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Parfois je m’interroge sur ma santé mentale ! Qu’est ce qui peut me pousser à oublier ma seule journée possible de grasse matinée, un samedi matin pour partir faire un rallye dans les rues de Paris ? Serait-ce le soutien à une bonne cause pour les défavorisés de Madagascar (Cf. les Pokanel) ? Serait ce le plaisir de rencontrer à nouveau les charmants Chiboum  & l’Amoureux ? Ou d’autres bloggeurs (Poupoule, Leeloolène, Racontars, Hémiole…) ? Ou simplement de l’inconscience pure et simple ???

Bref, pas trop le temps de se poser la question, le R.V. de ce samedi matin étant fixé à 10h devant Notre Dame. En prévision d’une journée d’aventure je prévois un énoooorme petit déjeuner avant de partir retrouver mon équipe de choc baptisée du titre fleuri de Ylang ylang. Tout le monde est là ou presque.
Il nous manque notre David Vincent à nous, qui fatigué d’un long voyage a confondu Notre Dame et Sacré Cœur ! Bah, oui ! Ca arrive hein !! Du coup la première énigme consiste à le rallier jusqu’à la découverte des envahisseurs Pokaneliens. Ce qui fut fait.

Ensuite, comment vous dire !!!

Notre résistance physique, intellectuelle et nerveuse fut mise à rude épreuve. Il fallut interpréter la pensée énigmatique de nos organisateurs afin de comprendre vers quelles directions nous étions censés nous diriger. Répondre à des tests de QI digne d’un recruteur sadique. Ecouter des musiques de sauvages et en deviner les auteurs et les titres.

Pris à froid nous avons certes un peu galéré au départ de Paris-Pokanel On Tour. Afin de nous réchauffer nous n’avons pas hésité à parcourir à pied 12 fois la distance Terre Lune pour essayer de trouver enfin un indice nous mettant dans la bonne direction. Nous nous sommes prosternés de soulagement devant l’effigie d’une tête de cheval plantée devant une boucherie chevaline. Nous avons recherché des crocodiles, des arbres du voyageur, fait sonner Big Ben, trouvé un cri de ralliement (« MokmokAl’EaudeCologne »), et bien d’autres choses encore qu’on ne peut vivre que dans des aventures de l’extrême telle que celle-ci.

Dans ce genre de circonstance, l’équipe se soude autour des caractéristiques les plus fortes de chacun. Chiboum notre capitaine veillait à l’unité de l’équipe. Leeloolène se postait souvent aux avant postes, en éclaireur, promenant son sac à dos de 50 kilos imperturbablement. L’Amoureux assurait d’habiles périodes de temporisation dans les moments d’énervements grâce à des pauses « assis » ou « manger » fort bienvenues. Aurélia ramenait tout le monde à la raison à intervalles réguliers en nous indiquant nos égarements temporaires. Poupoule en arrière garde fermait la marche, tel le gouvernail d’un navire ou tous les autres ramaient. Quant à moi, je découvris ma véritable identité. Moi qui pensais jusque là que mon prénom signifiait en toute modestie « Dieu avec nous », la triste vérité me fut livrée par un questionnaire des Pokanels. Mon prénom signifie en fait « grosse cloche de 13 tonnes », ou « bourdon de notre dame ». Ce qui rétrospectivement explique bien des choses croyez-moi !

Mais finalement, nous avons vaincu toutes ces épreuves brillamment et terminé non moins brillamment même pas à la dernière place !
Ca méritait bien quelques libations (chocolat chaud pour tout ce petit monde transformé en glacière sur pattes), et ensuite une grande soirée orgiaque à base de couscous monumental et de danseuse orientale à forte poitrine, avec d’autres bloggeurs fourbus mais content.

C‘est alors qu’une légère fatigue s’est faite sentir, après la 4ème bouteille de rouge Marocain. On se demande bien pourquoi ! Après de telles performances en série, qu’est ce que vous voulez… Il y a toujours un léger phénomène de décompensation.


C’et peut être pour ça que le Dimanche a été légèrement ensommeillé !


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Bravo, vous êtes vraiment très fort ! Il s'agissait bien de John Fante, et des aventures de son héros Arturo Bandini, digne grand-frère du Chinaski de Hank Bukowski. A lire toutes affaires cessantes si vous voulez mon avis.

Voici l'extrait du jour, un peu plus dur, parce que vous êtes vraiment très forts !

"Malgré ses trente ans, Bertha Young traversait encore des moments comme celui-ci, ou elle aurait tant voulu courir au lieu de marcher, et puis esquisser quelques pas de danse sur le trottoir, faire rouler un cerceau, lancer quelque chose en l’air pour le rattraper, ou rester sans bouger et rire –de rien du tout- de rien, tout simplement."