Parfois le matin je me réveille vraiment (je ne parle pas de l’état semi comateux matinal qui ne s’efface à regrets qu’après un grand café sucré, mais du vrai réveil) qu’avec un micro évènement ayant valeur de déclic.

Ce matin c’était l’écoute de la radio. Au travers des nouvelles du monde qui rigole pas le matin (les radios qui donnent dans la tranche de rire hystérique obligatoire me dépriment en fait) s’était glissé une petite chanson. Rien de bien bouleversifiant pourtant ! Juste un gentil morceau un peu power pop de Matmatah dont j’ai fais le titre de cette note.

A part l’entraînante partie de guitare je me suis demandé pourquoi ce morceau était ce qui m’avait mis dans le droit chemin d’une pimpante journée.

On se pose de ces questions dès fois j’vous jure ! Franchement je comprendrais que vous n’ayez pas envie d’en lire plus que ça.

En tout cas, le matin, il se passe quelque chose de mystérieux parfois, dans ces moments ou à partir d’un petit rien on se sent enfin mis en route vers de nouvelles aventures.

Est-ce en rapport avec ce qui a pu se dérouler pendant notre sommeil et dont nous ne nous souvenons pas ? C’est ce que pensent les psychanalystes après tout.

Quoiqu’il en soit je dirais que pendant la rentrée il y a souvent une période plus ou moins longue pendant laquelle, effectivement, la rentrée elle-même paraît être mise au conditionnel. Les vacances font de la résistance, et c’est un autre moi-même qui entreprend de ré acclimater le propriétaire de ce corps aux habitudes dictées par le fait de devoir aller gagner sa croûte.

On entrevoit avec plus ou moins d’inquiétude le moment ou les effets des vacances se seront effacés, et ou le rythme quotidien aura acquis sa propre force d’entraînement au point de devenir automatique. Ou la normalité quotidienne pourrait peut être reprendre le pouvoir si on n’y faisait pas gaffe.

Alors il y a de ces petits clignotants, -comme cette chanson-, impalpables, indéfinissables, auxquels on ne prête pas consciemment attention. Mais qui nous disent : « ne te fais pas avoir », « ne te fais pas bouffer », « ouvre tes yeux, tes oreilles et ne te ferme pas aux autres », « n’oublies pas d’exister »…

Une information à prendre au conditionnel ?

voix

N.B. Pour ceux que ça intéresse, le teenager benêt ci-dessus est Michaël

Landon, le déforesteur de sinistre mémoire de "La Petite Maison Dans La Prairie",

à l'époque ou il tournait des séries Z de films d'horreurs.

Dont celui d'ou vient cette photo (et celle d'hier) : le cultissime "I Was A

Teenage Werewolf" ("j'étais un ado loup garou").