L a V i t a N u d a

"C'est aveuglant de clarté." Woody ALLEN

29 avril 2005

Grincements Caustiques

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J’ai lu cet article rigolo hier sur la presse locale alternative.

Cette presse, indépendante par esprit et par obligation (sa diffusion risque peu d’attirer les annonceurs et la pub, à la rigueur des sympathisants) a paraît il le don d’énerver les élus, notables et micros pouvoirs locaux dont elle ne se prive pas de mettre en valeur les comportements.

Si nos politiciens nationaux sont habitués à être sous les lumières des médias, et s’ils savent en jouer autant que les mêmes médias jouent également avec eux, à l’échelon local, il en est tout autrement.

Il suffit d’avoir vécu dans une commune de dimension raisonnable (ou à Paris d’avoir rencontré des élus d’arrondissement ou des personnages s’y considérant importants) pour y retrouver tous les délices dignes d’un Don Camillo. Sauf que les pseudos Fernandel n’y sont pas toujours aussi drôles.

Alors forcément, quand des petits rigolos (parfois en provenance de la presse régionale officielle) se mettent à distribuer des journaux Charlie Hebdoesques, à mettre en valeur les comportements de sous-chefs, les petits arrangements entre gens de bonne compagnie, ou tout simplement à se moquer du monde… Ca ne se passe pas toujours bien.

Nos notables locaux ont la gâchette juridique facile !
Et vas y que je te dégaine un code civil dès qu’on ne les brosse plus dans le sens du poil, dès qu’on conteste leurs hauts mérites et contributions, voire même qu’on remarque qu’ils ne sont pas toujours aussi désintéressés qu’ils le prétendent.

Les procès pour diffamation tombent sur ces journaux, dès qu’on souffle un peu trop sur les mises en pli de ces messieurs dames. La plupart du temps, les plaignants sont déboutés, mais l’arme juridique s’avère efficace malgré tout.

Même si ces journaux s’appuient souvent sur des faits en plus de leur ton satirique, et que la diffamation s’avère souvent infondée les procès sont coûteux. Et ces journaux tournent avec des trésoreries et des investissements légers.

Les outils de conception d’un journal sont plus accessibles, ce qui a eu le mérite de permettre l’émergence de cette presse là (un peu à l’image des blogs également). Mais la légèreté de leurs structures les rend fragiles également.

En tout cas, la naissance de ces poils à gratter régionaux fait un peu de bien, et donne de l’air à toute une expression qui ne veut pas se tenir en permanence dans le politiquement correct, voire la complaisance.

Après 20 ans de politique de décentralisation, de transfert de responsabilités, de moyens de financement (mais aussi de charges) du national vers le régional, c’est pas un mal que des citoyens portent un regard impertinent sur les pseudos miracles économiques régionaux qui ont parfois plus fait le bonheur de quelques uns que l’amélioration de l’intérêt général. Ou qu'ils démontent les argumentaires et discours abscons des barons politiques ou économiques de leur région.

Je vous ai mis quelques sites qui relaient ces journaux. Vous verrez, ça vous changera de la lettre de communication de votre maire ou de votre député ! Si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à les faire connaître en commentaire.

Quelques sites à visiter :

Région Montpellier : la glorieuse

Région Marseille : le ravi

Région Amiens : fakir

Région Wissembourg - Alsace : pumpernickel

Région Toulouse : satiricon

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28 avril 2005

Why Not Recycling...

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Je dois à "Titanouk" cette idée de note (Qui est Titanouk, dites donc z'êtes bien curieux ?).

Titanouk a la main verte, c'est pour cela qu'elle travaille dans le domaine du recyclage des déchets...

Alors moi, du coup, par amitié remarquez bien, je recycle les déchets. Je fais comme on m'a dit de faire (hum...).
C'est pas compliqué. Il suffit de mettre la feraille ici, le verre là, le papier un peu plus loin et le reste alouette. Enfin pas compliqué...

D'abord il y a l'encombrement que cela procure parfois dans ma boite à chaussure d'appartement. Il se passe une certaine période pendant laquelle je stocke tout cela chez moi. Généralement je me décide le jour ou je fracasse mes orteils contre le stock de bocaux en verre en poussant un "nomdidjuuu" sonore.
C'est le signal que j'attendais.
Alors deux solutions s'offrent à moi.

D'abord me diriger vers le container prévu par Mr Propreté de Paris. Deux fois sur trois le dit container est raz la gueule, des sacs pleins de bouteilles et bocaux en tout genre entoure cette sorte de citrouille écolo farcie, la rendant innaprochable. Soit j'ajoute ma modeste contribution et j'encombre un peu plus la voie publique. Soit je ramène mes déchets chez moi.
Situation deux : j'utilise la poubelle faite exprès dans le local poubelle de mon immeuble. Il est fort possible que je me retrouve dans la même situation que ci-dessus. Sinon, je peux faire plein de bruit en faisant tomber mes bocaux dans la dite poubelle, pour le plus grand plaisir du voisin juste au-dessus. J'espère qu'il ne travaille pas de nuit !

Pour le papier, c'est pareil. J'accumule en pile les quotidiens et les magazines, les enveloppes courriers, etc... Là, le choix est plus réduit. Il y a une poubelle prévue pour ça dans le local, mais généralement elle est tout au fond, totalement inaccessible, sauf si -en rampant pour l'atteindre- on souhaite essuyer ce sympathique mobilier urbain avec ses vêtements tout propres pour aller travailler.

Je ne vous parle pas des week end. Histoire de payer moins de charge, comme beaucoup, mon immeuble n'a plus de concierge. L'entretien est confié à une société, qui emploie des immigrés dont l'ascencion sociale consiste à nettoyer un maximum de marches et de paliers dans le moins de temps possible. Le week end il ne vient pas (moi j'dis, il faudrait plus de flexibilité dans le travail, enfin, surtout pour eux... Puisqu'on ne trouve plus de petit personnel aujourd'hui), donc le local ressemble à Verdun dès le samedi à partir de 18 heures.

Enfin, je remarque que de plus en plus de Parisiens étendent le recyclage à toutes sortes de produits. En partant le matin ou en rentrant (tard) le soir, les trottoirs sont décorés de plus en plus de vieux meubles décatis, de matelas, d'écrans d'ordinateurs, frigos, machines à laver, éviers ou vieilles baignoires... Quasiment de quoi s'équiper à neuf parfois !
Il suffit pourtant de contacter les "encombrants" et ils viennent enlever tout ça gratuitement. Mais les parisiens aiment bien cette sorte de bourse d'échange informelle : ils déposent ce dont ils ne veulent plus. Parfois ils prélèvent aussi. Par exemple, j'ai chez moi un joli porte manteau en bois acheté 0 Euros dans la rue Gassendi, à une heure ou tout les magasins sont fermés. Mieux que les soldes !
L'ennui, c'est tout ce dont personne ne veut.
C'est un peu comme les merdes de chien, tout le monde râle en marchant dedans, mais c'est incroyable l'agilité de ces chiens à déposer des étrons au milieu du trottoir, précisément sous votre pied !

Si en plus vous venez de tenter d'accéder à la poubelle à journaux dans la foulée (si j'ose dire), penez à décaler l'entretien pour votre augmentation : y a un risque !

Le tout c'est de ne pas désespérer.
Les bâtiments anciens de nos villes et la voirie ne se prêtent pas toujours à un recyclage dans de bonnes conditions. Mais elles ne se prêtaient pas plus non plus à la circulation automobile intensive qu'on connaît ? Et pourtant des 4x4 urbains il y en a de plus en plus, ainsi que des places de parking (mais jamais assez).

Tiens ce soir, je vais joindre l'utile à l'agréable : je vais appeller les encombrants pour qu'ils déversent tout les 4x4 de mon quartier dans le container à boite de conserves. Na !
Qu'est ce que tu dis de ça Titanouk ?

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27 avril 2005

Post Intermède

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Vu le programme de la journée, et ben c'est pas aujourd'hui que je vais pouvoir poster ma note "patin à roulette"...

En attendant voici un petit intermède. Juste une image de ce qui m'a bien occupé ces derniers temps et devrait continuer à m'occuper dans les années à venir.

Enfin bon... Cette fois, c'est sûr ! Il vole !!

A plus tard !

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26 avril 2005

Leu Skèt !

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Moi y a un truc qui me fait rire, c’est les sketeurs, pardon… les skatteurs (pas si vite les rollers, votre tour viendra). Ils filent le long de nos trottoirs pour égorger nos vieilles et nos pékinois. Ils disputent le titre de la cool-street-attitude aux rollers (j’ai dit : votre tour viendra !) aux cyclistes, aux scooters, aux joggers… bref à tout ce qui bouge mais ne marche pas sur les voies piétonnes. Mon dieu que ce pays est sportif finalement.

Les skatteurs sont souvent des « Kevin » style fun. La coupe de cheveux (pseudo rasta), les fringues (jean 2 Ckep), le skate (long board)… trop cool tu vois.
D’ailleurs j’ai appris récemment que chez les « racailles », les skatteurs représentent de la chair fraîche crypto-bourgeoise qu’il est de bon ton de tatanner dès qu’on se retrouve à 12 contre 1. Quelle courage cette racaille quand même !

Bref, quand le skèteur n’est pas en train d’échapper aux griffes des zombies de la banlieue, ils aiment assez souvent arborer cette fausse distinction du genre « J’ai la classe, tellement que c’est même pas la peine de le faire savoir tu vois».

Petits chenapans, apprenez que vous n’étiez qu’une particule de néant dans les rêves pré-pubères de vos parents que moaaa déjà je découvrais le skèt. Alors pas la peine de se la jouer, genre « c’est le top le skèt tu vois, dommage que t’ais pas connu ça à ton époque tu vois. »

Oui, oui, oui, parfaitement, j’ai fait partie de la 1ère génération de skatteurs (oh, ben, fais pas le malin non plus) !

Le même gars qui a inventé le hula hoop©, puis le yoyo©, et les vignettes Panini©, est revenu à la fin des seventies avec un skate sous le bras. Et là, ça a été la folie. Tout le monde voulait un skate, comme plus tard les mêmes vont collectionner les cartes téléphoniques, les pin’s, etc…
Enfin tout le monde… C'est-à-dire les 10-16 ans, avant et après c’est pas le monde, c’est déjà l’outre monde. Ca tombe bien, j’étais pile dans la tranche. J’ai donc assisté au déferlement des skèt’ de très près. Entre les 2 yeux même parfois.

Au collège tous mes potes ont eu un skèt’ en moins de temps qu’il n’en faut pour se faire orthodonter par la caillera. Le top du top c’était les roues. Ce qu’il fallait c’était des roues « Kryptonite© », elles étaient plus tendres, colorées et coûtaient la peau des $£*% :§.

On reconnaissait ainsi le skatteur cool (et fortuné) à ses roues en Kryptonite© (comme Superman®) au vulgaire imitateur. Bientôt la cour de l’école a été envahie de skèt’, amenant le principal –Mr Chaulet- une sorte de Galabru en encore moins drôle à interdire l’objet.

D’ailleurs la réprobation était générale, 10 ans après Mai 68, une nouvelle révolution menaçait d’extinction tous les Pékinois Français et leurs propriétaires. Des journaux entièrement dévoué aux skets et aux roues en Kryptonite© se vendaient comme des petits pains. Il y avait des concours de slalom, de free style et tout et tout, partout. Devant le danger public, le gouvernement subventionnait la création de sket’parks, et réfléchissait au port du casque obligatoire pour les sketeurs.

Ca a duré ce que ça a duré, puis tout cela s’est cassé la gueule lamentablement pour 2 décennies. Ouf, on était passé tout près du conflit nucléaire.

Je n’ai jamais réclamé de skèt’. Je savais que ce n’était pas dans les moyens. Mais un jour mon père est revenu avec un skèt qu’il avait obtenu (je ne sais trop par quelle compromission) par son boulot et me l’a offert. J’étais tout content… enfin, au début.

Ca devait être un modèle expérimental ! La planche était en plastique gris et j’ai toujours pensé que la matière était en fait une sorte de chewing gum séché.

Autre particularité, alors que tout le monde réglait l’articulation des roues en Kryptonite© pour pouvoir slalomer comme des malades, les miennes étaient bloquées à mort. J’ai donc eu droit au premier skèt’ permettant de faire du KL, comme les skieurs mais sans la combinaison et le casque profilé. Ainsi fut fait : et quelques galtouses monumentales et autres crash test plus tard, je remisais mon skèt au rang des objets décoratifs dans ma chambre (« Ouaah t’as un sket’ ? ») entre ma collection de Spirou et mon jeu de fléchette.

N’empêche que la dernière fois que le jeune Kevin qui a voulu m’épater sur son skèt’, j’te lui ai fait un 360° avec, qu’il en a pleuré sa mère. Après je l’ai donné en pature aux pékinois.

Ca lui apprendra !

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25 avril 2005

Le Temps Des Augmentations.

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Avril est dans 'c'te boite' la grande époque des augmentations.
Si !!!
Ca existe encore !
Mais pas si vite...

Rattaché à la convention collective du transport, 'c'te boite' en a gardé pas mal d'us et coutumes : beaucoup d'heures pour pas bézef à la fin du mois, une mentalité de maquignons pas piquée des hannetons, un sens du progrès social qui s'est arrêté un peu avant l'abolition de l'esclavagisme... Nous concurrençons ainsi dangereusement les beaux métiers du secteur restauration et hôtellerie. Juste un peu moins d'immigrés illégaux.

Autre particularité : il n'y a pas de grilles des salaires, ni de standard suivant les qualifications. Les petits nouveaux qui arrivent n'en savent rien, mais leur salaire de base et autres avantages négociés à l'embauche déterminent pour longtemps leurs revenus. Ce qui n'est pas sans créer des mésaventures parfois cocasses (hum).

Avril est donc une période d'incantations vaudou, d'études astrologiques, de pentagrammes sataniques dessinés sur les murs de la salle de réunion. Ainsi que de tentatives d'empoisonnements ou de scènes de dévotion suivant le but recherché. Ensuite vient la période antidépresseurs pour tout le monde.

Bien sûr, il n'y a aucune transparence sur les salaires. 'Manquerait plus que çà ? Mais vous savez ce que c'est. Les rémunérations des uns ou des autres sont source de rumeurs sans fin. Tout est imaginable et tout est d'aileurs imaginé. En pure perte car pour la plupart tout est déjà joué depuis longtemps.

Ainsi un embauché, expérimenté, connaissant bien son boulot, valable et peut être même sympa, mais ayant mal négocié sa venue aura la surprise de constater qu'un petit jeune, qu'il doit former en plus de son travail, et pas forcément toujours très """performant""" par ailleurs, gagne beaucoup plus que lui/elle !
Rien de mieux pour vous coller une super ambiance dans cette période ou personne ne doit se découvrir d'un fil.

Ensuite, la progression de chacun est quasiment exponentielle.
Si, si...
Dans 'c'te boite' en effet, chacun peut s'attendre à une progression de son salaire comprise entre 0 et 2% brut par an. Bien sûr des outils de "management moderne" ont été mis en place dans 'c'te boite' : entretien individuel, contrats d'objectifs, bla bla, bla bla... soit, à l'arrivée : les mêmes 0 à 2% d'augmentation qu'avant le 'management moderne' mais avec le bla bla en plus !
Je préférais la version sans bla bla...

Heureusement, la loi étant ce qu'elle est, il y a quelques années nous nous sommes vus proposés d'office (si ça existe "proposer d'office") un intéressement aux résultats de l'entreprise. Allez savoir comment il s'y sont pris les dirigeant de 'c'te boite' mais le montant de l'intéressement annuel est inférieur au prix que leur coûte le mailing, ceci malgré les bons résultats proclamés par rapport aux contrats d'objectifs des 'managers modernes'.

Mais trop de loi tue la loi, laissons faire les marchés et tout ira bien.
Paraît il !
Et pourtant c'est vrai...
Dans certains cas par exemple, il arrive à des salariés de 'c'te boite' d'obtenir enfin une amélioration sensible de leur rémunération. Comme quoi, l'effort est toujours récompensé, et qu'on sait reconnaître la valeur des individus.

Pour cela plusieurs solutions sont possibles et combinables ensemble :
- Avoir une grande gueule. Il arrive en effet qu'une grande gueule, à force d'usure sonore des tympans de la direction ne finisse par obtenir une sensible amélioration de son traitement rien que pour qu'ils aient la paix. Il faut une bonne voix, et être très très persévérant.
- Trouver mieux ailleurs : situation idéale, surtout si vous êtes le/la seule de la boite à maitriser un job que personne d'autre ne sait ou n'aime faire.
Dès que vous avez obtenu une vague promesse d'embauche chez un concurrent, vite précipitez vous chez le big boss de 'c'te boite' et là, faites lui part de votre... euh... embarras...
Un miracle va se produire !
D'un seul coup vous aller toucher le Jackpot, et c'est le moment de mettre le paquet parce qu'ensuite vous retournez à la case départ.

Si vous combinez grande gueule et momentanément indispensable à votre place, surtout ne manquez pas cette occasion en or. Vos mérites professionnels seront reconnus deux fois plus.

Bon, maintenant je lis cette feuille que m'a donné mon chef.
C'est pas précisé brut ou net.
Si c'est du net, je dois avoir une grande gueule alors ???

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22 avril 2005

Blog Notes du Vendredi

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Pas de sujet ou d’idées dominante pour ma note du jour. Du coup, je papillonne par çi par là dans les sujets du moment qui ont failli devenir une note rien qu’à eux. Mais qui finalement, pfff…

Au Carrefour du Oui et du Non.

L’information sur les 39 millions d’Euros donnés par Carrefour à son ex-PDG mis à la retraite pour cause de mauvais résultats laisse imaginer ce que ça aurait été si les résultats avaient été bons.

Je crois que c’est Carrefour qui avait viré pour faute quelques caissières ayant utilisé quelques bons cadeaux laissés volontairement par des clients. Ou que Carrefour n’a augmenté ses employés que de 2% tout en supprimant la prime d’intéressement.

Carrefour étant implanté un peu partout dans le monde, ce serait peut être bien d’en savoir un peu plus sur les conditions de travail et de rémunération de Carrefour au Mexique, en Pologne ou ailleurs…

Je ne serais pas étonné que les dirigeants de Carrefour votent oui au référendum. Peut être que dans leur esprit, toujours plus d’Europe c’est surtout toujours plus de stock options et de marges arrières. Mais que leurs employés soient dans une veine plus protestataire, genre « on veut une vraie Europe sociale » ça ne m’étonnerait pas non plus.

Avec des coups de pouce comme ceux là, le 1er parti de France sera-t-il celui des abstentionnistes ?

Vu A La Télé.
Un best of ( ?) du média show pour l’Europe de not’ Prez’.

Avec ce « djeun » à qui on demande ce qu’il fait comme boulot pour payer ses études. « Je travaille au noir ». Rires, et Chirac avec un grand geste du bras qui écarte la question d’un « On n’en dira pas plus ». L’autre s’obstine quand même un peu, « Ben si justement… » mais en vain.

En quelques secondes toute l’inanité du débat sur cette constitution.

Chirac écarte ce « travail au noir » qu’on ne saurait voir, alors que la question de l’emploi est bien au cœur de la préoccupation des électeurs. Cette Europe, cette constitution elle va créer du travail ? En détruire ? Et le travail qu’il reste, il va ressembler à quoi ?

Rien. Chirac écarte le sujet d’un grand geste du bras et d’un sourire. Plus tard il ajoutera « Je ne comprend pas… Je suis triste… ».

Rappelons nous qu’il avait fait campagne sur le thème fameux de la « Fracture Sociale ». On a pu constater qu’il ne la combattait pas. Il l’écarte loin de lui, du bras. Un bras d’honneur ?

Youpi !

Manu Larcenet sort une nouvelle Bd. Il y parle de ses années banlieues (quelqu’un qui s’y connaît). Son nouvel anti héros « Nik Oumouk » tague les murs d’un « Les Flics c’est des crétin. » Alors Super Edukator, le justicier de l’orthographe arrive et explique que c’est pas « crétin », et l’oblige à corriger : « Les flics c’est des crétins ».

Pas de doute, le printemps revient !

PanzerkardiPape.

Il est né le divin enfant et il s’appelle Benoit.

On a appris depuis qu’on a pu être inscrit au Jeunesses Hitlériennes et devenir Pape. Quel destin ! Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Être adolescent dans l’Allemagne hitlérienne ne devait pas être fastoche tous les jours. Mais Benoit, chargé de la doctrine de la foi par Jean Popol s’est acquitté de sa tâche avec la même rigueur et le même zèle que ceux qui couverts par une autorité suprême, ont toujours invoqué « les ordres » au moment de devoir rendre des comptes.

Benoit XV ne rendra des comptes qu’à son créateur, et pour le reste on verra bien.

Seul motif de rigolade de tout ce remue-ménage Catho, les paris dingo pris par les Anglais (s’en foutent, sont Anglicans !) : un métérorite tombera t’il sur le St Siège le jour de l’élection ? Le pape s’habillera t’il en blanc ou en rose ? Epousera t’il Christine Boutin ?

Les Portugais sont Gais.

Pendant ce temps au Portugal, on vote pour que les femmes aient enfin le droit d’avorter. Il serait temps ! En Espagne on parle de transformer le mausolée-basilique abritant les restes de Franco. Et ce pays d’où est sorti l’Opus Dei se prépare à accepter le mariage gay, au moment ou nos tribunaux confirment l’annulation de celui tenté par Mamère. C’est pas Noël partout et tout les jours !

Le jeu du ni Oui, ni Non.

Pas un jour sans sondage sur cette constitution.

Pas un jour sans menace : voter Oui sera une catastrophe, voter Non sera un catastrophe aussi…

Faut il prendre tout cela au sérieux ?

Ah bah oui, l’Europe c’est sérieux dis donc.

D’ailleurs c’est bien simple, pour voir à quel point c’est sérieux il suffit de voir si les partis politiques se présentent avec des idées et des projets d’emblée Européens. S’ils intègrent des représentants d’autres pays de l’union dans leur organisation permanente. S’il en est de même pour les syndicats. Et les institutions ?

Tout cela m’a l’air bien Franco-Français.

Les mandats préférés de nos politiciens restent bien des mandats nationaux. Combien de notables en perte de vitesse se sont ils vus refiler une place sur les listes Européennes afin de les sauver de la disparition ?

L’europe, l’europe… ces tartuffes n’ont que ce mot là à la bouche.

Nique La Justice.

Comme dirait Kevin !

Fillon demande à la police de faire le ménage dans cette coordination étudiante qui ne veut pas rentrer dans le rang. Pas reconnue comme interlocuteur valable par le ministre de l’éducation, ses participants sont très valablement reconnus par la police qui fait pleuvoir à chaque occupation de locaux des inculpations pour trouble à l’ordre public. « Ce sont des casseurs ! » tient lieu de toute rhétorique ministérielle. Voilà donc le retour des sauvageons !

Bizarre, il me semblait pourtant que les casseurs s’en étaient justement pris à ces lycéens lors des dernières manifs, sous l’œil passif et les caméras vidéo des forces de l’ordre.

Perben, garde des sceaux n’y voit rien à redire.

Lui qui demande la saisie préventive des biens des inculpés. Fin de la présomption d’innocence. Les accusés peuvent se voir saisis de tous leurs biens avant d’être jugés. Si la justice s’est trompée, on leur rendra tout. Combien de temps, avant de passer en justice en France ? Et avant que celle-ci ne reconnaisse ses torts ? Faudrait demander à la famille Seznec.

N’en étant pas à une ânerie près, Perben avec sa loi Perben II et le fameux « plaider coupable » décide de passer outre l’avis de la cour de cassation considérant que cette loi n’est pas conforme au droit pénal. Qu’importe, Perben envoie alors une directive afin de contourner l’avis et de rendre applicable son projet sans délai.

C’est pas grave !

Beigbeder a sorti un nouveau livre.

Gai comme un pinson.

Ce matin, dans la chambre, un petit piaf choisi d’atterir sur le rebord de la fenêtre restée ouverte. Et patati et patata, que je te turlusifflute à pleins ses petits poumons. Assez fort pour qu’il me sorte du sommeil quelques minutes avant le radio réveil.

Alors c’est confirmé.

Le printemps revient.

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21 avril 2005

Petit Moment Incohérent

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Avec certaines vaches sacrées il faut parfois prendre le taureau par les cornes.

C’est ainsi que ce n’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule. Donc aujourd’hui, après avoir tenté d’aventurer une note au cœur d’un lieu ou la main de l’homme n’a pas encore mis les pieds, il faut se rendre à l’évidence : l’inspiration ne vient pas.

Peut être mon cœur n’a-t-il pas toute sa tête ?

Alors aujourd’hui pas de discours fleuve qui risquerait de terminer dans le ruisseau. Pas de mini chef d’œuvre marchant main dans la main avec un ersatz de talent dont l’évidence sauterait aux yeux de tout lecteur dans un instant d’aveuglement de clarté.

A moins qu’il ne s’agisse d’un simple poil à gratter dans la paume d’une main cherchant ses mots au sein d’une foi sans cesse renouvelée envers des idées qui ne doivent pas manquer d’estomac.

Le tout bien sûr, sans vocabulaire abscons, ni idée confuse !

Car il s’agit de ne pas s’égarer dans les lieux communs vide de sens, ni de prêter le flanc aux critiques qui se nichent à l’intérieur des cerveaux dont le vide est la marque de fabrique sur lequel l’anonymat bâti un futur sans avenir.

Ca non.

Sans chercher à jouer la montre, le moment est venu cher lecteur de t’annoncer que le temps écoulé à pondre cette note touche à sa fin.

Cher lecteur je te laisse donc aujourd’hui regarder de face cette journée qui -j’espère- dans un soleil aveuglant te permettra de dominer d’un œil d’aigle l’étendue sans fin des prairies heureuses ou seule ton oreille attentive sera le porte voix d’un humour permettant de moissonner les graines semées de ton pas d’airain à travers les sillons qu’abreuvent nos campagnes.

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20 avril 2005

Sur Ma Mob' Je Suis Bien...*

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Grande nouvelle !

Après des années de disparition et d'approvisionnement à travers des filières parralèlles massivement mafieuses vu les tarifs (ouverture de parenthèse : 'sais pas si vous avez remarqué comme le mot "massivement" est massivement employé, surtout depuis la découvert d'un massif stock d'armes de destruction massives, massivement invisibles en Irak. Je referme cette massive parenthèse).

Donc... après des années de quasi disparition : il revient.
Nan pas Jospin, ni Mitterand, ni même Montand.
Le SOLEX revient.

V'oui parfaitement. Cette machine totalement anachronique, dont la fabrication est assurée par des Chinois sous-payés, et sans démocratie sans que ça gêne personne (dites moi ce qui n'est pas produit en Chine désormais ?) va être réimportée en France -son berceau natal- au prix modique de 3000 Euros (ah oui, quand même !!).

Et là c'est tout un pan de mémoire qui resurgit.
A une époque ou le Solex n'était déjà plus à la mode depuis longtemps, j'ai été motorisé par plusieurs de ces engins, transmis de filleuls en cousins... Le modèle luxe (un 5000 je crois) qui usait ainsi sa deuxième génération de "pilotes" (n'ayons pas peur des mots), et ensuite le "classique but chic" modèle 3800, noir avec un filet doré.

Cette "chose" m'a permis de parcourir la banlieue dans tous les sens, même de m'aventurer jusqu'à Paris, sans compter les déplacement quotidiens au bahut. C'est dire si grâce à lui j'ai accédé à un statut nouveau, envié et socialement valorisé dans l'échelle humaine : "l'avaleur de bitume".

Pendant que mes potes trafiquaient leur Peugeot 103 à coups de Z bars torsadés, de selle biplace et de queues de castors d'un goût des plus douteux, moi je tentais de dompter cet objet digne du génie Français au même titre que le Concorde, le France ou le Cassoulet.
Le démarrage au pédalage, sur cette carcasse de 3500 kg, était la garantie d'une séance de muscu matinale complète. Le moteur pétaradant prenait ensuite le relais au rythme fascinant de 0,5 tours minutes, la muscu mollets-quadriceps-ischios n'était pas prête de s'arrêter. Le galet d'entraînement de la roue commençait finalement son grignotage du pneu avant (sauf en cas de pluie, ou il fallait attendre que le galet vaporise le film d'eau déposé sur le pneu. Solex ne roule qu'en pneus slicks.). Au bout d'un moment, la vitesse acquise pouvait permettre d'envisager un équilibre aussi précaire que temporaire.

Le pilotage de l'engin était aussi précis que pour celui d'un CBR Honda, toute faute dans les trajectoires calculées au millimètre se concluant par une glissade que seul un maître zen ès-Solex pouvait rattraper.
Certes ! Question vitesse de pointe, les performances étaient limitées. En faisant la course avec des jeunes mamans à poussette, je n'étais pas sûr de l'emporter à chaque fois. Aussi je ne pariais qu'avec des mamans à poussette et enceintes de triplés.

Mes premieres expériences mécaniques ont donc chercher à améliorer la vitesse de pointe de mon Ovni. Il faut dire que j'en avais marre de ramener Fabienne sur le porte bagage et de me faire chambrer par mes potes qui me doublait, queue de castors au vent (hum...). N'empêche ! En attendant c'est moi qui sortais avec Fabienne, et eux qui se consolaient en écoutant Iron Maiden (toujours ce bon goût). Hin hin hin...
L'emploi "massif" d'éther a effectivement dopé le moteur de mon Solex préféré un jour de test... pendant 3mn17sec. avant que pris d'une furia supersonique le moteur ne se désolidarise du reste de l'engin, pour rendre son dernier souffle, aussi épuisé qu'un Jean Popol en route vers le paradis.

Au fond, c'était pas plus mal. Le port du casque obligatoire (auquel je résistais) m'avait valu un beau cadeau : un magnifique casque intégral couleur rouge Ferrari. Mais bon, le port d'un casque intégral sur un Solex... Mes parents voulaient me fâcher avec Fabienne ou quoi ?
Donc j'ai arrêté les expériences mécaniques faute de cobaye, et ait entamé la lancinante plainte de l'ado "J'veux une mobylette" (trop jeune pour la moto). Objectif faire craquer les rents-pa pour qu'il s'éxécutent.
Ce qui fut dit fut fait.
J'ai eu un vélo.
Plus question d'emmener Fabienne sur le porte bagage (vu la sacrée montée qui m'attendait en sortant du Lycée) ! La rupture nous guettait dès le début des vacances d'été.

Mais quand même, imaginez l'émotion : Le Solex revient.

*Merci à Lili Drop, impérissables auteurs de "Sur Ma Mob".
Note dédicaçée à Samantdi et son 'Coloc.

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19 avril 2005

Little Kevin

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Depuis mon adolescence, il y a toujours un Kevin que je vois grandir, pas loin de chez moi : chez les voisins, à l'entrée de l'école... Je le croise dans la rue, dans les magasins, chez des amis dont ils sont les amis de leur progéniture... Les Kevin pullulent.

Pour être juste c'est d'abord leurs parents que j'ai entendu.
Keeeeeeeeviiiiiiiiiiiiiin était une sorte de cri hystérique poussé à intervalle régulier par la maman du K. Exaspérée, fatiguée, elle tentait pour la énième fois de faire comprendre à Kevin qu'il ne faut pas mettre sa petite soeur dans le mixeur, qu'il ne faut pas manger le rouge à lèvres de maman, qu'il ne faut pas lancer les verres en cristal du haut du 5ème étage... "Kevin arrêêêteuh !" était la phrase contenant à la fois la raison, son explication et l'ordre de mise en application.
Il va sans dire que Kevin n'en tenait jamais compte. Après tout, il était le plus beau bébé du monde, ce qui justifiait de le planter devant la télé dès son réveil, chaque jour, avec une immuable régularité. "J'veux vouaaar les dessins aniiimés" plaidait-t'il avec douceur quelques mois plus tard, en plantant sa fourchette dans la main maternelle au moment ou cette dernière s'était mise en tête de le soustraire au Club Dorothée pour qu'il avale ses Corn Flakes.

Aussi l'âge aidant, les cris de Mme Kevin mère se faisait de plus en plus puissants, et de plus en plus inutiles. Sacré Kevin !
Parfois je la voyais cette maman, se confier à la mère de Jennifer : "j'en peux plus" disait-elle dans un souffle exténué tandis que Kevin et Jennifer rayaient assidûment la peinture de la voiture de Mr Grombert avec le trousseau de clé pris dans le sac de maman.
Le sac lui-même gisant un peu plus loin au milieu de la route.
Le père de Kevin finissait par arriver, la mère répétant sa supplique "J'en peux plus", le paternel de Kevin grommelait un "Ouais, bon. T'as qu'à pas te laisser faire." juste avant d'exiger que son épouse ne réintègre sa cuisine, parce que c'est quand même pas lui qui allait préparer à bouffer avec les journées de boulot qu'il se tape.
Cherchant Kevin du regard, (il s'était éloigné depuis déjà au moins 20 minutes) maman réintégrait docilement la maison, sans même se demander par qui au juste elle se laissait faire, gémissant un dernier "Keeeevin" pathétique.

Un peu plus tard, j'ai régulièrement vu les parents de Kevin se rendre à l'école afin de se faire expliquer que Kevin ne pouvait pas frapper les enfants sous prétexte qu'ils portaient un blouson Chevignon et pas lui, qu'il avaient un portable et pas lui, un lecteur de cd et pas lui...
Cette fois le père de Kevin était convoqué aussi, et bien décidé à user de son autorité paternelle il commençait à engueuler la prof principale ou le conseiller d'éducation : "Si vous faisiez correctement vot' boulot, y aurais quand même pas tous ces problèmes. Et en plus, l'école maintenant c'est rien d'autre que de la ségrégation sociale."
Au bout de ce dialogue de sourd le père de Kevin promettait toutefois de réagir. Ramenant Kevin à la maison à bord de sa Golf GTI (la seule de l'immeuble, il en était pas peu fier), papa menaçait d'un définitif "J'te préviens pas de Play Station à Noël si ça va pas mieux à l'école."

A l'entrée anticipée de son BEP en électromécanique le père de Kevin était pas peu fier d'annoncer à ses potes : "En plus il va sûrement pouvoir fabriquer des décodeurs Canal+ pirates pour que dalle". Kevin, les yeux rivés sur DestroyNukeFuckZombie III (un jeu Play Station) en oubliait sa pizza malgré les appels de sa mère : "Keviiiiine, finis ta piiiiizzaeuh".

C'est à ce moment que je cessais de cotoyer le voisinage des Kevin pour un moment.
Je les retrouvais de temps en temps à l'entrée de l'immeuble ou j'habitais. C'était leur lieux de rencontre, à quelques centaines de mètres du Lycée Professionnel. L'odeur d'herbe ne trompait pas là-dessus. Encore moins le fait de devoir de temps en temps enjamber quelques sweat à capuches et jeans baggy affalés sur le sol.
Le Kevin Club en pleine réunion interrompait ses débats ("oué, trop bonne la meuf...") pour répondre à mon "bonjour" d'un "...jouuur" plein de lassitude, ou plus souvent d'un "nnnngg..." quasi inaudible. La rebelle attitude des Kevin battait son plein.

Le Kevin Club avait aussi ses malheurs.
J'en voyais parfois revenir entre deux gendarmes l'air aux abonnés absents, ou allongé par terre, la mobylette rouge de livraison de pizza emmanchée dans un 4x4, dans une rue à sens unique visiblement prise à l'envers.
Aux urgences c'était l'occasion de retrouver la maman de Kevin. Elle venait seule, ayant décidé de ne plus se laisser faire par son ex-mari finalement, ou ayant été larguée par lui. De sa voix sortait un "Keevin" inquiet et toujours aussi plein d'incompréhénsion.
Cette fois j'avais de la peine pour elle, la mère de Kevin.
Son gamin plâtré allait heureusement s'en tirer.

Depuis il a ouvert un skyblog pendant sa convalescence.
Kevin nous présente sa passion pour le tuning (surtout les Golf GTI), la 'zique qui déchire et publie des photos de lui et de ses copines : "là c Jenyfer, elle m'e fé tro kiffer cete meufe". On dirait que Kevin est amoureux. S'ils ont des enfants ils l'appeleront Troy si c'est un garçon et Nolwenn si c'est une fille.

Tu sais quoi ? Même si j'ai du mal à te supporter, sincèrement : "Bonne chance Kevin."

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Posté par LaVitaNuda à 13:40 - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 avril 2005

Quoi Faire Pendant L'Ennui

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Il est des sensations qui sont des sommeils, qui occupent comme une brume toute l'étendue de notre esprit, qui ne nous laissent ni penser, ni agir, et ne nous permettent pas d'exister clairement. Comme si nous n'avions pas dormi de la nuit, il survit en nous quelque chose du rêve, et il y aune torpeur de soleil diurne qui vient chauffer la surface stagnante des sens. C'est une saoulerie de n'être rien, et la volonté est un seau renversé au passage dans la cour, d'un geste indolent du pied.

FERNANDO PESSOA, Le Livre de l'intranquillité.

Quand ça m'arrive, j'ai mes propres petites recettes pour occuper l'ennui (ça marche pas toujours mais souvent quand même) :

- faire le ménage chez moi, traquer la poussière, rendre mon appartement propre comme un sou neuf. Avantage : comme je sais que ça ne durera pas, cette solution est réutilisable à l'infini.

- téléphoner : amis, familles... Toujours une bonne solution ! Quoique de plus en plus l'acitivité téléphonique se limite à laisser et recevoir des messages à des gens qui ne sont pas là (d'ailleurs moi-même, souvent, moi aussi je...). Aujourd'hui tout le monde est toujours occupé à quelque chose. Plus personne ne s'ennuie ou quoi ?

- marcher : me promener dans mon quartier, ou dans un coin que je ne connais pas. Il faut qu'il y ait des vitrines à regarder, des gens à croiser, des monuments, des immeubles à découvrir. Si le quartier est aussi vide que l'ennui, alors là c'est vraiment moche.

- SPA : accueillir le chat du voisin chez moi, le nourrir, lui faire des gratouilles et participer à son quart d'heure de folie.

- café/clope : généralement à prendre accoudé au rebord de la fenêtre, en regardant ce qu'il se passe dans la rue ou chez les voisins d'en face. Généralement, succède à l'épisode ménage, ou quart d'heure de folie du chat, car après il dors sur mon lit.

- cuisiner : reprendre un bouquin de recettes, et extrapoler une nouvelle version car évidemment il n'y a jamais tous les ingrédients dans mon placard ! Remplacer le bouquet garni par de la ciboulette, le vinaigre de vin blanc, par du vinaigre à sushi... Résultat expérimental garanti, mais pas toujours immangeable !

- bain : un grand bain avec de la mousse. Bien chaud ! A prendre avec un bon livre, et un grand verre de jus d'un truc bon à boire, et avec un fond de musique classique. Parfois je m'endors et me réveille dans une eau devenue toute froide et ma peau fait des plis. Berk !

- rêvasser : refaire le monde en pensées, imaginer ce que sont en train de faire ceux que j'aime au même moment (parfois à ce momen précis ils me téléphonent), me remémorer les parfums et les odeurs de celles que j'ai aimé...

- ranger, classer, jeter : les photos qui s'accumulent, la pile de papiers/factures/prospectus divers qui escaladent le mur accolé à mon bureau...

- soupirer : en fulminant, parce que l'ennui c'est ennuyeux.

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Message personnel à tous les lecteurs de Ludecrit : elle vous envoie des bises depuis sa villégiature littoralesque.

Posté par LaVitaNuda à 14:17 - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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