28 février 2005
La 101ème
Par Elisanne
Fri, 25 Feb 2005 11:41:20
Coucou Emmanuel,
Inconsciente je le suis depuis le premier jour où je suis venue sur ton blog, une des pionnières à venir épier tes mots, à m'attacher à ce grand garçon qui raconte si bien les choses sérieuses de la vie, qui sait les pimenter d'anecdotes et qui me donne envie de revenir chaque jour lui laisser quelques mots, parfois maladroits.
Alors après 100 notes j'en redemande, juste une requête ,s'il te plait ne prend pas la grosse tête, garde ton jogging, tes pantoufles mais ne rallonge pas tes notes...
Du chocolat et des surprises oui bonne idée, je te quitte sur quelques pas de danse...
Bisous ...
Elisanne
Par Swahili
Fri, 25 Feb 2005 15:50:03

Je me sens tout intimidée sur ce coup-là, mais je ne résiste pas à l'appel du gâteau au chocolat !
Mais pourquoi ai-je donc sombré dans le 'commentage' de LVN, moi qui ne suis même pas blogueuse ?
C'était il n'y a pas si longtemps (1mois, 2 mois, le temps passe si vite ma pov'dame), j'avais atterri ici je ne sais plus vraiment comment, sûrement attirée par un commentaire qui avait aiguisé ma curiosité, laissé chez Sans moi ou chez Richard, et par son pseudo (j'aime beaucoup sa consonance, d'où vient-il ? c'est peut-être un truc connu mais j'avoue mon ignorance). Ce que je sais, c'est que j'ai été tout de suite intriguée par ce ou cette LVN, à qui Martin Winckler avait fait référence au sujet d'une note fort pertinente sur la politique de santé, et qui invitait un des ses lecteurs à un spectacle de danse contemporaine.
J'ai été encore plus étonnée quand je me suis aperçue que LVN appartenait au sexe masculin, semblait plutôt attiré par le sexe opposé, et n'avait pas de descendance, les amateurs de danse que je connaissais jusqu'alors étant plutôt des filles, des homos ou des parents traînés de grès ou de force au spectacle de fin d'année de leurs rejetonnes.
Depuis, il se passe peu de jours sans que je ne vienne jeter un coup d'œil sur les chroniques de LVN. Je suis fascinée par sa culture éclectique, à côté de quoi je me sens minuscule et minable, ce qui ne m'empêche pas de laisser des commentaires, encouragée que je suis par les réponses toujours attentionnées du susnommé.
Bon, j'arrête le cirage de pompe parce que ce n'est pas trop mon truc (c'est fou ce qu'internet peut faire faire) et qu'on se croirait chez Drucker ou à la remise des Césars, et qu'on va croire que je veux gagner la surprise !
En réponse à Woddy Allen, une maxime du chat (une BD à ma portée) :
« Pour voir qu'il fait noir, on n'a pas besoin d'être une lumière ».
swahili
Par Samantdi
Sun, 27 Feb 2005 00:49:44
Cent un dalmatiens moins une tache, la petite tache noire derrière l'oreille, celle qu'on ne voit presque pas.
La petite tache noire du blog de LaVitaNuda, perdue dans l'océan de la blogosphère, qui la voit?
Moi je la vois, cette petite tache noire près de l'oreille du tout petit chien, je me penche tous les jours pour l'observer.
Je la scrute et je rêve, elle devient une boule de cristal dans laquelle se déroule des instants de vie,
Un appartement à New-York, une terrasse à Paris, le sourire d'une femme aimée qui s'évanouit
Un cours de danse, j'entends les pas chassés sur le plancher de bois, la musique inlassable recommence et un et deux
Un bureau peut-être dans une tour et un chef qui rentre au moment où le Designer Manager fait le zouave
Un petit garçon en slip kangourou, un jeune homme original et un peu timide, mais juste ce qu'il faut
Comme il faut
Comme il ne faut pas, comme il est, le blog de LaVitaNuda.
Par Catz
Sun, 27 Feb 2005 20:00:35
Super LVN
LaVitaNuda commence de bonne heure et de bonne humeur sa mission de Super-chasseur d'idées toutes faites.
Il traverse comme rebelle une période d'adolescence riche de découvertes de tous horizons, musicales, littéraires et chorégraphiques entres autres. Son enthousiasme adolescent est d'une vivacité sans faille, à la plus grande joie de ses fans qui trouvent à son contact un humour et une profondeur peu communes.
Parmi ses nombreux talents, il faut compter ses prouesses chorégraphiques dont la renommée fait rêver ceux qui ne les ont pas encore vues (et qui ne renonceront pas à cet espoir, dit-on, malgré les représentations à guichets fermés).
Depuis plusieurs années, il réside à Paris, cité cosmopolite qui lui permet des échanges peu communs avec des artistes comme Samandti, Barnabé…

Par Nausicaa
Sun, 27 Feb 2005 19:28:12
bonjour,
ici juste un petit paragraphe...pour inserer dans ta 101 note... ce qu'est pour un blog... prendre et donner...je ne sais pas exactement...il y a sur mon blog une image qui se nomme "rendez vous vous etes concernés"...
elle resume pas mal de choses... j'ai eu envie de te la donner aussi...
http://boitaboites.canalblog.com/
je lis tout les jours chez toi... je ne me suis pas remise d'une de tes notes... je dois dire que tu as été à l'origine de sacré reflexions!!!
sourires...voilà... je suis un peu embrouillée du coup pour repondre à ta demande... mais j'ai eu envie de le faire... si tu prefere mettre l'image dont je te parle prends la directement sur le blog... elle illustre pas mal le théme!
"Toute la force de lumière, pour la donner aux mots
Toute la finesse du mystère, pour faire vibrer l'étau
Toute une tendresse entière, pour souffler sur les maux
Tout un amour matière, pour s'enivrer de beau
Alors … que dans l'obscur se tende une main sûre…"
merci d'exister quelque part!
Eléonore

Par Arc'Adia
Sun, 27 Feb 2005 23:45:12
coucou,
je répond à l'invitation posée si joliment.
mm si je ne commente pas, je lis..
A.

Par Allia Dub
Mon, 28 Feb 2005 08:39:18
Poo poo pi doo !!!
Viite, je me glisse juste avant la remise des copies lundi matin…ouf…
Tu nous demandes ce que représente ton blog pour nous ….
Pour moi , c'est…
Le passage obligé même lorsque 'vite, vite, je n'ai pas le temps, j'ai trop de boulot, allons à l'essentiel'… Et bien justement, j'y vais.
Virevolter entre tes bulles d'enfance/de bonheur/de rêverie/de nostalgie/de mélancolie et tes indignations/ réactions/pétages de plomb…
Les contours d'une personnalité que l'on devine riche, drôle, sensible, complexe, à l'écoute et vigilante.
Comme dans certains livres parfois, lire exactement ce qu'on aurait aimé dire, ou écrire… mais on aurait fait moins bien.
Des copier-coller-envoyer-à-mes-amis de bouts de phrase, de paragraphe, de note, parce que tu ne trouves pas que c'est exactement ce que l'on disait samedi soir ???
Des sourires et même des rires, des serrements d'estomac quand ce sentiment exprimé nous semble soudain si familier.
La joie d'avoir pu découvrir aussi Samantdi et quelques autres..
L'amusement d'observer, de l'extérieur, cette petite communauté de personnes qui ne se connaissaient pas au départ et se découvrent, échangent, se dévoilent … pudiquement souvent.
….et l'assurance de dépasser mon forfait d'abonnement, à voyager ainsi de 'blogami en blogami' !!!!
A plus tard LVN
ps: je suis née dans le 07
Bon, et maintenant la surprise.
Sauf que j'ai changé d'avis en route.
Pas de tirage au sort ce coup-ci.
Car si vous n'êtes pas des centaines (et quelle importance de toute façon) j'ai été touché par vos mots.
Alors voilà, Elisanne, Swahili, Catz, Samantdi, Nausicaa, Arc'Adia et Allia Dub votre surprise c'est de choisir parmi les BD qui ont illustré le LVN de Février, laquelle vous avez envie de lire. Je me charge du reste.
Et si vous les avez toutes lues, vous pouvez en choisir une autre !
Quoi ?
Vous aviez deviné la surprise ?
:-)
Je voudrais aussi remercier tous les visiteurs passés ici de leur plein gré ou par hasard. Toutes ces 'anonymous persons' qui apparaissent sur mon compteur à visites, et tous ceux qui m'ont fait le plaisir de lire et commenter mes notes. Ceux là j'ai les noms, alors je peux remercier personnellement (en plus de ceux d'aujourd'hui) et dans le plus grand désordre alphabétique : Alex, Anastomoses, Anne Ydiliane, Aude Dite Orium, Backdoor, Barnabé, Buch, Catz, Cendres, Chiboum, Chris, Cookie, Cyrille, Décalée, Facettes, Farf, Fulcanelli, Gluon, Gilda, Guybrush, Hémiole, Jean Jacques, Kate, Kozlika, Aurore, La Fille, Laurinette, Ludecrit-Elisanne-Jocaste, Mandy007, Martin Winckler, Marylène, Maxime L, Miss Lulu, M'x, Nausicaa, Parisian Smile, Pilar, Pitch, Pralinette, Raphael, Raynaldquébec, Richard G, Samantdi, Sansmoi, Skoteinos, Swahili, Tlön, Véronique, WarcraftIII, Yenayer, Zackie, Zub, 4 et 20/20. Pardon à ceux que j'aurai malencontreusement oublié.
25 février 2005
Et Dire Que...
Et dire qu'au départ je ne savais même pas ce que c'était un 'blaugue'… pardon un 'blog'
- ouais, ben ça aurait été mieux comme ça. -
Et puis ensuite, que je ne voulais pas spécialement en ouvrir un (laisser des commentaires c'était déjà pas mal !).
- l'ouvrir aussi t'aurais pu t'abstenir. -
Et dire que j'étais persuadé de ne pas être capable de poster plus de dix notes.
- Dix notes alors. Pas plus hein ! -
Et que de toutes façon, personne ne viendrait les lire.
- Oui ben, faut pas exagérer, ils viennent pas par dizaines non plus d'abord. -
Et aussi que c'était mieux de ne pas rencontrer d'autres bloggeurs.
- Pfff, t'en as encore beaucoup comme ça ! –
Mais m'y voilà à la centième note sur LaVitaNuda ! Cent notes bon sang de bonsoir ! Je prévois un gateau au chocolat pour fêter ça. Mais ça passe vite 100 notes finalement ! Alors ne comptez pas trop sur une grande analyse rétrospective de ce blog. La meilleure note, la plus 'pourrite'. Celle que j'aurai aimé écrire et que j'ai lu sur d'autres blogs (y en a des tas !). Celle d'aujourd'hui, et celle de demain suffisent à mon bonheur pour l'instant. Peut être que quand j'en serais à la 500ème j'aurais un autre regard.
Mais peut-être que vous aussi vous vous posez la question : "pourquoi, bon sang, pourquoi ai-je lu et parfois même commenté ces posts de LaVitaNuda ?" Et oui, on a tous nos moments d'inconscience !
Alors lundi, pour la 101ème, j'ai pensé à une chose.
A inverser les rôles pour une fois. A vous laisser la place chez LVN, vous donner la parole en premier. Cette note là sera votre note. Et si il y a une chose que vous avez à dire à propos de ce blog, et ben c'est le moment !
Jusqu'à lundi matin -si vous voulez hein !- envoyez moi un mail (blogtoyou@yahoo.fr) pour me dire en mots, ou en images, ou en ce que vous voulez... ce qu'évoque ce blog pour vous. Si vous aviez une chose, une seule, ou deux, à en dire laquelle ce serait ? Liberté totale bien sur, en bien ou en mal, en rouge ou en vert...
Enfin bref, vous faites ce que vous voulez.
L'idée n'est pas de faire un sondage pour adapter ce blog à ses lecteurs (pouacre), mais simplement de s'installer autour d'une même table et de déguster la bonne bouteille de mots que vous avez apporté.
Et puis moi, pour la 101ème de LVN, et bien, je vais me la couler douce. En me contentant de publier ce que vous voudrez bien m'envoyer, et en y ajoutant mes p'tits commentaires, allongé sur un transat, un verre de rhum arrangé à la main, avec un vague bruit de ukulélé dans le fond et pi aussi un petit massage par une tahitienne... euh bon...
Bien sûr, si je ne reçois pas un seul mail, je vais franchement avoir l'air con.
Vous me feriez pas une chose pareille quand même ???
Gloups !
Ah ouais ! Super blague…
Bon aller. On verra bien !
Ah j'oubliais ! Pour vous remercier, l'un d'entre vous aura droit une petite surprise. Alors pour cela, avec votre mail indiquez moi le numéro du département dans lequel vous êtes nés. Surprise j'ai dit ! Et merci, merci beaucoup si vous trouvez le temps et l'envie d'exaucer mon souhait.

Edgar Pierre Jacobs naît le 30 mars 1904 à Bruxelles. Il se passionne très tôt pour le dessin et la musique. Après avoir exercé quelques petits métiers, il travaille dans la publicité. Parallèlement, à partir de 1921, il devient figurant au Théâtre Royal de la monnaie à Bruxelles. Le 25 août 1922, le futur chanteur d'opéra signe son premier contrat d'artiste aux cotés de Mistinguett pour la Grande Revue du Casino de Paris. Le 29 août 1929, le baryton reçoit le premier grand prix de chant. Il sera engagé juste après, comme artiste lyrique, à l'opéra de Lille.
En 1940, il doit abandonner la scène, à cause de la seconde guerre mondiale, chose qu'il regrettera toute sa vie. Le "baryton du neuvième art" allait dès lors s'illustrer dans des travaux graphiques alimentaires (publicité, catalogues, presse) qui le mèneraient à d'autres "planches", celles de la Bande Dessinée, dérisoires à ses yeux, qui pourtant lui assureraient une gloire de diva.
En 1941, il entre au journal "Bravo". Après quelques illustrations pour divers contes, nouvelles et romans, il se voit confier, en 1942, la reprise de "Flash Gordon", mais la censure allemande interdit la série quelques semaines plus tard.
Entre-temps, il fait la connaissance d'Hergé. Cette collaboration liera les deux hommes d'une profonde (et rivale) amitié qui culmine au lendemain de la guerre lorsque Jacobs n'hésite pas à jouer du gourdin pour défendre Hergé contre les épurateurs d'une autre espèce de "collaboration".
En septembre 1946, Hergé invite son compère à participer au lancement du journal "Tintin". Le 26 septembre de cette année-là, dans un numéro 1 aujourd'hui recherché comme une pièce de trésor, paraît la première page du "Secret de l'Espadon". L'aventure de nos trois immortels héros : Blake (inspiré par son grand ami Jacques Laudy), Mortimer (inspiré par son autre grand ami Jacques Van Melkebeke) et Olrik (inspiré de Jacobs lui-même) commence. Ce dernier, colonel et gangster à monocle, est l'incombustible prince du mal que combattent deux chevaliers de l'ordre historique et scientifique.
En 1947, Jacobs abandonne sa collaboration avec Hergé et se consacre dès lors de manière quasi-exclusive à sa propre série où il fait vivre de multiples et périlleuses aventures à ses very British Héros.
Huit ans plus tard, en 1981, Jacobs rédige ses Mémoires, publiées aux éditions Gallimard sous le titre "Un Opéra de Papier", sous-titré "Les mémoires de Blake et Mortimer". Edgar Pierre Jacobs nous a quitté ... le 20 février 1987. Malgré tout et contrairement à Hergé avec Tintin, Jacobs voulait que ses héros perdurent ... c'est chose faite ...
Source : http://www.brusselsbdtour.com/bio_jacobs.htm
24 février 2005
Le Seul, l'Unique...
Celui sans lequel rien ne serait arrivé.
J'ai déjà raconté dans un autre post (mais ou que je l'ai rangé çui-là) comment Franquin est devenu celui par lequel la BD est devenu une part importante de ma Kultuuure, ainsi que de mon argent de poche. Parfois un peu trop au goût de mes banquiers, qu'ils soient familiaux ou chefs de centre aux CCP plus tard.
Qu'est ce que vous voulez, je n'ai pas le tempérament à entasser les soussous gagné à la sueur de mon clavier et de ma souris, je n'aspire pas à devenir rentier grâce à mes judicieux et lucratifs placements financiers ( ?!), d'ailleurs je n'ai hérité d'aucun patrimoine et il y a peu de chances que ça arrive, et l'argent que je gagne… j'aime le dépenser.
On arrive sur cette boule (pas tout à fait ronde en fait) tout nu, on repart pareil un jour, alors franchement accumuler oseille, pépettes, zauzords et autres artiches… j'ai pas que ça à faire d'abord.
Bon.
Je disais donc : Franquin !
Quel dommage que je ne l'ai jamais rencontré. Quoique j'aurai jamais osé. Parfois il y des gens, et bien on préfère les garder dans notre imaginaire. Ils y sont sans doute plus beaux, plus chouettes que la réalité. Quoique de nombreux témoignages parlent de Franquin comme d'un individu modeste à l'extrème, cachant sa noirceur comme le font les clowns ou les grands comiques, derrière le rire.
C'est sans doute pour cela qu'il plaît à tant de gens.
Je dois à ses dessins, ses gags, ses personnages… des crises de rire à en avoir la respiration coupée. Comme un gosse à qui on peut raconter 100 000 fois la même histoire, je ris toujours à la lecture d'un Gaston que je connais par cœur pourtant (Rogntudju !), suis épaté par les aventures de Spirou, étonné par les prouesses du Marsupilami…
Le seul truc, c'est que parfois j'ai l'impression que mes notes ressemblent aux discours risibles du maire de Champignac. Du genre : « … ce chef d'œuvre en pied, dû à un cerveau de chez nous marchant la main dans la main avec le cœur de notre belle agglomération, contient à tout jamais dans le vide de ses flancs, la plénitude du génie Champignacien… ». J
Les albums de Franquin contiennent tous les liposomes actifs, tous les oligos-élements, ils rafraichissent le teint, réveillent vos sens, révèlent votre moi karmique profond, exaltent votre idéal du moi, stimulent les lobes du cerveau de la bonne humeur et du plaisir…
Franquin aurait dû avoir le Prix Nobel de la Paix pour avoir inventé avec ses dessins le mouvement perpétuel du rire. C'est étrange de se dire qu'on n'a jamais rencontré un de ses plus proches amis ?! Mais au fond, quelle importance. Il est toujours là.
M'enfin !
Et pi un autre, na !

Né le 3 janvier 1924 à Etterbeek (Bruxelles, Belgique), André Franquin, après une année de cours de dessin à St-Luc (Bruxelles), entre en 1944, alors âgé de 20 ans, en tant qu'animateur au studio de dessins animés CBA. Durant ses courtes années d'animateur, il rencontre Peyo, le créateur des Schtroumpf , Eddy Paape, celui de Luc Orient , et Morris, celui de Lucky Luke . C'est ce dernier qui le présente à Jijé, père de Spirou . En 1946, Jijé lui cède le personnage,emblème du journal Spirou après un bout d'essai concluant parut dans l'Almanach Spirou de 1947. Le Personnage fut créé en 1938 par le Français Robert Velter (plus connu sous ''Rob-Vel'') qui, une fois mobilisé, ne parvenait plus à faire parvenir à temps ses planches en Belgique.
Franquin n'a pas seulement repris le personnage de Spirou , il a aussi ajouté sa griffe et, de peur de ne pas faire rire, il insère des gags''pour être sûr'' . Il affine aussi Fantasio, l'ami farfelu de Spirou , le village de Champignac , et surtout le travail sur des personnages tels que le comte Pacôme Hégésippe Adélard Ladislas de Champignac, Zorglub et dans ''Spirou et les Héritiers'' (1952) apparaît le Marsupilami de Palombie, qui accompagnera Spirou et Fantasio dans toutes les aventures dessinées ensuite par Franquin.
1955 voit une dispute entre Dupuis et Franquin à cause de droits d'auteurs sur un album. Celui-ci entre alors aux Éditions Le Lombard et y signe un contrat de 5 ans. Il crée Modeste et Pompon pour le journal Tintin . Il se réconcilie avec Dupuis et retourne aux ateliers de Marcinelles. Cependant il continue à travailler pendant quatre ans chez Le Lombard. De nature paresseuse, il crée son double et en fait un héros bien à part dans la bande dessinée, Gaston Lagaffe , qui voit le jour le 28 février 1957. Dans ''Le Trombone illustré'', une publication de 30 numéros accompagnant le journal Spirou , il fait part de ses idées noires qui paraîtront plus tard dans ''Fluide glacial'' .
A partir de 1987, avec Batem au dessin, Franquin conçoit une série d'albums parus chez Marsu-Productions avec, comme héros, le Marsupilami dont il avait gardé jalousement les droits. Le 27 novembre 1996, Marsu-Productions propose un nouvel album de Lagaffe assemblant une série de planches parues dans ''Spirou'' et jamais éditées en album.
À 73 ans, le dimanche 5 janvier 1997, Franquin devenu l'un des pères fondateurs de la bande dessinée belge quitte discrètement la scène du 9ème Art. Il nous laisse ainsi seul avec des héros bien sympathiques et un recueil de signatures farfelues, ''Signés Franquin''.
Source : www.bedetheque.com & www.franquin.com
23 février 2005
Comme Neige Au Soleil.
Je ne sais plus si ce mois ci mes textes servent de prétexte à vous présenter un auteur de BD, ou si c'est l'inverse, l'illustration qui me fait trouver mon texte. Quelle importance hein ? La fin du mois arrive bientôt et je me rends compte qu'il y en a encore tant que je voudrais vous faire connaître : Jijé, Wasterlain, Killofer, Crumb, Prado, Moebius, Walthéry, Franquin, Will, Floch, Boring, Goossens, Druillet, Baru... pfiou.
N'aurais j'amais le temps !!
Au moins celui-là.
Hier soir tard (ou tôt, ça dépend), j'étais bien au chaud dans mon chez moi en train de lire cette BD là.
Les flocons tombaient sur Paris. C'est le meilleur moment, quand les flocons recouvrent toute la ville. D'abord ça arrive rarement, ensuite c'est beau, et enfin c'est éphémère car au matin les voitures transforment le tout en une "sludge" pas très apétissante, quoique moins puantes que les crottes laissées par la saleté de Pékinois de Mme Mervalou. Quelle engeance cette bestiole !
Ou en étais-je.
Ah oui, cette BD de Tardi.
D'abord c'est rigolo de lire une BD qui se passe en plein été alors qu'il neige au dehors. Ca réchauffe comme du thé au miel. Ensuite ça se passe dans les années 50 (Geo Charles Veran a eu un prix pour ce livre cette année là), et j'aime bien lire des romans qui se passent à une époque que je n'ai pas connu (qu'est ce vous croyez, suis pas né dans les années 50 quand même !) mais assez proche pour qu'il soit facile de l'imaginer : imaginer l'époque ou il fallait aller à la poste ou dans un café pour téléphoner sur un appareil à cadran, ou les voitures n'avaient pas d'air bags mais les femmes oui (oh, celle-là, je sais, j'aurai pu m'abstenir, mais finalement... non...), ou les rues étaient plus souvent pavées que goudronnées, ou les T-Shirts s'appelaient Marcel et n'étaient pas à la mode chez les 'trendies'... Enfin tout ça quoi.
Malgré que Tardi ait colorisé (magnifiquement d'ailleurs) cet album, l'histoire elle appartient au roman noir comme le charbon. Tout se passe autour d'un meurtre commis dans la banlieue Parisienne de l'époque, avec une galerie de personnages assez fabuleuse dans le genre. Tardi réussit à leur donner en quelques cases une épaisseur et une complexité étonnante. C'est la banlieue et la vie de l'après-guerre qui est décrite dans cette adaptation : la débrouille, les combines, le désespoir adolescent à vivre dans un trou à rat, les vies qui se croisent, se défont, les ambitions, les petites grandeurs et les grandes lachetés des vies, l'espoir aussi...
C'est juste magnifique.
La neige tombe toujours, j'ai fini ma BD qui elle-même ne finit pas très bien, comme tout roman noir qui se respecte. Pourtant, il y a tant de force dans ces personnages, que je me dis que comme eux -mais d'une autre manière- il ne faut jamais baisser la tête quand on essaie de vous faire rentrer dans le rang. Et que si jamais on est tellement fatigué de soi ou des autres, il faut se mettre à la fenêtre de sa chambre, en pleine nuit, surtout quand la neige tombe sur la ville.
Et profiter du spectacle juste avant de s'endormir.

Voilà une bonne trentaine d'années que Jacques Tardi marque de son empreinte la bande dessinée contemporaine. Virtuose du noir et blanc, peintre inégalé des ruelles sombres et des pavés luisants, contempteur infatigable de la bêtise humaine et obsédé par la guerre, Tardi est l'un des maîtres de la BD. Son adaptation du Cri du peuple, le roman de Jean Vautrin sur la Commune de Paris, se hisse à la hauteur du reste de son œuvre. Parcours d'un dessinateur d'exception.
Mais Tardi n'est guère à l'aise avec les récits contemporains. Il préfère explorer une veine plus personnelle. Après diverses histoires brèves, il publie Le Démon des glaces, dessiné à la manière des gravures du XIXe siècle, puis La Véritable Histoire du soldat inconnu. En 1976, il donne naissance à Adèle Blanc-Sec. Un personnage de femme original, à une époque où la plupart des héroïnes de bande dessinée restent cantonnées dans les clichés. Adèle est confrontée à des savants fous, des ptérodactyles sanguinaires et des pithécanthropes ressuscités, le tout sur fond de Paris d'avant la Première Guerre mondiale. Tardi a trouvé son style : un mélange de fantastique, de clins d'œil au roman populaire et de second degré réjouissant, dans le cadre d'un Paris aujourd'hui disparu. Une ville que Tardi se délecte à faire revivre sur sa feuille à dessin après l'avoir arpentée en tout sens, en authentique passionné de la capitale. Surtout, il aborde le grand sujet qui ne cessera de l'obséder : la guerre de 14-18, métaphore de tous les conflits et de l'inépuisable bêtise humaine. Profondément marqué par les souvenirs de son grand-père, il s'emploie à nourrir son œuvre de références à la « der des ders », qu'il met en scène dans C'était la guerre des tranchées, publié dès 1982 dans le mensuel (A suivre), et Le Trou d'obus (1984).
Tardi s'attaque aussi à la mise en images d'œuvres littéraires. Grand admirateur de Céline, il illustre Voyage au bout de la nuit, Mort à crédit et Casse-pipe. Il démarre une série d'adaptations de romans policiers avec les Nestor Burma de Léo Malet, et notamment Brouillard au pont de Tolbiac (1982). En prenant soin de gommer les aspects les moins sympathiques des romans, parfois empreints d'une fâcheuse tendance au racisme. Il adaptera aussi Jeux pour mourir, de Géo-Charles Véran (1992), et La Der des ders, de Didier Daeninckx (1997). La fréquentation des écrivains est une vieille habitude chez Tardi. Avec l'auteur de polars Jean-Patrick Manchette, il avait déjà réalisé Griffu dans les années 70. Il récidivera en 2000 avec Daniel Pennac, qui lui écrira le scénario de La Débauche.
Source : http://www.bedetheque.com/
22 février 2005
Le Blog de Destruction Massive
Je ne sais pas si vous êtes au courant de cette histoire.
Aux Etats-Unis, les blogs ont poussé à la démission deux journalistes de renom : le mythique Dan Rather de CBS News et le moins connu ici Eason Jordan, directeur de l'info chez CNN. Dan Rather s'est fait épinglé pour avoir produit un faux document sur le passé militaire de G.W.Bush, Eason Jordan lui au forum de Davos en laissant entendre que l'armée américaine en Irak avait intentionnellement tiré sur des journalistes. Devant la réaction de la salle Jordan avait ajouté que l'armée avait tiré sur des civils sans savoir qu'il s'agissait de journalistes. Les bloggeurs conservateurs américains réagissent aussitôt et malgré la règle qui veut que les débats du forum de Davos ne soient pas publics, ils diffusent l'info « antipatriotique » jusqu'à obtenir le départ de Jordan.
Voilà une grande nouveauté.
Aux USA les blogs ont tellement de succès qu'ils sont déjà utilisés non seulement pour relayer de l'information non diffusée, mais également pour véhiculer des choix et des objectifs bien précis. Dans ces deux cas, au-delà de la véracité de l'information rapportée, ce qui comptait vraiment pour les détracteurs c'était de se débarrasser de deux voix ne soutenant pas à fond les options politiques conservatrices.
Stupeur des médias habituels qui s'aperçoivent que des trublions-blogs peuvent influer (comme eux) l'opinion jusqu'à obtenir des actes et des décisions qui n'ont rien de virtuel. Ceci dit, eux même développent des blogs, il suffit d'aller sur le site de n'importe quel quotidien de renom pour pouvoir avoir accès aux bloggeurs maison. On a vu également pas mal de politiciens s'offrir un blog (surtout en période d'élection) pour faire gadget moderne.
Mais on devrait passer sous peu à autre chose.
Il est à peu près sûr que les grands groupes de pression vont s'intéresser aux blogs, et réfléchir à la manière de s'en servir.
Le blog est un outil merveilleux pour échanger des idées, des réflexions, des expériences sur les sujets les plus divers. Il risque de devenir aussi (mais pas seulement, heureusement) un nouveau champ de conquête pour tous ceux qui ont des intérêts à défendre, du pouvoir à imposer, de l'argent à gagner.
Contrairement à la presse, ou il y a malgré tout des règles (je ne vous parle pas de Voici ou Paris Match) : les journalistes ont des cartes professionnelles, ils ont un contrat de travail, il existe une déontologie et des règles, les conditions d'exercice du métier de journaliste est réglé par la loi… Le blog est un monde libre et opaque.
Libre, car chacun s'y exprime comme il veut. Opaque à cause de leurs multitudes et de leurs anonymats. Il y a peut être déjà des blogs terroristes, pédophiles, négationnistes sans que nous le sachions, à peine dissimulés derrière une page d'accueil proprette. Car au fond, je ne sais rien de vous, vous ne savez rien de moi, hormis ce que j'écris sur mon blog. Pendant que j'écris cette note, si ça se trouve j'ai 45 réfugiés illégaux dans mes 15m² de cave qui sont en train de coudre des fringues qui finiront vendues en gros dans le sentier.
Parce que les blogs sont incroyablement éparpillés, individualistes par essence, ils risquent bien de devenir le terrain de jeu idéal pour faire courir les rumeurs les plus tordues, ou lancer de nouveaux modes de consommation, de nouveaux produits, sinon pour soutenir les idées les plus aberrantes. Qui sait, Dieudonné va peut être diffuser ses blagues racistes sur un blog. On y trouve déjà par exemple à son sujet, des trucs comme ça : http://occident.hautetfort.com/ ou ça : http://u-blog.net/france/article/Dieudonne.html. Je vous laisse juger de la pertinence des propos.
Est-ce que les billets que nous écrivons ne peuvent pas, demain, risquer d'être utilisés à notre insu, sans notre accord, pour être repris à des fins que nous ne soutenons pas ? C'est peut être un risque avec lequel nous devrons compter. Car les hébergeurs, eux, ils comptent. Ils ont besoin d'un minimum de ressources publicitaires pour fonctionner. Qui dit que demain ils ne seront pas tentés d'ouvrir leurs fichiers à des gens qui ne verront dans la blogosphère qu'un outil leur donnant accès à nos centres d'intérêts, nos préoccupations, nos idées… Quelle merveilleuse mine d'informations.
Les blogs étant souvent proches de notre vie intime, ils sont de ce point de vue bien plus instructifs que n'importe quelle étude de marché ou de consommateurs.
Je pousse pour l'exemple, le scénario parano à son comble. Imaginons une structure marketing d'un grand labo pharmaceutique. Elle cible et sélectionne tous les blogs ou on peut identifier que leurs auteurs vivent des problèmes personnels perturbants. Le labo ouvre un blog, et commence à faire paraître des textes très convaincants, fraternels, protecteurs, rassurants… Parralèllement, ces faux bloggeurs vont laisser des commentaires adéquats chez leur blogs cible (avec l'aide de psys dûment payés pour cela). Les blogs cibles vont lire le blog du labo, ou là progressivement leurs faux auteurs commencent à parler du Prozac maison, l'air de pas y toucher, juste par allusion. Mais assez pour convaincre tout doucement les lecteurs en pleine déshérence que leur pilule, ça vaut peut être le coup d'essayer. Vous croyez que je plaisante ? Oui, bien sûr. Mais ceux qui contrôlent les sectes, à votre avis, c'est pas le genre de trucs tordus auxquels –justement- ils pourraient penser sérieusement ?
Que cela ne nous empêche pas de profiter de tout ce que le blog a de bien à nous offrir (en ouvrant l'oeil).

Après avoir suivi des études artistiques à Rouen et à Paris et tout en travaillant pour le groupe de presse Filipacchi, Florence Cestac participe activement à la fondation de Bonbel, un collectif artistique rouennais. En 1972, elle ouvre, avec Etienne Robial et Denis Ozanne, la librairie Futuropolis et prend part deux ans plus tard au lancement des éditions du même nom. A la même époque, elle crée 'Harry Mickson', personnage qui deviendra l'emblème et la mascotte des éditions Futuropolis. Cestac publie ses planches dans divers magazines, de Ah Nana ! à Métal Hurlant en passant par Charlie Mensuel, Pilote et Chic. 'Cauchemar matinal', 'Comment faire de la bédé, sans passer pour un pied-nickelé', 'La Guerre des boutons' et 'Gérard Crétin' sont quelques-uns de ses titres. En 1995, elle publie 'Quatre punaises au club'. Un an plus tard sort 'Le Démon de midi'. Ses ouvrages les plus récents, 'Je veux pas divorcer' et 'Survivre & Noël', paraissent en 1998.
21 février 2005
Antimanuel
Je ne sais pas pour vous mais j'imagine que c'est la même chose. Quand je lis un auteur et que ses livres me plaisent, généralement j'ai tendance à gloutonner tout ce qu'il a pu écrire. J'ai eu des périodes Lovecraft, Asimov, Fredric Brown… quand je lisais beaucoup de S.F. Puis plus tard la même chose est arrivée avec Bukowski, Tennesse Williams, ou Georges Pérec, Colette, Pirandello (à qui je dois le nom de ce blog), Stefan Zweig… Un peu monomaniaque par moment le gars.
Alors il n'y a pas très longtemps je vous avais parlé de Michel Onfray. Pour moi qui ai arrêté de lire ou de m'intéresser directement à la philo après le bac, ce type est une aubaine. Ainsi que cette collection appelée « Antimanuel de… » (Editions Breal). A priori ces livres s'adressent plutôt aux lycéens, mais en fait ils s'adressent à tout le monde, surtout ceux qui après le bac… tout ça…
L'antimanuel de philosophie a cela de bien c'est qu'il aborde la philo à travers tous ses courants et pas seulement les auteurs officiels des programmes scolaires. Qu'il nous épargne les thématiques importantes mais souvent rebutantes genre « la liberté est elle possible », « la raison conduit elle à la justice », etc, etc…
Noooooon pas ça !
J
Michel Onfray est un petit malin. Je ne sais pas, si comme mon prof de seconde, il entre en cours en marchant sur les mains, parle très doucement pour d'un seul coup pousser une gueulante à 2500 décibels pour faire taire les deux pipelettes du fond… Mais en tout cas, pour nous amener à découvrir des noms et des textes qui d'habitude déclenchent un réflexe de fuite il nous propose des questions telles que celles-ci :
- Avez-vous déjà mangé de la chair humaine ?
- Que fait donc
- Pourriez-vous vous passer de votre téléphone portable ? (en ce qui me concerne la réponse est non).
- Laisserez vous les sites pornos sur internet accessibles à vos enfants ?
- Croyez-vous utile de juger d'anciens nazis centenaires ?
- Qu'est ce qui s'évapore quand vous perdez conscience (seul ou à deux) ?
- Quand vous l'aurez trompé(e), le direz-vous à votre ami(e) ?
- Faut-il être obligatoirement menteur pour être Président de
Et plein d'autres encore.
Un livre plutôt 'sympa' donc (et en plus qui vient de vous donner des idées pour votre blog, si vous êtes en panne d'inspiration). Et qui dit sympa dit livre qui va énerver les pseudo philosophes pour qui la philo est un truc tellement sérieux, qu'il n'y a qu'eux qui se croient autorisés à en parler ou juger des opinions des uns ou des autres.
Et puis dès fois, ça fait du bien de faire faire un peu d'exercice à son cerveau aussi !
Lorsqu'il se lance dans la bande dessinée, Christian Binet a déjà quelques années de métier dans le milieu du graphisme. Ses premières oeuvres paraissent dans diverses publications, et il ne tarde dès lors pas à sortir ses propres albums. Mais son inspiration est si foisonnante qu'il ne trouve pas, dans un premier temps, un éditeur pour chacun de ses travaux. Aussi publie-t-il ses planches les moins accessibles à compte d'auteur. Celles-ci s'avèrent une telle charge contre le système religieux et le monde politique qu'elles ne sont pas sans provoquer certains remous. On ne peut pas vraiment en dire autant des 'Bidochon' : en dépit de son ton très acide, la série, qui décrit la vie quotidienne d'un couple de Français (plus que) moyens, rencontre en France un énorme succès, au point d'avoir fait l'objet d'une adaptation cinématographique.

soutenir ceux qui s'activent pour retrouver Florence Aubenas et Hussein
Hanoun al-Saadi, ainsi que Giuliana Sgrena, et surtout, surtout, à travers
eux, tous ceux qui comme eux sont en danger en raison de l'exercice
leur travail, de leur opinion, de leur liberté d'expression ou de l'exercice
18 février 2005
Une Nuit Avec Samantdi
Hier soir, retrouvailles avec Samantdi.
Quelques frayeurs car mon portable me lâche et on n'arrive pas à se joindre. Finalement, on finit par y arriver. A 19.30 on se retrouve place du Chatelet. C'est toujours un moment de surprise de mettre un visage sur un(e) autre bloggeur. Ce qu'on imagine plus ou moins consciemment devient réel en un instant.
Qu'est ce que je peux vous dire ? Samantdi ressemble à son blog. Sauf que son blog parle sans l'accent Toulousain chantant qui la caractérise. Je confirme ses cheveux bouclés, une gaieté naturelle un peu enfantine, beaucoup de curiosité… Samantdi est une jeune femme pleine de charme.
J'ai réussi à dégoter deux places un peu en catastrophe pour aller au théâtre juste en face de nous. C'est ça la surprise. Il fait franchement frisquet d'ailleurs sur Paris, alors nous partons nous mettre au chaud au théâtre.
J'emmène Samantdi voir le Ballet de l'Opéra de Lyon qui joue deux programmes en alternance. Tricodex de Découflé, et ce soir Critical Mass et Carmen par Mats Ek avec Sylvie Guillem.
On va s'asseoir dans la salle. Samantdi me raconte sa première journée de vacances. On discute jusqu'à ce que les lumières s'éteignent. Critical Mass est un duo pour deux danseurs. C'est pas mal, mais je ne me sens pas complètement transporté malgré de jolis moments. Ensuite on reprend notre discussion pendant les 20 minutes d'entracte qui du coup passent bien vite.
Et puis Carmen commence. C'est vraiment très bien. Les danseurs sont impeccables, Sylvie Guillem est légère comme une Carmen en plume. L'histoire tragique et violente se mélange bien avec le mélange de passion et de sensualité des personnages chorégraphiés par Mats Ek, avec quelques touches d'humour de temps en temps quand même, comme ce toréador version Saturday Night Fever.
Comme j'ai pu voir les mêmes danseurs la semaine précédente dans le Tricodex de Découflé, c'est assez surprenant car les styles sont très différents. En tout cas, je suis impressionné par la capacité de la troupe à pouvoir interpréter deux programmes aussi différents que ça. Ou arrivent ils à absorber et jouer tous ces mouvements, ces déplacements et ces expressions sans rien oublier ni mélanger ?
Et puis quand je vais voir de la danse, le moment que j'attends et que j'aime le plus, c'est celui ou un geste, un mouvement, va me surprendre et me bouleverser. S'il y en a un, alors j'ai passé une bonne soirée. Et là, ça tombe bien, il y en a plusieurs. Ces gestes des mains de cette danseuse, qui joue M, l'oiseau de mauvais augure, la malédiction ou la mort. Ou cette pirouette de Carmen avec les bras qui se croisent et glissent l'un contre l'autre.
Je suis content, Samantdi aussi (ouf !), le public également, et la troupe Lyonnaise est très applaudie. Nous sortons du théâtre, et marchons un peu dans Paris en quête d'un endroit pour nous remplir l'estomac. Je sais qu'il y a par là un resto qui sert encore tard. Nous entrons : pas mal de monde et de bruit… mais tant pis. On s'installe, on commande et puis nous discutons. De ces discussions que peuvent avoir les bloggeurs, qui se connaissent à travers leurs mots, sans s'être jamais vu, mais qui du coup n'ont pas forcément besoin de la même période de « présentation » qu'avec de vrais inconnus. Comme si on se connaissait depuis longtemps alors que c'est la 1ère fois qu'on se voit.
En tout cas, on passe un très bon moment, en échangeant pleins de choses, d'autant plus que petit à petit le resto se vide, et qu'il reste juste quelques clients qui dansent sur la salsa que passe le barman.
Mon dieu que cette soirée est passée vite.
On a tout juste le temps d'attraper le dernier métro. Je raccompagne Samantdi en lui souhaitant bonnes vacances. Moi demain, faut aller au boulot.
Ah, et puis, j'ai transmis toutes vos bises. Bien sûr.

Bien que n'ayant jamais fréquenté la moindre école artistique, Sempé est devenu l'un des plus célèbres dessinateurs de la planète. Il commence par quelques dessins humoristiques publiés vers l'âge de 19 ans, à partir duquel il travaille comme illustrateur pour divers périodiques, dont Paris-Match, Punch et L'Express. Dans les années cinquante, Sempé met en scène un personnage récurrent, Nicolas, dans les bandes dessinées qu'il livre au journal Le Moustique. René Goscinny lui suggère de consacrer une série à part entière à ce personnage. 'Le Petit Nicolas', publié dans Le Moustique à partir de 1954, devient le réceptacle de nombreux souvenirs d'enfance de Sempé. Les scénarios sont signés par un certain Agostini, pseudonyme sous lequel se cache en réalité René Goscinny. A partir de 1960, 'Le Petit Nicolas' est accueilli par la revue Pilote, sous la forme de romans écrits par Goscinny et illustrés par Sempé
Source : www.bedetheque.com
17 février 2005
Petits Vampires
Boudiou, j'ai dû choper la crève hier. Même au fond du lit cette nuit, j'ai dû aller chercher une grosse polaire malgré la double couette et la couverture, vu que j'étais en train de grelotter et que je n'arrivai pas à fermer l'œil à 2h du mat'. Ce matin au bureau j'ai des envies de bouillotte !
Dans ces cas là, quand la crève-grippe-gastro tente une attaque, assez souvent je rêve qu'une femme à la peau douce et chaude vienne se blottir dans le lit, contre moi, pour me réchauffer. Elle se plaque contre mon dos nu, glisse une jambe entre les miennes, m'entoure de ses bras, et vient faufiler un baiser dans le creux de ma nuque, un peu derrière l'oreille, avec ses cheveux bouclés qui me chatouillent. Elle me parle. Son parfum m'enrobe. Je m'endors comme ça. Et le lendemain je suis guéri. Alors je la remercie et l'embrasse sur tout le corps… pour commencer…
Bon, à part ça, faut que je me remette d'aplomb.
Ce soir je rencontre Samantdi en escapade parisienne.
Chic alors !

Joann Sfar est né le 28 août 1971 à Nice, où il passe une maîtrise de philosophie et suit des cours de peinture. Il entre ensuite à l'école des Beaux-Arts de Paris, où il fréquente les cours du département morphologie. Il fait rapidement paraître un feuilleton en noir et blanc dans la revue Lapin de l'Association, dans laquelle il publie toujours régulièrement. Sa maîtrise de la narration graphique et ses inspirations hétéroclites lui permettent tout aussi bien de développer une fiction extravagante que d'utiliser la BD pour une démonstration philosophique. Aussi exubérant que ses personnages, Sfar est bien loin d'être un solitaire. Sa rencontre avec Pierre Dubois lors du festival de Hyères donne naissance à la série Petrus Barbygère, avec pour volonté affichée de «faire quelque chose de bizarre», tout en traduisant son admiration pour des artistes tels que Jérôme Bosch, Bruegel, Jacques Callot, et l'illustrateur anglais Ronald Searle. Il développe une activité de scénariste sur




