Celui sans lequel rien ne serait arrivé.

 

J'ai déjà raconté dans un autre post (mais ou que je l'ai rangé çui-là) comment Franquin est devenu celui par lequel la BD est devenu une part importante de ma Kultuuure, ainsi que de mon argent de poche. Parfois un peu trop au goût de mes banquiers, qu'ils soient familiaux ou chefs de centre aux CCP plus tard.

Qu'est ce que vous voulez, je n'ai pas le tempérament à entasser les soussous gagné à la sueur de mon clavier et de ma souris, je n'aspire pas à devenir rentier grâce à mes judicieux et lucratifs placements financiers ( ?!), d'ailleurs je n'ai hérité d'aucun patrimoine et il y a peu de chances que ça arrive, et l'argent que je gagne… j'aime le dépenser.

On arrive sur cette boule (pas tout à fait ronde en fait) tout nu, on repart pareil un jour, alors franchement accumuler oseille, pépettes, zauzords et autres artiches… j'ai pas que ça à faire d'abord.

Bon.

 

Je disais donc : Franquin !

Quel dommage que je ne l'ai jamais rencontré. Quoique j'aurai jamais osé. Parfois il y des gens, et bien on préfère les garder dans notre imaginaire. Ils y sont sans doute plus beaux, plus chouettes que la réalité. Quoique de nombreux témoignages parlent de Franquin comme d'un individu modeste à l'extrème, cachant sa noirceur comme le font les clowns ou les grands comiques, derrière le rire.

C'est sans doute pour cela qu'il plaît à tant de gens.

 

Je dois à ses dessins, ses gags, ses personnages… des crises de rire à en avoir la respiration coupée. Comme un gosse à qui on peut raconter 100 000 fois la même histoire, je ris toujours à la lecture d'un Gaston que je connais par cœur pourtant (Rogntudju !), suis épaté par les aventures de Spirou, étonné par les prouesses du Marsupilami…

Le seul truc, c'est que parfois j'ai l'impression que mes notes ressemblent aux discours risibles du maire de Champignac. Du genre : « … ce chef d'œuvre en pied, dû à un cerveau de chez nous marchant la main dans la main avec le cœur de notre belle agglomération, contient à tout jamais dans le vide de ses flancs, la plénitude du génie Champignacien… ». J

 

Les albums de Franquin contiennent tous les liposomes actifs, tous les oligos-élements, ils rafraichissent le teint, réveillent vos sens, révèlent votre moi karmique profond, exaltent votre idéal du moi, stimulent les lobes du cerveau de la bonne humeur et du plaisir…

 

Franquin aurait dû avoir le Prix Nobel de la Paix pour avoir inventé avec ses dessins le mouvement perpétuel du rire. C'est étrange de se dire qu'on n'a jamais rencontré un de ses plus proches amis ?! Mais au fond, quelle importance. Il est toujours là.

M'enfin !

 

Et pi un autre, na !

 

Né le 3 janvier 1924 à Etterbeek (Bruxelles, Belgique), André Franquin, après une année de cours de dessin à St-Luc (Bruxelles), entre en 1944, alors âgé de 20 ans, en tant qu'animateur au studio de dessins animés CBA. Durant ses courtes années d'animateur, il rencontre Peyo, le créateur des Schtroumpf , Eddy Paape, celui de Luc Orient , et Morris, celui de Lucky Luke . C'est ce dernier qui le présente à Jijé, père de Spirou . En 1946, Jijé lui cède le personnage,emblème du journal Spirou après un bout d'essai concluant parut dans l'Almanach Spirou de 1947. Le Personnage fut créé en 1938 par le Français Robert Velter (plus connu sous ''Rob-Vel'') qui, une fois mobilisé, ne parvenait plus à faire parvenir à temps ses planches en Belgique.
Franquin n'a pas seulement repris le personnage de Spirou , il a aussi ajouté sa griffe et, de peur de ne pas faire rire, il insère des gags''pour être sûr'' . Il affine aussi Fantasio, l'ami farfelu de Spirou , le village de Champignac , et surtout le travail sur des personnages tels que le comte Pacôme Hégésippe Adélard Ladislas de Champignac, Zorglub et dans ''Spirou et les Héritiers'' (1952) apparaît le Marsupilami de Palombie, qui accompagnera Spirou et Fantasio dans toutes les aventures dessinées ensuite par Franquin.
1955 voit une dispute entre Dupuis et Franquin à cause de droits d'auteurs sur un album. Celui-ci entre alors aux Éditions Le Lombard et y signe un contrat de 5 ans. Il crée Modeste et Pompon pour le journal Tintin . Il se réconcilie avec Dupuis et retourne aux ateliers de Marcinelles. Cependant il continue à travailler pendant quatre ans chez Le Lombard. De nature paresseuse, il crée son double et en fait un héros bien à part dans la bande dessinée, Gaston Lagaffe , qui voit le jour le 28 février 1957. Dans ''Le Trombone illustré'', une publication de 30 numéros accompagnant le journal Spirou , il fait part de ses idées noires qui paraîtront plus tard dans ''Fluide glacial'' .
A partir de 1987, avec Batem au dessin, Franquin conçoit une série d'albums parus chez Marsu-Productions avec, comme héros, le Marsupilami dont il avait gardé jalousement les droits. Le 27 novembre 1996, Marsu-Productions propose un nouvel album de Lagaffe assemblant une série de planches parues dans ''Spirou'' et jamais éditées en album.
À 73 ans, le dimanche 5 janvier 1997, Franquin devenu l'un des pères fondateurs de la bande dessinée belge quitte discrètement la scène du 9ème Art. Il nous laisse ainsi seul avec des héros bien sympathiques et un recueil de signatures farfelues, ''Signés Franquin''.

Source : www.bedetheque.com & www.franquin.com