon de forme ovale (?!?).
Mais cela vous le découvrirez dans un prochain post !

29 août 2007
Folie Or Not Folie ?
Comme disent les Auvergnats avec un cheveu sur la langue « un fou est un fou ».
Mais ces temps ci – qu’est ce qu’un fou ? - semble faire débat parmi nos grosses têtes gouvernantes. Car il y a des meurtres qui sont horribles, ils le sont tous. Et il y a aussi des meurtriers atteints de délires qui les poussent à la violence, ou des pervers dont la maladie les pousse à des actes abjects et horribles.
Et il y a une autre perversion, qui consiste à exploiter le malheur qui peut arriver à n’importe qui, à utiliser les craintes que chacun peut avoir pour soi et pour ses proches. Et cette perversion est d’autant plus lamentable et pernicieuse que dans ce cas elle n’a pas « l’excuse » sinon l’explication d’être commise par des irresponsables, mais par les représentants élus de not’ belle nation. Normalement, à partir de cette phrase certains devraient penser que je n’ai rien compris, que j’en reste à des niaiseries soixante huitardes, (bouh) que je ne cherche pas à comprendre les victimes… C’est vrai que pendant que j’y suis, je n’ai pas voté Sarkozy, et que ça n’en prend pas le chemin. Pourtant, oui, pourtant…
Qu’est ce qu’il réclame notre Présidensky ? Il voudrait que les individus diagnostiqués « irresponsables » puissent quand même passer devant les assises, et donc être jugés et prononçés coupables avant d’être envoyé à l’asile. Même si cela ne représente qu'un pourcentage infime des meutriers, et que les experts sont de plus réticents à reconnaitre la fameuse notion d'irresponsabilité, et d'abolition permanente ou temporaire du discernement.
Et bien jusqu’à un certain point je ne pense pas que c’est si bête que ça !
Si, si !
Mais hélas ce ne serait pas si bête si toute cette manœuvre n’était en fait rien d’autre qu’un brossage dans le sens du poil du sentiment d'horreur pour le sort des victimes, et de l’utilisation de la peur et du sentiment d’impuissance qu’on peut ressentir face à des individus gouvernés par leurs pulsions. C'est que je ne pense pas que ce soit totalement stupide de signifier à des individus malades, si leur discernement n’est pas totalement aboli en permanence, qu’ils ont agit en dehors de la loi des hommes, au-delà même des lois de la république. Je ne pense pas que ça soit totalement inutile, pour ces assassins là, de s’entendre dire qu’ils sont dans la faute. Je pense même que cela peut être une étape nécessaire, un moment qui pourra leur servir à percevoir leur état, et l'exclusion de la communauté humaine qu'elle implique.
Je ne vois là qu’un acte qui peut être, pourrait leur être utile, parmi bien d’autres choses, pour se reconstruire, et peut être guérir.
Ah, ben oui, même là décidément je suis un salaud ! Je ne pense toujours pas aux victimes mais à la guérison éventuelle d’un assassin. Ce qui me paraît être la seule chose envisageable, et ce qui n’exclut pas –au contraire- de signifier à leurs auteurs qu’ils ont transgressé la loi, au moins quand ils ont la capacité de l’entendre.
Et je suis doublement un salaud, parce que je ne suis pas non plus d’accord avec ce que notre président à derrière la tête : désignons les méchants, les pas bien, les déviants et mettons les à part. Même dans les sociétés dites « primitives » on ne juge pas et on ne condamne pas les fous. C’est dire ou on en est.
Mais justement pensons y aux victimes, et à leur famille, qui trouvent en Sarkozy le porte voix de leur douleur, et le vengeur de leur colère (comme si c’était là le sens du mot justice). « C’est pour faire leur deuil » dit-on, comme un coupable s’invente un alibi. Pardonnez-moi, mais pour ma part, je doute que dans un cas pareil, à un tribunal, un gusse (qu’on appelle Président d’ailleurs tiens ! Il paraît même que ça les énerve quand des petits délinquants nourris aux séries télé US débiles les appelle « Votre Honneur » en pensant bien faire, hu hu hu…)… je doute qu’un gusse disais-je, vêtu d’une robe noire ridicule et d’un ramasse poussière en hermine, réussisse à me faire faire mon deuil par la grâce (non présidentielle) de l’incantation magique du mot « Coupable ». Ah non, je m’imagine au contraire qu’il m’en faudrait des années, et des tempêtes affectives avant de pouvoir faire mon deuil d’un évènement aussi terrible, en admettant même que j’y arrive vraiment un jour, avec ou sans sentence.
C'est que la justice se rend au nom d'une société avant de réparer les torts subis par les justiciables.
Mais poussons la logique (si logique il y a) Sarkozyenne jusqu’au bout, et imaginons un procès aux assises, dans les règles et donc en présence de la famille et de l’accusé, puisque paraît il c’est ce que veux Vox Populi. C’est à se demander si le petit Nicolas –pourtant avocat de formation- sait de quoi il parle !?
Je me demande quel genre de deuil pourrait faire une famille confrontée à un accusé complètement schizophrène et donc incapable de comprendre quoi que ce soit à ce qu’il se passe et incapable de manifester quoi que ce soit. Ou même, je vous laisse imaginer ce que la dite famille pourrait entendre en provenance d’un box des accusés occupé par un pervers obsessionnel hors catégorie qui n’aurait envie que d’une chose : en rajouter encore dans l’insupportable.
Essayez donc de faire votre deuil avec ça tiens !
Et puisque notre petit timonier paraît si préoccupé par le retour du bon sens national, voilà quelques idées pour lui. Sans même parler de la faiblesse des moyens judiciaires ou pénitentiaires pourtant bien connus depuis des années, rappelons à not’ bon Prez’ ce que l’Etat Français laisse faire.
Puisqu’il a proposé cette glorieuse idée suite entre autres à l’assassinat par un schizophrène dangereux de 2 infirmières à l’hôpital psychiatrique de Pau il pourrait se souvenir qu’à quelques kilomètres de là, à Toulouse, l’hôpital psychiatrique Marchant a été détruit lors de l’explosion de l’usine AZF. Il attend toujours sa réouverture. Ainsi que tous les malades qui depuis sont à la charge de leurs familles, laissés dans la nature, ou envoyés squatter les services des Urgences locales qui se débrouillent de ça en plus du reste.
Tout cela est à l’image de ce qu’est devenu le niveau de la prise en charge psychiatrique dans ce pays. Et également de ce que cachent les beaux discours derrière des financements de plus en plus inexistants. Mais bien sûr, cela n’a rien à voir avec notre bon sens présidentiel, tellement évident que je me demande pourquoi je cherche à compliquer les choses, alors que la vie pourrait être si simple n’est ce pas !
Si Sarko était courageux il lancerait un vrai débat sur la façon dont on peut soigner mieux tout en réduisant les postes, les moyens, les soins et leur accessibilité. Ce serait une vraie question de société de savoir ce qu’on est prêt ou pas à sacrifier en matière de santé par exemple ! Mais il est pas fou Sarkozy ! Enfin… peut être !

31 juillet 2007
La Faucheuse En Cinémascope.
C'est bien triste et bien dommage, mais en peu de temps il faut bien constater que la faucheuse est venue ravager les rangs du 7ème art. Serrault, puis Bergman et maintenant Antonioni... Comme le général Custer va t'il bientôt falloir penser qu'un bon cinéaste ou un bon acteur est un cinéaste et un acteur mort ?
Argh !
En même temps je me souviens d'un temps, ou tout petit, je m'étais dit que les acteurs et les metteurs en scène devraient mourir plus souvent. Non, je ne traversais pas -alors- une période faite de ces complexes infantiles propres à vous mener, plus tard, s'ils ne sont pas surmontés, à devenir serial killer, pervers obessionnel ou homme politique ! N'allez pas croire une chose pareille !
Je vous parle d'une époque ou, quand un honorable et un peu célèbre membre de la confrérie des arts du spectacle passait de vie à trépas, et ben on avait droit de voir un de ses films le soir même. Moi, j'aimais bien quand Bourvil, John Wayne, De Funès, Gabin, Henry Fonda... cassaient leur pipe. Pour moi ils n'étaient pas (encore) morts puisque le soir même j'allais pouvoir les voir sur petit écran.
C'était la fête ! La certitude d'échapper à un programme tout pourri, un débat genre Heure de Vérité, un feuilleton nazebroque style "Les Dames de la Côte", une variétoche implacablement bouffe-tympan à la "Ring Parade", etc.
Et puis, que s'est il passé, allez savoir.
Mais assez rapidement, à partir du moment ou les télés se sont privatisées et ou les chaines publiques ont singé leurs concurrents multi-publicisés, tout à changé. Robert Mitchum pouvait casser sa pipe on allait pas interrompre Julien Courbet pour autant. Federico Fellini peut bien crever, on va quand même pas déprogrammer Fogiel pour ça. Cary Grant peut manger les pissenlits par la racine, aucune chance de dévier pour un soir l'implacable audimat de Gilles Villeneuve et son énième reportage sur les commandos de l'extrème ou la prostitution made in Russia.
C'est pour ça, que maintenant les gloires du 7ème art meurent en masse pendant l'été.
L'été, c'est relax. C'est les vacances. On est moins à cheval sur le tunnel publicitaire qui commence à 20.30 pour se finir vers 20.59, et sur l'implacable étalement de bouse à rendre le cerveau disponible.
Passer "8 et demi" de Fellini, en prime time, en pleine année, c'est désormais sacrilège !
Ca va pas la tête non !
Mais en plein Juillet-Août, quand tout le monde s'en fout un peu de la télé, faît relâche devant un apéro qui joue les prolongations, quand nos têtes d'affiches cathodiques sont elles même en vacances en train de chasser le paparazzi... alors, l'acteur célèbre peut mourir.
Et espérer une dernière fois marquer quelques esprits de son talent.
Hélas, là ils s'y sont mis à plusieurs, et de façon trop rapproché. Ils auraient dû se parler Ingmar, Michelangelo et Michel ! S'organiser un peu merde ! Prévoir quelques jours d'écarts entre leur grand départ vers l'inconnu. A quoi ça sert qu'on ait fait l'Europe, nom de dieu ?
Ca complique tout, ces morts à répétition !
Faisez un peu gaffe ! Pas la peine de faire le cabotin, genre "c'est moi qui mourra le 1er et qui ramassera les hommages d'abord, et toc !".
There is no business like show business...
En France on a choisi.
Plutôt Serrault dans un Chatilliez, que Bergman dans (au hasard) le 7ème Sceau.
Je suis sûr qu'en Suède c'est l'inverse (ah, ben ça rigole pas tous les jours en Suède hein. Quoique... Bergman avait un certain humour). Et probablement que ce soir, la Rai passera un Avventura ou un Blow Up d'Antonioni plutôt que La Cage Aux Folles. Enfin... si tout les Italiens ne regardent pas plutôt la pépette qui présente le foot sur Canale Cinque !

27 juillet 2007
Deux, Trois Petites Choses.
Petites Choses Vues Et Entendues.
Hier matin, à la descente de chez moi pour partir vers de nouvelles aventures (il paraît !) je me fais arrêter par une jeune passante portable à la main. Bon… d’habitude ce sont les clodos du coin qui me demandent des sous ou une cigarette pour rester propres, je ne vais pas me plaindre !
Elle me tend son portable ou elle a écrit un sms, et me demande « m’sieur (oui, depuis quelques années maintenant les jeunes dans la rue m’appellent m’sieur), est ce que ça s’écrit comme ça « condoléances » ?
Argh ! Tu parles d’une question, à 8h du matin, le cerveau encore dans la douce quiétude de la couette, et pas encore tout à fait éveillé aux réalités quotidiennes… Condoléances ? Moi je croyais que comme dans la pub des inconnues vous abordaient pour vous offrir des fleurs. Eh ben non, elles vous (me) demandent comment écrire le mot condoléances.
Ceci dit, l’orthographe était la bonne. Et moi il a fallu que j’attende ce matin pour que je me dise que c’est étrange d’envoyer des condoléances par sms.
Tricheur !
Il y a ça écrit en gros partout, sur les journaux étalés autour du kiosque.
Grâce à mon Libé du jour je finis par comprendre que c’est ce méchant pas beau de Vinokourov qui vient de se faire éjecter du Tour de France, convaincu de dopage. Ouais, bon… qui s’en étonne vraiment ? Les enjeux de la compétition moderne –sportive ou pas- étant ce qu’ils sont, je me demande plutôt quel genre de sport réussit à rester propre. De là à passer au dopage organisé et légalisé comme le proposent certains, il y a bien sûr une frontière. Je repense à l’article de Denis Tillinac dans Libé (non, vous ne rêvez pas, Denis Tillinac dans Libé) « Le sport est de droite ». Il ne croit pas si bien dire… Le sport, la compétition, c’est la guerre, le culte du chef et du plus fort… Des valeurs souvent ancrées viscéralement dans les esprits conservateurs (et il y en a à gauche aussi).
Qui peut atteindre une certaine dimension comique ! Quand, par exemple, on voit ces cyclistes grimper des montagnes et devoir freiner dans les montées sur les virages trop resserrés ! J’ai beau faire du vélo à Paris depuis longtemps, je peux vous dire que je ne suis pas près de freiner en remontant la rue de la Montagne Sainte Geneviève !
Psychologues Militaires ?
J’entend ce matin que les infirmières Bulgares (et un médecin Palestinien je crois), enfin réchappées de leur prise en otage par ce grand démocrate et humaniste de Khadafi, seront prises en charge par des psychologues militaires. Pendant que tout le monde semble surtout pressé de s’auto-congratuler, je pense à cette histoire de psychologue militaire. Quelle drôle d’idée d’associer les termes psychologue ET militaire. Quasi contre nature, ça !
Et puis je réfléchis (vous moquez pas) et je me dis que, qui mieux que les militaires sont aptes à devoir récupérer des individus complètement abîmés par toutes sortes d’horreurs, et d’étudier les meilleures façon de les aider. L’armée, c’est pas si mal finalement !
Et puis je lis que les USA, dans leur lutte immaculée du bien contre le mal, ont finalement voté cette loi autorisant la torture, dont un volet n’a d’ailleurs pas été rendu public. Et alors je me redis, nul doute qu’on trouvera des psychologues militaires qui sauront là aussi obéir aux ordres pour faire parler « qui de non-droit ».
C’est pratique un psychologue militaire ! Ca soigne ou ça torture selon les ordres.
Je suis sûr que Khadafi adore les psychologues militaires.
Kouchnerisé.
Certes, tant mieux, les otages Lybiens ont été libérés. Les louanges tombent comme à Gravelotte sur notre présidence. Et maintenant, on commence à parler gros sous. Khadafi, futur prix Nobel de la Paix (qui sait ?) voudrait une belle centrale nucléaire pour déssaliniser de l’eau de mer !? Sans déconner ! Il ne veut pas de l’anthrax pour laver sa djellaba ? On ne sait jamais ! Maintenant qu’il a montré « qu’il était un interlocuteur responsable, capable de faire revenir son pays dans le concert de klaxons des nations » faudrait pas mollir sur tous les intérêts que représentent la Lybie. Ils sont riches, sous équipés, pleins de pétrole, et leurs services secrets collaborent avec les occidentaux pour lutter contre le terrorisme… sans doute avec de grands talents de psychologues. Félicitations à notre présidence en effet !
Félicitations aussi à Bernard Kouchner, qui se débrouille pour qu’en matière de realpolitik, les affaires lui restent étrangères. Courage Bernichou, tu as bien fait de te plaindre des Socialos qui ne te proposaient rien de sérieux à faire ! Comme tu vois, ça a changé !
RamayadFrika Bambaata.
Félicitations également à Rama Yade, secrétaire d’état de Bernichou, qui a annoncé son souhait de placer sa mission sous « le respect des droits de l’homme ». Très bien ! Ce qui nous vaut son soutien à l’immigration choisie (mais choisie par qui ?). Et une présentation dans les médias du genre « Elle est arrivée du Sénégal en France, à l’âge de 9 ans, avec une petite valise ». Du Cosette revisited presque !
Mais bon… Rama Yade est fille de diplomate Sénégalais, et je doute que son arrivée en France se soit passée dans les mêmes conditions que ceux qui quittent le Sénégal (classé par l’ONU dans les 50 pays les moins avancé de la planète), pour ne pas faire partie des 25% de la population qui y mourra avant 40 ans, mais dans le but peut être –comme Rama Yade- de faire partie des 3% de la population Sénégalaise qui feront des études supérieures.
De toute façon, l’immigration choisie chère à nos politiques entend limiter au maximum le regroupement familial. Aujourd’hui Rama Yade pourrait se brosser pour pouvoir entrer en France à 9 ans. A moins qu’un passeport diplomatique…
Mais pas de procès d’intention. Je suis certain qu’elle aura à cœur de créer un passeport spécial respect des Droits de l’Homme… Elle a du boulot ! Sur les pays de l’Europe des 15, en matière de soutien aux défenseurs des Droits de l’Homme la France est classée à la 13ème place (Source Fidh : http://www.fidh.org/IMG/pdf/uedh120406f.pdf).
So Foot !
Et pour finir, une petite découverte qui ravira certains petits et grands. Bien qu’il existe depuis un moment j’ai découvert cet été le mensuel So Foot, qui parle du football (j’en vois déguerpir de ce blog là ! Y a pu que Barnabé qui lit ou quoi ?) comme son nom l’indique. Et qui en parle bien en plus ! Loin de toutes les petites affaires entre amis du journalisme sportif, So Foot c’est un peu une sorte des Inrockuptibles du Foot, mais qui lui n’aurait pas chopé une grosse tête prétentieuse. Et des sujets qui sortent franchement de l’ordinaire : un film de Tati tourné pendant l’épopée européenne du Sec Bastia, des articles pas bêtes sur la violence dans le Foot, le foot et l’Islam, ou le foot et les Gitans… Bref des dossiers pas ordinaires.
Et puis il y a la chronique hilarante de Bouzard, et rien que pour ça !
Aller hop !
Bon week end !
26 avril 2007
Et si jamais !?!
Si jamais Ségo devient notre présidente, je veux :
- Que La Marseillaise soit remplacée par « Grace Kelly » chanté par Mika.
- Que Gérard Depardieu pose publiquement nu pour le buste qui remplacera Marianne dans toutes les mairies.
- Que Nicolas Sarkzoy soit condamné à 300 000 heures de Travaux d’Intérêts Citoyen. Il fera le portier au tribunal de Bobigny, habillé dans un uniforme à brandebourgs, façon Sergeant Pepper.
- Que pour respecter la parité et l’identité Française, tous les prénoms soient désormais catholiquement corrects et paritairement composés et réversibles. Exemple : Pierre-Marie / Marie-Pierre.
- Que notre devise nationale devienne « Liberté Gagnant-Gagnante, Egalité Juste et Maternitude Fraternelle ».
- Que Jean Réno devienne Ministre de la Parité Femmes-Hommes.
- Que tous les ronds-points soient équipés avec un manège pour enfants qui tournera dans le sens inverse de la circulation parce que c’est plus joli..
- Que Patrick Le Lay et Etienne Mougeotte soient promus ouvriers spécialisés embouteilleurs dans une usine Coca Cola®.
- Que le port d’une veste blanche soit réservée aux citoyens exemplaires. On pourra l’obtenir à partir d’un certain nombre de bons points décernés par votre comité local de démocratie participative.
- Que le 14 Juillet devienne une grande fête tricolore, avec de grands ballets nautiques sur les plages façon Esther Williams.
- Que le tour de France soit désormais disputé par les éléphants du P.S. sur des tricycles, avec arrivée le 14 Juillet sur des rues repeintes en bleu blanc rouge.
- Qu’une mission de service environnemental de 3 mois soit rendue obligatoire pour chaque conducteur de 4x4, renouvelable tous les 50 000 km.
- Que José Bové parte en tandem avec Jean Pierre Coffe dans toutes les écoles de France pour y promouvoir « la bonne bouffe raisonnable ». François Bayrou sera également présent pour administrer une juste torgnole aux mômes qui risqueront un doigt dans le pot de confiture équitable.
- Qu’après 6 mois, et bien qu’ayant adopté le port obligatoire du kilt, tous les Bayrouistes hommes soient renvoyés aux cris de « Souvenez vous des Juppettes ! ».
- Que Geneviève de Fontenay soit élevée au grade de commandeur de la Légion d’Honneur à condition qu’elle défile en deux pièces sur les Champs-Elysées pour le réveillon du 31 Décembre.
- Que Paris obtienne la candidature des Jeux Olympiques en échange de la ratification gagnant-gagnant de la constitution européenne. 90% des épreuves seront décentralisées dans les régions conformément aux nouvelles pratiques régionales en vigueur.
- Que toute personne prononçant la phrase « Mais qui va garder les gosses ? » soit poursuivie pour haute trahison et bannie en Corse, devenue indépendante, paradis fiscal et refuge pour la droite Française sous le haut parrainage de Charles Pasqua.
- Que Johnny Halliday obtienne la nationalité Corse, déclenchant un programme de représailles « Devises contre Nourriture » avec envoi du Charles de Gaulle au large de Bonifacio. A l’ONU, Georges Bush III prononce un discours historique en refusant l’envoi de troupes aéroportées.
- Que toutes les personnes s’appelant Eric et/ou Besson, sont déclarées adoptables à l’étranger, aucun parent Français n’étant capable de se souvenir les avoir enfanté. Eric Serra et Luc Besson créent un studio cinéma en Corse.
- Que Jack Lang soit entarté au Festival de Cannes au moment ou il allait prononcer son célèbre « C’est formidaaaable ! ». La piste terroriste Corse est privilégiée, on a retrouvé une combinaison de plongée siglée Le Grand Bleu.
- Que Azouz Begag écrive un nouveau livre, contre Claude Allègre cette fois, sous le titre de « M’dame, y m’a traité ». Allègre est envoyé en mission d’évaluation du réchauffement planétaire dans tous les réacteurs de centrales nucléaires Françaises.
- Que Yannick Noah soit contraint par arrêté ministériel à faire une campagne d’affichage Sloggi chaque année, sponsorisée par le « Ministère des Droits de l’Homme de la Femme. ».
- Que dans un grand renouveau socialo-centriste, VGE soit accueilli au panthéon après sa mort et que F.Bayrou y prononce un grand discours qui commencera par « Entre ici VGE, avec ton terrible cortège de Jeunes Giscardiens etc , etc… ».
Au moins on rigolera plus qu’avec l’autre Iznogoud là !
20 avril 2007
Libertégalitéfraternité.
Longtemps, je me suis levé de bonne heure… euh, non ! Longtemps, je me suis abstenu de voter (me lever de bonne heure, j’y arrive pas). C’était bien avant Avril 2002, quand j’étais un jeune rebelle, fier d’être un peu con-con, rétif à tous les mots d’ordre, à tout ce qui relevait du collectif, depuis les tribus constituées par affinités musicales jusqu’aux encartés des partis politiques. Ben quoi ! A quoi ça sert d’être jeune sinon !?
Il m’en reste encore pas mal de séquelles aujourd’hui. Si on me traîne dans une association, un syndic de co-propriétaires, une manif’, un groupe de supporter, voire un rallye (uh uh… comprenne qui pourra), je ne tarde jamais à remarquer les tendances naturelles propres aux phénomènes de groupes : les grandes gueules qui prennent la direction du truc, les glandus qui se demandent ce qu’ils font là, les perdus de recherche à qui ont ferait faire n’importe quoi, les absents même quand ils sont là, etc, etc… Oui, je sais, je vous administre une vision gratinée de la chose, d’un manque absolu de nuances, mais que voulez-vous… Je n’ai aucune confiance dans le fonctionnement d’un groupe humain, qui se caractérise pour moi par de grands espoirs lyriques inversement proportionnels à un comportement réel basé sur le plus petit dénominateur commun.
Oui, je fais partie de ces semi-asociaux qui aime la compagnie de mes semblables, mais qui se sent perdu dès que la dite compagnie dépasse une dizaine de personnes. Dans ce cas-là, les timides disparaissent, les idées toutes faites et les clichés reviennent en force, comme dans cette parodie de campagne présidentielle ou on nous à bassinné avec les vâââleurs de la France. Ah, mon dieu (auquel je ne crois pas) ! Toutes ces idées sur les vâââleurs de la France ! Qu’est ce qu’être un bon Français. L’hommage courbé rendu au drapeau tricolore et aux héros de la Nation cités à tour de bras par nos candidats… Tout cela sent bon les banquets commémoratifs ou on pince les fesses de la serveuse, le « je ne veux voir qu’une tête » ou « le chef a toujours raison », et les idées bas de plafond.
Au mieux, ça serait le culte de la famille, celle ou toutes les filles auraient un serre tête, les garçons la raie sur le côté, dans un monde bien propre sur lui ou les emmerdeurs de service seraient tolérés à concurrence qu’ils ne dépassent jamais la période légale de la crise d’adolescence avant de revenir tel l’enfant prodigue qui dira toujours « bonjour à la dame », dans le monde merveilleux de la petite nation dans la prairie…
Ah quel bonheur !
Mais bon… Un jour moi aussi, finalement, je suis allé voter (après ma crise d’adolescence), et je ne sais trop comment cette évolution s’est faite. J’ai grandi, j’ai vieilli, j’ai mûri ? Vous croyez ?
Peut-être pas tant que ça. Peut être que je me suis juste dit qu’au moins ma voix allait annuler celle de mon grand-père préféré, hélas fidèle lecteur du Figaro et admirateur des éditos de Louis Pauwels, l’auteur du « sida mental »- pensait que les chars Soviétiques allait débouler au carrefour de sa banlieue paisible en même temps que les Cocos avec les couteau entre les dents. C’est que le Maréchal Leclerc ne s’en était pas privé lui !
Et puis j’ai goûté aux joies (faut pas exagérer non plus) de l’isoloir. Ce court moment ou tout se bouscule, quand la campagne électorale s’arrête enfin (ouéééé), que d’un seul coup « c’est nous qui décide » avec notre petit bulletin, notre petite enveloppe et le définitif « a voté ».
Pendant ce court instant, c’est le vrai moment ou le sens de république prend sa vraie valeur, toute relative finalement. Pas besoin de s'enrouler dans un drapeau tricolore, ou de se faire expertiser l'adn du cerveau contrairement à ce que certains prétendent. Je choisi, c’est la démocratie, c’est la liberté de voter ou pas, de voter pour un candidat ou de voter blanc (ça m’est arrivé). C’est la relativité de dire que sa voix compte, mais pas plus qu’une autre . Notre fameuse égalité. C’est le petit pincement en pensant que si ma voix ne changera pas grand-chose, elle comptera autant qu’un Lepéniste convaincu (en deux mots, con et vaincu). Ca vaut quand même mieux qu’on puisse tous voter, plutôt que ce droit soit réservé à n’importe quelle élite supposée mieux savoir. La fameuse fraternité de notre jolie devise républicaine.
Alors voilà. Finalement au moment crucial du vote, tout enrobé de ma toute puissance d’électeur plénipotentiaire –statut friable, fugace et incertain au possible- mon choix finit toujours par s’orienter vers celui ou celle qui –je crois- représente le mieux cet intenable axiome. Celui ou celle qui me semble le plus apte à défendre les valeurs (puisque de programmes ou d’idées il n’est plus question) de liberté, d’égalité, de fraternité. C'est mon patriotisme à moi, et je ne lui donne pas de frontières.
Et tant pis si je deviens un vieux con. De toute façon, ça va pas aller en s’arrangeant !
J

16 avril 2007
Le Bloggeur, Cet Inconnu !
Ah le bloggeur ! Qui est il, d’où vient il, que fait il, et ces jours ci… pour qui va-t-il voter ?
C’est le genre de question qu’on se pose en ce moment dans les médias, au vu de la glorieuse incertitude de cette élection présidentielle. Alors il est de bon ton de s’interroger sur cette communauté étrange et insaisissable que sont les internautes, les bloggeurs et tous les agités du web : que veulent ils ? Qui sont ils ? Qu’est ce qu’ils feront ?
C’est que tout indice susceptible d’éclairer un peu sur ces 30% à 40% d’électeurs indécis, ces insondables qui ne veulent surtout pas l’être, ces sans téléphone fixe qu’on ne peut interroger, ces tacticiens démoniaques du vote alternatif fouteur de merde… serait plus que bienvenu pour alimenter un peu ces derniers jours de course à l’échalote.
Sous couvert d’information, il en va donc de quelques agitations supplémentaires pour les jours à venir, plutôt que du décryptage des raisons profondes pour lesquelles l’électeur est devenu si virtuel, si volatile, si inconstant. Et comment ça se fait-il donc que le discours politique ne prend plus avec eux ?
Ce sont les premières choses qui me sont venues à l’esprit en regardant (assez distraitement) l’émission Rispostes de Serge Moati dimanche.
Et –ce n’est pas la première fois que je m’en fais la réflexion – le moins qu’on puisse dire c’est que les médias traditionnels, et surtout la télévision, sont d’un conformisme affligeant quand ils s’intéressent à la blogosphère.
C'est-à-dire qu’ils ne se foulent pas trop : la blogosphère c’est soit Versac, soir Loïc Le Meur. Et puis voilà ! Les autres c’est déjà plus rare…
Je ne vais pas faire ici et maintenant une longue analyse des raisons de l’émergence des bloggeurs dans les autres médias, célébrée officiellement lors des débats sur la constitution européenne. Il y aurait beaucoup à en dire pourtant. Je ne vais pas m’en plaindre non plus, même s’il y a des raisons.
La seule chose que je veux souligner, c’est que franchement les médias institutionnels comme la télé font preuve d’une désespérante pauvreté d’esprit en limitant leurs invitations à quelques figures emblématiques de la blogosphère Française.
Certes Loïc Le Meur est un assoiffé du genre, et je ne peux m’empêcher de faire un rapprochement entre sa quête éperdue de reconnaissance et de pouvoir, son « moi, moi, mon moi » et le candidat qu’il a choisi de soutenir officiellement et politiquement. Il y a peut être eu clonage génétique du cerveau pour reprendre des idées chères au candidat de l’UMP.
Certes Versac a engagé son blog dans le débat public et les idées politiques et cela de longue date. C’est bien son droit. Mais j’ai sans doute et à tort me monstrueux à priori de penser que son esprit d’entreprise et sa bonne bouille de Besancenot Versaillais (hu hu hu, pardon, j’ai pas pu m’en empêcher) paraît plus représentative de « l’internaute idéal » aux yeux de la télé, qu’une Mme Truc ou Mr Machin, toute aussi blogo-prolixe mais âgée de 65 ans, et s’exprimant comme Jackie Sardou, l’intelligence en plus.
Ou alors c’est que j’ai pas de bol ! C’est que c’est la faute à pas de chances mais quand j’ouvre ma télé et que j’entend (rarement c'est vrai) le mot « blog » alors, 9 fois sur 10, je vois les tronches à Loïc Le Meur ou à Versac.
Encore une fois, que je sois bien clair, je ne leur en veux pas de répondre aux invitations qu’on leur propose, et éventuellement au passage, de faire avancer leur petite entreprise personnelle.
Et je ne prêche pas pour moi-même, en tant que grand talent injustement méconnu et oublié, hu hu hu... M’en fous de la télé, et n’ai aucune envie particulière d’y amener ma tronche.
Mais je ne reconnais pas à la télévision, et entre autres à ceux qui préparent des émissions un peu « sérieuses » comme Ripostes, ou Arrêt Sur Image, cette représentation de la blogosphère à travers nos deux illustres génies blogosphériques. C’est pourtant, ce qui en sous-main tend à être accrédité par leur visibilité répétée pour le téléspectateur très moyen que je suis.
Quelques soient leurs qualités, ni l’un, ni l’autre, ni moi, ni personne ne sommes représentatifs de la blogosphère. Nous ne sommes pas plus des experts sociologues aptes à la décrire, et encore moins autorisés par qui que ce soit à la représenter. Au mieux nous n’en sommes qu’un témoin et/ou acteur parmi d’autres. Parmi les milliers de blogs qui apparaissent ou disparaissent chaque jour, si vite, qu’il est bien délicat de s’en faire une représentation globale.
D’autant plus délicat, que ce n’est pas nous mais une représentation de nous-même que nous offrons sur nos blogs vis nos pseudos. Et que, de la sincérité et l’honnêteté la plus vraie jusqu’à la mythomanie ou schizophrénie la plus achevée, bien malin qui pourra dire qui et quoi est véritablement à l’œuvre derrière chaque pseudo.
Pourtant les médias n’ignorent plus le monde virtuel. Journaux, radios, journalistes s’en servent aujourd’hui, au pire pour occuper le terrain, au mieux pour renouveler l’exercice de leur métier. Idem à la télé, l’équipe d’Arrêt Sur Images qui a invité Versac par exemple comprend au moins 2 bloggeurs très actifs (Daniel Schneidermann et David Abiker) entre autres. Les journalistes de Libé (qui ont fait le portrait de LLM) sont nombreux à animer un blog, et certains d’entre eux qui ont quitté le journal ont fondé un site d’information « Rue 89.com ». Etc, etc…
Alors s’il vous plaît messieurs les animateurs télé, vous qui êtes si prompts à vous saisir de tous les conservatismes pour les exposer et en susciter la critique, si prompts à fustiger et à réclamer des explications, si prompts à réussir l’exploit de vous élever au dessus du débat tout en ne sortant presque jamais des petites phrases de la com’ politique… Vous qui justement vous étonnez parfois d'être vu comme les complices bien pensants d'une pensée dite "unique" (faudrait il encore qu'elle pense vraiment) et bien justement, sortez un peu de vos habitudes, de votre propre sens du « moindre effort ».
Quand vous voudrez parler de la blogosphère, plutôt que d’ouvrir votre carnet d’adresse et de vous référer à vos seuls réflexes favorisant ceux ou celles qui jouent le jeu du hasard de l’incrustation par influence. Cherchez, enquêtez, découvrez et faites connaître les innombrables internautes qui apportent un regard intéressant et un peu moins conventionnel. Bref, faites votre métier.
Et évitez nous la pipolisation de vos « bloggeurs modèles ». Invitez Versac, invitez Loïc Le Meur, et aussi beaucoup d’autres qui ont tout autant et parfois mieux à dire. Je vous regarderai avec un peu plus d’intérêt.





