L a V i t a N u d a

"C'est aveuglant de clarté." Woody ALLEN

28 octobre 2005

En route...

lagaflvn

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27 octobre 2005

Objet Mythique ?

Dès fois on a de ces idées de notes !!!

Celle-ci vient d'un post de Samantdi ou dans une phrase elle évoque les tandems à 3 roues.
Moi le tandem, je trouve que c'est un objet étonnant, mais... sur le moment, je me suis dit : 3 roues !!! Mais les tandems n'ont pas 3 roues !?
Comme je n'ai jamais possédé ce genre d'engin j'ai mené ma petite enquête.

Pour moi le tandem c'est un truc un peu mythique qui sent bon le Front Populaire, les premiers congés payés des grands parents d'Amélie Poulain, les chansons de Trenet ou Maurice Chevalier, la voix d'Arletty et tout ça... Un peu comme ici :

tandem8

Comme vous pouvez le constater, un tandem en tout cas, n'a que 2 roues.
Mais en continuant à chercher, je me suis aperçu que déjà très tôt, le tandem pouvait induire une certaine liberté de moeurs. Ce qui permet d'expliquer pourquoi à l'époque les congés payés étaient vu par certains d'un si mauvais oeil.

tandem7

Heureusement que l'éthique sportive redonnait un sens moral à tout cela. Quoique la réputation des cyclistes un peu bêtassous s'applique aussi au tandem comme vous pouvez le voir là :

tandem1

Il n'a pas tout compris le p'tit gars, ou alors c'est un célibataire endurçi et à roulettes.
En continuant mes recherches sur le tandem à trois roues, je me suis rendu compte que le génie humain s'était totalement exprimé autour de cet objet.
Ainsi quelques feignants, révoltés à l'idée du moindre effort physique, ou ayant un sens absolu du confort, ont pensé à ça :

tandem6

Mais vous savez ce que c'est, dans un tandem c'est un peu comme dans les couples, on voit tout de suite lequel des deux fait plus d'effort que l'autre :

tridem1

Quoique dans ce cas, ils ne sont plus deux, mais trois. Mais toujours sur deux roues !!!
Est ce un tridem alors ? En tout cas, les tire au flanc ont de la suite dans les idées :

tandem3

On en arrive à des objets hybrides qu'on ne saurait trop comment qualifier : tridem, multidem, bidulodem ?
Par exemple, ce tandem bizarre ! Il devait leur rester quelques poutrelles métalliques dont ils ne savaient pas quoi faire !!

tandem5

On en arrive même à des designs de tandem sortis du cervau malade d'un ingénieur de la Nasa atteint d'encéphalite spongiforme Shadokienne. Mais toujours 2 roues !!!

tandem2

Et ne croyez pas que plus on met de monde, plus il faut de roues. Non, non, non... Cela n'a rien à voir. Le tandem aura donc deux roues on ne sera pas, fut-il une sorte de quadridem !

quadridem1

J'ai eu beau faire, pas de tandem à trois roues !
A 3 roues, je n'ai trouvé que ceci... un objet tout aussi mythique d'ailleurs.

:-)

trycicle

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26 octobre 2005

Option régression.

Je ne sais pas pour vous, mais moi quand on commence à me polluer à coups de "trop de boulot à faire" en "pas assez de temps" alors que "personne n'a voulu se bouger à l'avance", pour compenser la montée en pression j'ai tendance à développer des comportements régressifs.

Histoire d'équilibrer le tout.

Je traite tout par la dérision afin d'éviter d'exploser à la face de mes supérieurs rachitiques (plutôt enrobés en fait), et je repense à des objets d'évasion de mon enfance : Gaston Lagaffe, l'Alinéa, le Muppet Show, Gribouille ou les Gateaux au chocolat...

Alors aujourd'hui j'ai élu Ernest et Bart comme soutien psychologique à ma journée régressive. Mais siiiii ! Souvenez-vous... Ernest et Bart !!!

ernest_bart

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25 octobre 2005

Aujourd'hui...

Aujourd'hui, vraiment pas le temps...

...mais... comme je le disais à Vinvin je crois, en plus de la Linéa j'aimais bien Gribouille aussi. Ca tombe bien, c'est un peu une métaphore de ma journée d'aujourd'hui !

A plus tard !

gribouille_01

gribouille_02

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24 octobre 2005

Faut il monter ou descendre de l'ascenceur social ?

Vous avez entendu parler de ce fait divers atroce, ce couple tellement superméga endetté qu'ils ont voulu tous se supprimer, mais etc...

Sans revenir sur les circonstances particulières de... je ne sais même pas comment qualifier cet acte... il y a quand même quelque chose qui me chagrine à l'arrière plan de cette histoire.

Je voudrais savoir si on peut réellement s'étonner que des cas aussi extrêmes que ceux là apparaissent ?
Quand l'école ne réussit plus (encore moins qu'avant) à produire de la "mixité sociale" comme on dit : à mélanger les origines sociales, économiques, ethniques, religieuses, culturelles... Mais que les résultats semblent montrer que l'élite entretient de plus en plus l'élite, et laisse de plus en plus "la marge" dans la marge quand ce n'est pas encore plus loin...

Quand pendant des années on a vendu la course aux résultats scolaires et aux diplômes comme la seule issue pour se constituer le bagage permettant de se construire un avenir. Mais qu'à l'arrivée le chômage des jeunes en France est le plus fort des pays européens, que les surdiplômés se baladent de stages gratuits en CDD merdiques et n'ont pas d'autres choix que de rentrer dans la vie active de plus en plus tard et de plus en plus mal.

D'ailleurs dans nos résultats scolaires est ce qu'il y en a un petit morceau dédié à l'apprentissage de la gestion de son budget ? Gamin on m'a appris à calculer les intérêts d'un compte épargne. Peut être qu'aujourd'hui il faudrait apprendre aux gosses à gérer leurs revenus, calculer la limite de leur endettement possible et savoir comment apprendre à gérer le crédit puisqu'il devient de plus en plus nécessaire ?

Quand les salariés (ceux qui ont la chance de le devenir) sont de plus en plus traités comme une simple variable d'ajustement de profits, responsabilisés dans l'atteinte d'objectifs, mais infantilisés sur tous les autres plans. Quand ils évoluent avec l'incertitude du lendemain, mais la certitude d'être exposés à tous les risques sans réelle contreparties ni autres recours que l'aide de leurs aînés ou l'ANPE.

Quand à 45 ans on est déjà considéré comme un inadapté professionnel, qu'à 50 on ne fait plus l'objet de promotion, de formation, de responsabilités supplémentaires. Et qu'à 58 on est poussé à la porte de la pré-retraite.

Quand on est une femme et qu'avoir un enfant est considéré "off the record" comme une atteinte aux valeurs de l'entreprise. Que les mots parité et égalité de traitement et de salaires ne franchissent jamais beaucoup plus que les "Chartes d'Engagements" des entreprises pourtant mises en valeur sur les murs dans de jolis cadres en aluminium anodisé.

Quand on parque les gens en fonction de leurs revenus. Les plus riches dans les centres villes cossus. Les moins riches en proche banlieue ou dans les kolkhozes pavillionnaires pour cadre moyen avec réglement intérieur sur les heures d'utilisation des tondeuses. Et les plus pauvres, ailleurs... dans les "quartiers", l'étiquette politiquement correcte dont on affuble les zones plus ou moins marquées par le "sauvageonisme", auquel on ne répond que par les flics, ou pire, l'indifférence et le silence (sauf pour des effets de manche en période électorale).

Quand tout concours de plus en plus à ne confier des espoirs d'une vie meilleure qu'en gagnant au loto, ou à Euro Millions. Que de pouvoir être reconnu en tant qu'individu n'est plus pour beaucoup que la possibilité de porter les signes extérieures de la réussite et de l'appartenance au "vrai monde" : la belle bagnole, l'écran plat, l'abonnement aux chaînes numériques, les vacances exotiques, les fringues marquées et siglées qui vont bien... que sais-je encore.

Quand le surendettement devient la règle pour échapper aux accidents de la vie, mais des accidents qui sont de plus en plus fréquents : chômage, divorce, dépressions...(80% des cas de surendettement se produisent à partir de ces évènements). Faut il alors s'étonner de ne pas trouver plus de monde encore pour utiliser la course au crédit pour racheter et sauvegarder à tout prix (ca va de soi) l'apparence de la respectabilité sur laquelle on est jugé en permanence (les 20% restants ?). Et sans laquelle on est jeté dans un tas d'ordures à peine considéré comme recyclable ?

Quand le désir de devenir quelqu'un n'est plus que dans l'incarnation et l'illusion qu'on trouve en participant à Star Ac', Pop bidule, KohChonnerie, Ile de l'abrutissement. Ou en se payant les boucs émissaires bien rémunérés de Ferme Débilité et autres...

Quand de nos soucis on n'a pas d'autre réflexe que de les donner en pâture aux éboueurs collectifs que sont les Delarue, et autres Bataille et Fontaine ou C'est MonChoix de Naze... Quand ce n'est pas notre famille que nous sacrifions au spectacle contre un peu de reconnaissance pour qu'on les élève mieux que nous le pouvons, qu'on nous apprenne à faire le ménage ou à s'habiller et vivre comme un garçon capilliculteur résidant dans le Marais.
Quand on est prêt à s'humilier à ce point pour juste s'acheter un peu d'admiration et de considération. Encouragés par tous ceux qui vendent "en professionnel" -parce que paraît-il, ils seraient acteurs, "artistes", ou juste mériteraient de le devenir - tout ce qui leur arrive de vrai ou de faux, afin surtout de ne pas quitter le devant de la scène et risquer qu'on les oublie. Alors qu'ils n'existent même pas. Qu'ils n'ont jamais réellement existé.

Quand on peut en venir à ne même plus penser qu'une vie puisse être vécue autrement qu'à travers ce parcours de contraintes et de faux désirs en carton pâte... peut-on vraiment s'étonner qu'un jour ou l'autre on trouve des gens, des couples, des familles, des groupes entiers prêts à donner et/ou recevoir la mort aussitôt qu'un élément du réel vient faire vaciller une illusion qui a même remplacé nos rêves.

C'est cette illusion qui n'est même pas un rêve, pas le notre en tout cas mais celui qui sert de leitmotiv à un ciment de pacotille, qui apparaît de plus en plus souvent comme le dernier ascenceur social.

L'ascenceur vers l'échafaud ?

andygoldsorhty3

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21 octobre 2005

Fin de semaine.

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Les vidéos de l'Alinéa sont visibles ici : Les Videos de l’Alinéa

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20 octobre 2005

J'ai vu deux fois le plus mauvais film du monde.

Il y a des choses dont on ne se vante pas !

Mais pour éviter que ce blog ne tombe dans un sérieux Jospinien qui rigole que quand il se brûle, ma fois, il n’est pas inutile que je raconte comment j’ai vu deux fois le plus mauvais film du monde.

Je crois avoir déjà raconté comment j’allais voir pleins de concerts gratos, grâce à mon père qui travaillait pour une société de disques. Ce qui me permettait de voir pleins de groupes pas connus, auxquels j’avais du mal à traîner mes amis pas curieux. Et comment je jouais au père Noël en distribuant gratuitement des tickets à ceux qui n’en avaient pas, et poireautaient à l’entrée du concert.

Mais cette fois-ci, il s’agissait d’un film.

Tout content, mon père avait ramené des entrées de cinéma pour aller voir CE groupe et me les avait tendues d’un air de celui qui offre un cadeau d’une valeur inestimable à son fils. En dehors du fait q’il s’agissait pour lui d’éviter à y aller, il était surtout incapable de concevoir que nos goûts musicaux étaient aux antipodes. En tout cas, qu’un cadeau n’annule pas tout refus chez moi d’une certaine fidélité aux dits goûts. Et quand on est ado, nos goûts musicaux on y tient contre vents et marées. C’est une question d’honneur.

Aussi quand j’avais découvert le nom du film sur les tickets, passé ce premier moment de stupeur (« mais comment peut il penser à moi pour aller voir CA ! »), j’avais osé remettre en question son sens musical et sa générosité parfois un peu calculé. Hélas… Je ne fis que déclencher une crise paternelle mêlant acte autoritaire et désaveu de mes orientations musicales de l’époque. Un psychodrame s’ensuivit, comme certaines familles savent en fabriquer. Et je n’eu que comme seul compromis possible que d’y aller avec lui. Sans doute avait il l’intention de me prouver à quel point j’étais dans l’erreur par rapport à l’appréciation toute faite de ce chef d’œuvre du 7ème art, qu’il avait lui-même vu en projection privée au préalable.

Peut être faut il que je précise qu’en pleine période post-punk, j’aimais la musique qui jouait fort, ou avec des morceaux de bruits bizarres dedans (selon la critique familiale). Tandis que mon père lui, a toujours aimé la musique qu’il décrit comme « c’est bien fait ». Il faut comprendre par ce « c’est bien fait » n’importe quelle musique ou le chanteur chante juste (même des trucs sans intérêt), et ou la production immaculée garantit une écoute digne d’un standard hi-fi-pro-logic-dolby-machin-chose sans rapport obligé avec le talent des compositeurs.

Bref, un gouffre esthético-musical nous séparait, voire nous opposait régulièrement (et même encore aujourd’hui).

Hélas, je ne pouvais pas échapper à la vision de ce film et à ses espoirs de me voir regagner au passage le chemin du bon goût qu’il défendait.

C’est comme ça que je me suis retrouvé à… (kof, kof…), assis au cinéma pour regarder (gnîîîîî…)… ce monument passé à la postérité qu’est : Can’t Stop The Music, le film des Village People.

Ce fut une heure et demie consternante.

Non seulement ce film était d’une nullité absolue, une sorte de comédie kitschissime qu’à côté de ça Michou ou Queer passerait pour des Benoit XVI ou des Moudjahiddin du peuple.

Non seulement, la galaxie disco, et surtout celle des Village People était à l’opposé de mes goûts et convictions musicales.

Non seulement ce film sortait sur les écrans, dans la fin de la queue (hum !) de la comète disco, et était avant sa sortie vouée à un rapide statut has been, voire même de never been.

Non seulement on m’a infligé ce spectacle gay pride (bien avant l’heure il faut le reconnaître) d’un indien, un motard, un conducteur de travaux, un motard moustachu en cuir… exhibant leurs fesses huilées au milieu d’éphèbes sélectionnés dans un catalogue La Redoute Pour Nous Les Zoms, dans des scènes gentiment homoérotiques à double sens (re-hum) et totalement ineptes.

Mais en plus… mon père trouvait ça « vachement bien fait »…

… J’avoue… J’ai eu des doutes quand à ce que finalement, en la matière (re-re-hum), il définissait comme « vachement bien fait ».

Le retour à la maison se fit dans un quasi mutisme total. Ses questions « alors, t’as pas trouvé ça bien fait ? » n’attirant qu’un grognement incompréhensible signifiant : « pitié, ça suffit ».

Je me mis à refouler tout à fait consciemment cet épisode grotesque de ma vie dans les poubelles de ma propre histoire, espérant que personne n’en entende jamais parler : ni amis, ni ennemis, ni famille… personne j’vous dis !

Hélas, c’était sans compter avec un coup du sort.

Quelques semaines plus tard j’étais en retard pour rentrer chez moi alors que m’attendait un vague camarade à qui j’avais promis de filer mes notes pour son exposé. Vraiment très vague le camarade, plutôt une connaissance quoi.

Mais mon père était déjà à la maison. Aller savoir comment, ils parlèrent ensemble et l’autre lui fit part de son goût pour la musique disco (définitivement pas un pote). Et voilà mon père qui au moment ou j’arrive, est tout fier de m’annoncer qu’il a offert 1 pass à… à l’aut’ là… pour aller voir Can’t Stop The Music, le film des Village People qui a fait 10 entrées (dont 3 payantes) en 3 mois. Mais qu’il faut que je l’accompagne car l’entrée ne peut se faire qu’avec l’autre pass nominatif. Il faut donc que je m’y colle, car c’est mon pote (rhâââââ !) qui veut voir ce film tellement « bien fait ».

Croyez le si vous voulez, mais devant la tête de ravi de la crèche de l’autre naze, j’ai pas eu le cœur à refuser.

Et c’est comme ça que je suis allé m’enquiller (re-re-re-re-hum) Can’t Stop The Music une seconde fois.

Pourquoi je vous raconte tout ça. Ben parce que je viens de lire une critique de ce film, et le gars ne trouve dans ce King Of Navets qu’une seule chose à sauver : le côté joyeux, insouciant et totalement degré zéro qui allait disparaître quelques mois plus tard avec le début des tristes années Sida.

Et pourquoi une critique ? Ben parce que cette « chose » ressort en DVD : voir ici

Je vais peut être l’acheter à mon père, pour voir si il trouve toujours ça « bien fait » !

La vengeance est un plat qui se mange froid, même très longtemps après.

andyglodswotrhy1

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19 octobre 2005

La Vie DéBlogue !

Ce matin, après les posts de Samantdi, Kozlika, Janu et plusieurs autres à propos de la mésaventure de ce prof contraint à fermer son blog sous le prétexte qu'il y exposait un peu trop sa vie personnelle, je suis allé voir la page "blogs" de libé online.

Il apparaît que le boum des blogs n'en finit pas de surprendre les profs et l'administration, dépassée et débordée tout autant par les blogs des élèves, que ceux de leurs collègues profs parfois (comme le montre cette mésaventure de G. sur laquelle je ne reviens pas pour l'instant) et les parents.
La pratique bloguienne, comme chatter sur MSN s'est installé durablement chez les enfants, les ados, et aussi les adultes. Ce n'est pas pour rien que le terme blog, est le mot le plus visité sur le dictionnaire en ligne Webster.

Entre étonnement et désappointement (texte 1)  devant les blogs qui stigmatisent les profs, ceux ci sont parfois tentés de réagir violemment alors qu'il ne s'agit le plus souvent de pas grand chose de plus que des commentaires qui de toute façon s'échangent dans les cours de récré. Dire du mal (ou du bien) des profs, quoi de plus naturel pour un élève ? Mais ces avis d'adultes parfois tranchés s'avèrent souvent plus mesurés dès que ces blogs sont lus.
Signe qu'avant de s'emballer il vaudrait mieux aller lire et discuter avec les auteurs.

Malheureusement, tout ne se passe pas toujours avec autant d'à propos. Il y a ainsi des exemples d'exclusion définitive d'élèves, comme si le blog était assimilable à un signe ostensible de délinquance (texte2). Tout cela ressemble fort à l'écrasement d'une tête d'épingle au marteau piqueur, et signe que l'éducation nationale panique facilement parfois pour pas grand-chose, voulant faire de la discipline façon pensionnat de chavagnes là ou un simple dialogue suffirait à remettre les choses au point.

C'est que juridiquement aucun texte ne régit en propre l'utilisation des blogs, qui sont soumis aux lois sur la diffamation, droit à l'image, incitation à la haine, etc... Entre ces textes, les règlements des établissements scolaires et la jurisprudence, il apparaît que rien n'est clair aujourd'hui sur la place des blogs dans la vie scolaire et la façon dont il faudrait pouvoir en apprécier les dérives (texte3).
Ceci dit, pas besoin de faire débouler un arsenal juridique pour faire preuve de bon sens et de volonté de dialogue. Dialogue ? N'est ce pas d'ailleurs un des atouts des blogs ?

Ce bon sens, on serait en droit de l'attendre des éducateurs, de leur encadrement, des parents et des organisations de parents d'élèves. Et un peu moins des enfants, puisque l'éducation a justement pour but de les former au "bon sens" (je n'aime pas cette expression, mais je l'utilise ici pour plus de commodité) à travers l'acquisition du savoir et de l'autonomie.

Certains profs, bloggeurs eux même (ou pas), font cette démarche. Ils sont probablement les plus nombreux, mais bien sûr ce ne sont pas leurs expériences qui seront reprises dans les médias comme valeur d'exemple. Histoire d'équilibrer les sois-disants méfait bloguiens (texte4).

Les blogs paraissent ainsi former une sorte de réservoir à fantasmes contemporains : l'expression individuelle comme droit inaliénable et supérieur à tout autre, la relation à la médiatisation et à une pseudo célébrité, l'image de soi et des autres... Mais aussi à de vraies questions sur les conséquences de nos nouveaux outils numériques, à propos desquelles curieusement (pour leurs détracteurs), les bloggeurs eux même paraissent être bien plus conscients, critiques et avertis... que les défenseurs d'une éthique étriquée, rabougrie et repliée sur elle-même.

Messieurs les censeurs, donnez vous la peine de vous intéresser à ce qui vous inquiète. Vous apprendrez à comprendre (un comble pour l'éducation nationale !?), discuter et à sortir de réflexes d'arrière gardes et d'ores et déjà condamnés par le temps qui passe.

andyglodswotrhy27

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18 octobre 2005

J'adoooooooooooooore !

C’est la période des défilés. Des défilés de mode je veux dire !

Moi qui n’ai jamais assisté à un défilé de mode, qui ne lit les journaux féminins que dans la salle d’attente d’un médecin parce que ça ou Voici ou le Quotidien du Médecin c’est pareil, autant vous dire que je ne suis vraiment pas au courant de cet incontournable –pour beaucoup – de l’existence : la mode et les défilés de mode.

Mais, désormais il y a bien peu de journaux qui échappent à ce « marronnier » ! Alors je ne résiste pas à vous faire partager quelques extraits de ces choses édifiantes que j’ai appris récemment grâce au supplément mode offert gratuitement avec Courrier International.

« Marc Jacobs c’est le nouveau Calvin Klein. » (O.Zahm, Rédacteur en Chef de Purple).

« Après s’être rendue compte qu’elle (Michelle Alves, Top Model) ne faisait que du commercial, et non pas de la mode, elle a imposé à son agence de l’époque un changement d’orientation. » (P.Lacerda, journaliste à Oi).

« Aujourd’hui la mode est un style de vie… Pour moi le plus important c’est la pensée créative… Après tout la mode est une affaire trop sérieuse pour être prise au sérieux » (R.Rodrigues, directeur artisique à Oi).

« On est dans un registre plus cool… Même s’il faut pour cela dépenser des milliers de dollars !» (B.Mc Donald et K. Inderbitzen Waller, directeur et rédactrice de mode à Pavement).

« J’ai tellement de jeans que je n’en sais plus le nombre. Honnêtement je dois bien en avoir près de 300. Ca peut paraître un peu dingue, mais il n’est pas question que j’en jette un seul… » (M.S. Jarrett rédacteur en chef à Nylon).

« Ce qui est à la mode en ce moment c’est d’aller à une fashion party, d’être habillé très à la mode et de dire : « je ne m’intéresse pas à la mode. » Mais, comme les acteurs de la mode ont répété ça à l’envi, les gens « ordinaires » commencent à le dire aussi. Ce qui peut devenir problématique pour cette industrie, parce que la mode doit vendre à ces gens ordinaires »

« Nous avons édité un DVD et un livre consacrés à Duncan Wong, le maître yogi qui s’occupe entre autres de Madonna et Sting » (M.Sugatsuke, rédacteur en chef de Composite).

« L’assistance a retenu son souffle lorsque Burberry a affiché un blazer croisé, gonflé aux pectoraux et cintré à la taille. » (S.Menkes, critique de mode).

J’ai bien ri en lisant ces grands maiiiitres de la mode.

Et puis j’ai lu ça aussi, qui date de… 1967.

« Et comme la mode est un phénomène d’initiation, la parole y remplit naturellement une fonction didactique : le texte de mode représente en quelque sorte la parole autoritaire de celui qui sait tout derrière l’apparence confuse ou incomplète des formes visibles… d’autant que la connaissance de la mode n’est pas gratuite : elle comporte pour ceux qui s’en tiennent exclus une sanction : la marque déshonorante du démodé…

La mode ne peut se définir que par elle-même, car la mode n’est qu’un vêtement, et le vêtement de mode n’est jamais rien d’autre que ce que la mode en décide…

La mode doit projeter le modèle aristocratique, source de son prestige… mais elle doit en même temps représenter d’une manière euphorique, le monde de ses consommateurs… ».

Et j’ai bien ri une deuxième fois.

andyglodswotrhy30

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17 octobre 2005

Autant en Emporte la Décroissance.

A la demande générale de Samantdi qui a bien aimé mon post sur la croissance, voici le nouveau petit cours de LVN, sur cette idée étrange de décroissance.

Comme ça à première vue, l’idée de décroissance fout les jetons. Ca sent la crise, la ruine, la faillite, la banqueroute, la pauvreté. Brrr, d’un seul coup il fait froid ici !
Mais l’idée de décroissance est à mettre en parallèle avec la fin de la pensée selon laquelle les richesses naturelles sont inépuisables et que les sources de profits qu’on peut en retirer le sont également.
Le sommet de Rio (si tu vas à…) avait fait naître au grand jour la notion de développement durable dans lequel le développement de l’humanité doit aller de pair avec l’entretien et la préservation des ressources naturelles : ne pas polluer l’eau plus vite qu’elle ne peut se régénérer, ne pas bouffer les poissons avant qu’ils ne se soient reproduits en quantité suffisante, etc…

L’idée est toute simple en fait. Plutôt que de gaspiller nos ressources (en eau, en poissons, etc…) jusqu’à risquer de les éteindre totalement (la mer d’Aral, les anchois ou les baleines par exemple), il est important d’en gaspiller moins. Qui dit moins gaspiller, dit moins (ou mieux si on préfère) consommer, donc provoquer un phénomène de décroissance la ou il y a surexploitation.
On interdit aux pêcheurs de pécher telle ou telle espèce, on introduit des quotas, les pêcheurs restent au port et au chômage, les prix augmentent car il n’y a plus d’abondance, les états essaient de tricher avec les régulations proposées… voilà quelques exemples de conséquences d’un processus de décroissance.
Mais si la ressource vient à disparaître à force d’exploitation non régulée, à quel genre de décroissance faudra t’il s’attendre ?

Gouverner c’est prévoir. L’état intervient pour investir dans des projets économiques. Mais il peut tout autant intervenir pour « décroitre ». Généralement il le fait quand il est trop tard (plan sur la sidérurgie, le textile ou les mines en France).
Plus rarement afin de "gérer" un secteur économique. Toujours le même exemple : corriger et compenser la course à la productivité des pêcheurs d’anchois avant qu’il ne soit trop tard.
Mais bouh, l’état intervenir dans l’économie ? Pouacre disent les libéraux !
On retombe sur l’idée d’une croissance qualitative plutôt que quantitative, ce que certains ont baptisé « croissance zéro ».

Un autre exemple ou la décroissance peut s’avérer un bienfait ?
Prenons l’exemple de ces pays du sud, ne disposant pas de main d’œuvre qualifiée, de secteur économique fort, ni de liquidités financières importantes. Oui, oui, ça fait du monde tout ça !
Les institutions internationales et les pays riches les encouragent à se concentrer, à se spécialiser dans une ou plusieurs monocultures : faites du café, du cacao, du sucre… On vous subventionnera, c'est-à-dire on vous prêtera de l’argent en échange d’autre chose (concessions pétrolières par exemple).
Ce n’est pas par bonté d’âme mais plutôt parce que Le Canada, la Suisse ne vont pas s’énerver à être plus concurrentiel que la Côte d’Ivoire ou le Costa Rica pour produire des bananes par exemple !

Pour stimuler la croissance de leur nation, les pays du sud se lancent donc dans une monoculture exportatrice. Ce qui, sur les marchés internationaux, leur permet d’obtenir des devises en échange de leurs exportations.
En apparence tout va bien !

Sauf que l’argent investi dans la monoculture de la banane entraîne un affaiblissement des autres secteurs. La population se déplace vers la monoculture attirée par les emplois et les salaires plus sûrs, elle abandonne d’autres activités agricoles vivrières, ainsi que tout le tissu marchand et artisanal qui l’accompagnait.
Les besoins que pouvait couvrir pour lui-même le pays (autres cultures vivrières, élevage, secteur marchand) doivent maintenant être couverts en ayant de plus en plus recours à l’importation.
Et c'est qu'il faut en vendre des bananes pour répondre à ces nouveaux besoins !!!
L’état fait donc appel au crédit international pour trouver de nouvelles liquidités et augmenter la productivité du pays en bananes, la seule rémunératrice. Il renforce donc le cycle de dépendance à sa monoculture.
Mais la seule chose qui n’est pas extensible, c’est l’estomac des consommateurs. De surproduction en surproduction, la course à la « krouassance banane » finit par atteindre son seuil maximum.

Pour tous les pays producteurs de banane qui se tirent la bourre à la survie, la catastrophe annoncée arrive : crise de surproduction.
Les pays acheteurs et distributeurs  spéculent à la baisse, et mettent à genoux les pays producteurs par la vente à perte. Alors que d’un autre côté ils touchent également les intérêts de l’argent prêté pour constituer cette monoculture ainsi que les profits nés des importations rendues encore plus nécessaires. Les pays les plus riches déversent ainsi leurs surplus agricoles dans les pays favorisant la monoculture, en étant eux-même abrités derrières des politiques protectrices comme la PAC.

Mais vous et moi on ne mange pas que des bananes, on ne sait plus quoi en faire de ces bananes, le marché banane s’écroule sous son propre poids. C’est la ruine ! D’autant plus que la monoculture par son effet destructeur sur les autres activités a supprimé celles qui auraient permis d’amortir le choc et qu’il faut en plus rembourser les emprunts toujours plus importants qui alourdissent la dette.

Après il serait intéressant de raconter la façon dont interviennent les « experts » du FMI pour « sauver la situation » et qui très souvent n’ont fait que provoquer écroulement social, misère, famine et guerres dont on s’étonne dans les journaux (mais c’est l’Afrique hein ! Ils sont pas vraiment « adultes » ces gens là !!!). Ce sera pour une autre note.

Si vous voulez lire un bon traité économique là-dessus je vous conseille « Obélix et Compagnie ». « Farpaitement » tout y est ! Il suffit de remplacer les mots dollars par sesterce. On y raconte la monoculture du menhir, l’influence de l’état Romain et des élites très intelligentes et très stupides à la fois (« moi y en a t’expliquer »), le marketing d’un produit inutile, le comportement irrationnel des consommateurs (ils sont fous ces romains) et des producteurs (« il est frais mon menhir il est frais »), la fuite en avant par le crédit (la création de monnaie) et le bim boum badaboum final. Sauf que c’est vachement plus rigolo que mon post.

Comme quoi il vaut mieux gérer au plus juste un processus de décroissance, plutôt que d’arriver à ce moment de décroissance forcée qu’on appelle crise économique. Malheureusement, ceux qui retirent le plus de profits des politiques de croissances dirigées, sont aussi ceux qui ont les moyens de s’en préserver au moment ou ça commence à sentir le roussi.

Enfin, si vous trouvez normal que certains aient pour souci d’acheter une troisième voiture pour remplir un garage plus grand que leur maison, alors que d’autres n’ont que le choix de quitter leur pays pour ramasser nos poubelles, peut être que le concept de décroissance vous restera totalement hermétique. Encore une fois, le partage de la richesse est au cœur du problème.

andyglodswotrhy10

Posté par LaVitaNuda à 13:30 - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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