31 décembre 2004

Photo gracieusement offerte par Richard G / Geaster. Regardez avec les yeux ou demander le droit à Richard de toucher avec les doigts ! Merci Richard
BonnE ANnée A Vous Tous !
17 décembre 2004
Merry Christmas
Cette dernière journée de folie de boulot étant ce qu'elle est...
La mauvaise volonté de ma connection internet aujourd'hui étant manifeste...
Me voilà contraint de donner dans la note courte avant ces vacances bien méritées (Méritées ? Farpaitement ! Quoiqu'en pensent les uns et les autres. Note courte ? Ouf de soulagement de moults lecteurs de ce blog au verbiage incontinent).
Je n'aurai donc pas la possibilité de m'étendre longuement sur ces notes vestimentaires de cette semaine. Vous ne saurez pas grand chose de cette visite dans ce magasin avec ma fiancée d'alors. Magasin qui vendait cher, mais beaucoup moins cher que d'habitude des modèles qui avaient servi aux défilés de mode prêt à porter et haute couture. De très beaux vêtements qui avaient amené les concepteurs du lieu à estimer que les cabines d'essayage étaient un objet superflu (ça faisait plus tendance, genre habillage avant défilé, ah la la ces victimes de la mode). Ce qui m'avait permis d'assister à des scènes de nus qu'on a pas forcément l'habitude de voir.
Vous ne saurez pas grand chose non plus, du fait que les cours de danse permettent de connaître un éventail très large en matière de sous-vêtements de la part des apprenties danseuses. Surtout quand il n'y a qu'un seul vestiaire mixte. Et que, je vous l'assure, tous les goûts vestimentaires sont dans la nature humaine.
Ben non.
Vous saurez pas.
Vous aurez tout juste le temps de savoir que je suis bien content de me mettre au vert pendant quelques jours. Que je pense que vous lire va me manquer et que donc j'irais sûrement fureter sur le blog pendant mes congés, même si je ne poste rien chez moi.
Mais vous saurez que je vous souhaite à tous, à toutes, de très belles fêtes, avec beaucoup d'amour à partager autour de vous. Quoique vous fassiez, ou que vous soyez. J'en profite pour vous remercier de venir me lire ici, et de pouvoir découvrir dans vos blogs, à travers vous, tant de richesses, de petits et grands bonheurs, de matière à penser et à ressentir.
Je vous laisse avec une affiche de Noël, un des bonheurs de mon enfance.
Si le blog ressemble à un théâtre, ça me plaît bien de penser qu'il ressemble au théâtre des Muppets !
:-)
Bonnes Fêtes !
16 décembre 2004
Bullit
Ma journée d'aujourd'hui ressemble à cette course de voiture dans "Bullit". Ca fonce à toute berzingue, la caisse bondit et retombe lourdement en dévalant les collines de San Francisco. Je suis poursuivi par 2 molosses mal aimables et pas tibulaires du tout.
Je parle de mon boulot et de tout ce que j'ai à faire avant mes vacances demain soir.
'Sais pas comment j'vais m'en sortir.
Du coup ma note d'aujourd'hui passe un peu à la trappe.
J'avais prévu de finir cette série "coquinounette" sur la même thématique, mais le devoir m'appelle.
Merci encore à vous tous de tous vos commentaires ici.
Bonne journée.
LVN qui aurait bien aimé - un temps - ressembler à Steve Mc Queen (jeune). Mais c'est pas le cas du tout.
15 décembre 2004
Le diable au corps.
Pour terminer cette trilogie sous-vêtements-esques, un souvenir...
O m'appelle à la maison, il a besoin que je lui rende un service mais ne veut pas m'en dire plus au téléphone. Nous nous retrouvons à notre café habituel. Celui qui nous accueille bien au chaud quand nous décidons de sécher les pénibles cours de géo de Mme Dubroc, ou l'énième tournoi de hand de Mr Wurtz.
Je retrouve O. déjà attablé derrière le café chaud que nos raclements de fonds de poche nous permettent de payer. Assez intrigué, un peu inquiet (c'est pas le genre de O. de demander de l'aide) et surtout impatient, j'y vais de mon "B'alors, qu'est ce qui se passe !?".
O. les yeux brillants, m'explique que "A y est !", il l'a fait. L'heureux homme... Quand j'en suis encore à élaborer des stratégies aussi subtiles que foireuses, O. vient de franchir le grand saut du lit, en mettant (comem dit Desproges) sa zigounette dans un pilou-pilou. Bien sûr, je pense à C., sa copine depuis quelques mois, mais il se montre évasif sur le sujet. Impossible d'en savoir plus.
Et le voilà qui en arrive à ce qu'il a à me demander.
- "Ecoutes, c'est bientôt Noël. Et je voudrais bien lui faire un cadeau... (raclements de gorge). En fait j'aimerai bien... euh... Lui offrir, enfin tu vois quoi... (air évasif)".
- "Ben, non j'vois pas très bien, non...".
- (crachant le morceau en même temps qu'une quinte de toux) "Ben, en fait je voudrais lui acheter... Lui acheter... De la lingerie (dans un souffle -satiné le souflle-). Et, je voudrais que tu m'accompagnes... (air consterné)".
- (tronche hilare) "Ahhhh boooonnn !", (comprenant le sens de la demande) "... Euh, t'es sûr là !? T'as besoin de moi, vraiment...", (rigolifié) "Dis t'as pas pensé à moi pour les essayages quand même !".
- (nous deux) "Ah Ah Ah...".
Bref, O. plus timide qu'il ne le paraît, n'ose pas aller dans un magasin de lingerie seul pour acheter de la soie à sa conquête. Il lui faut une présence rassurante et masculine. La mienne. Pourquoi moi, je me le demande encore aujourd'hui ?
Mais je ne voudrais manquer ça pour rien au monde, alors je dis oui, dans l'élan de celui qui s'apprête à faire une bêtise, à transgresser les bonnes manières, à péter à la figure du quand diras t'on.
On décide d'y aller le lendemain. Le choix se porte sur un magasin local de notre banlieue. Ou plutôt la banlieue d'à côté, histoire de ne pas risquer de rencontre embarassantes genre la concierge de l'immeuble, ou avec Nath' qui aime tant mes jeans... (Cf notes d'hier et avant hier).
Nous voilà partis tous les deux.
Le magasin est rapidement en vue, et notre allure assurée et légèrement paillarde se mue en une démarche assez hésitante.
Sur ce petit trottoir de rue piétonne on passe et repasse plusieurs fois de suite, pour essayer de distinguer s'il y a du monde à l'intérieur. Impossible. Ce genre de magasin, c'est forcément ambiance cocooning, pas question d'avoir une vue dégagée sur ce qui se passe à l'intérieur.
Y a pas d'autres solutions.
Il faut entrer.
Alors on entre.
Ding, fait la clochette ridicule qui signale instantanément notre entrée au personnel et aux clientes de la boutique.
Nous inaugurons le teint le plus léger du rouge qui va orner notre figure pendant notre passage ici.
Il y a deux vendeuses, plutôt jeunes, mais forcément plus vieilles que nos 17 ans respectifs. La patronne est derrière la caisse, elles sont toujours derrière la caisse.
Etant donné que nos regards sont dirigés plutôt vers nos pieds, nous entendons seulement qu'il y a quelques autres présences féminines dans le magasin. Dont une parle avec la patronne, blondassée, permanentéé, manucurée et esthéticiènnée.
O. légèrement pétrifié se tourne vers moi : "Et maintenant qu'est ce qu'on fait ?!" me chuchote t'il.
Comme si je le savais ! Comme si j'allais traîner dans les magasins de lingerie tous les week end !!!
Je lui dis "je crois qu'on devrait peut être regarder ce qu'il y a".
Dans un immense effort sur nous même, nous élevons les regards pour mieux évaluer la situation.
Des portants pleins de frous frous, des rangées d'étagères avec des boites, et environ 6 paires d'yeux de clientes en train de nous dévisager. Un ton de plus dans le rouge aux joues.
Mais pas question de reculer et de s'enfuir précipitemment du magasin, vaincre ou périr, voilà la seule alternative qui nous reste.
Il y a là deux copines en plein shopping qui nous dévisagent avec un sourire aussi insistant que moqueur.
Il y a une mère de famille et sa fille qui a l'air outrée de nous voir là.
Un peu plus loin, une cliente nous tourne le dos, absorbée par l'examen précis et professionnel d'un soutien gorge.
Les autres clientes sont en discussion avec les vendeuses, et alternent comparaisons entre divers bouts de textiles affriolants et regards vers les deux intrus.
C'est comme si on étaient deux barbares en train de découvrir le temple raffiné de quelques vestales. Deux ostrogoths parachutés dans un harem. Y a pas à dire, on se sent vachement à l'aise. L'option rouge carmin fait son apparition sur nos faces d'inadaptés sociaux. Je me dis in petto (en dedans moi, car pas question de prouter dans ce genre d'établissement) : "Mais qu'est ce qu'on fout là ?".
En tout cas, impossible de partir à l'abordage des portants couverts de sous-vêtements. La paralysie nous gagne. Aussi nous entamons de curieux mouvements sur nous même, qui consistent à montrer qu'on se déplace dans le magasin, mais sans bouger.
Heureusement, une des 2 vendeuses s'est libérée et vient à notre secours avant que nous soyons consumés totalement par auto-combustion.
- "Est ce que je peux vous aider messieurs ?"
Elle est charmante, elle vient de nous sauver la vie. Reste plus qu'à retrouver l'usage de nos cordes vocales.
- "Euh oui -dis-je- mon ami, ici présent (n'importe quoi pour dérider l'atmosphère), voudrait offrir de la lingerie."
La vendeuse est rassurée, notre présence est d'ordre commercial, elle va pouvoir s'en tenir à un discours professionnel. Elle a l'air amusée maintenant, et fait de son mieux pour nous mettre à notre aise.
- "Mais bien sûr, c'est une bonne idée ! Est ce que vous savez ce que vous voulez offrir monsieur ?".
- "................."
Un léger coup de coude pour sortir O. de sa paralysie et reconnecter la voix et le cerveau.
- "Monsieur ?"
- "Euh, oui. C'est pour un cadeau de Noël !"
- "C'est très gentil monsieur, mais savez vous quel genre de lingerie vous voulez lui offrir ?"
- "Quel genre ?.................................."
- "Hum (toussement apaisant de la vendeuse), je vois. Le mieux c'est que je vous montre différents modèles, comme ça vous pourrez choisir".
Soulagement collectif, cette idée géniale de la vendeuse achève de nous sortir de notre torpeur. Notre température corporelle redescend de 1 ou 2 degrés, nous repassons du vermillon au rouge carmin.
Nous n'aurons pas à explorer les portants, nous n'aurons même pas à toucher ces objets diaboliques, cette adorable vendeuse va le faire pour nous. D'ailleurs la revoilà chargée de paquets par milliers, telle une mère Noël de la lingerie.
Je vous épargne le détail des déballages successifs.
Petit à petit O. reprend de l'aplomb et entreprend d'indiquer à la vendeuse ses goûts en matière de lingerie. Et il se trouve qu'on a pas du tout les mêmes. Il aime la soie et la dentelle à la tonne, le frou-froutant en veux tu en voilà, les couleurs jaune champagne, rose loukoum ou vert pâte d'amande. Son truc (en plume) s'il fallait le résumer, ce serait une sorte de Sissi Impératrice classé X.
De temps en temps il se tourne vers moi : "Qu'est ce que t'en penses ?" me dit-il.
Dans mon dos, j'entend les fous rires enjoués des 2 copines qui sont allées se réfugier dans les cabines d'essayage pour rire de nous, sans nous gêner. La mère de famille est repartie de ce lieu de perdition en emmenant sa gamine, arborant un regard bovin face à notre présence dans ce magasin. Les autres clientes nous surveillent d'un oeil mi-amusé, mi-sévère. La patronne est derrière sa caisse, c'est pas possible, les vendeuses doivent l'y visser chaque matin.
Je finis par répondre : "Euh, écoutes, moi, je préfère celui-là, mais c'est toi qui offre alors...".
O. finit par se mettre d'accord avec lui-même sur le modèle.
La vendeuse ne peut cacher un soulagement plus que certain.
- "Très bien. Maintenant, nous allons choisir la taille. Quelle taille fait cette jeune personne ?" demande t'elle.
- "............................"
C'est pas vrai ! Je parie qu'il n'a même pas pensé à ça !
Bien sûr, puisque c'est sa mère qui lui achète ses sous-vêtements, à lui, qu'il porte des slips kangourous avec des motifs à petits oursons (Cf notes précedentes, bah oui hein !). Il n'imagine même pas qu'il y a des tailles.
- "O. tu connais pas sa taille ?" j'ajoute légèrement énervé.
Se rendant compte de la mouise dans laquelle il s'est planté, O. tente de réagir par une réplique définitive, qui aujourd'hui encore reste dans nos mémoires respectives.
- "Euh si, si... Je sais." Et regardant la jeune vendeuse droit dans les yeux : "Euh... Comme vous." assène t'il d'un ton définitif, tout en tendant les 2 mains vers la vendeuse comme s'il allait essayer d'évaluer au toucher l'importance de sa poitrine comparée aux souvenirs érotiques de sa fiancée.
Un Pfffffffffffffrrrrrrrrrrrrr général de rire contenu fuse dans tout le magasin.
O., moi et la vendeuse passons directement au rouge écarlate, prêts à exploser.
- "Hum, euh, oui Monsieur. Ecoutez, voici ce que nous allons faire. Je vais vous donner la taille qui me correspond. Et si jamais cela ne convient pas, votre amie pourra venir le changer sans aucun problème".
Cette vendeuse a du génie.
Non seulement elle est vraiment adorable, mais en plus elle nous sort de toutes les calamités dans lesquelles on se précipite. Et en plus, je vais connaître sa taille de soutien gorge et de culotte. O. et moi, nous sommes sauvés.
La vendeuse nous fait un petit paquet cadeau.
Nous nous dirigeons vers le cerbère qui tient la caisse. Sa mine de mère maquerelle se déride d'un léger sourire devant l'air soulagé que nous arborons enfin. La mine de O. elle, s'allonge, au même rythme que le nombre de billets qu'il doit allonger pour son modeste présent. Ouch ! Vraiment douée cette vendeuse.
Je crois que le cadeau a plus. O. avait le compas dans l'oeil car c'était la bonne taille. Il a fallu des mois pour que je sache qui était la fiancée de O. Ce n'était pas C. comme je le pensais. Plus tard, il m'a avoué que c'était en fait la mère de C. Qu'ils avaient été très heureux ensemble, jusqu'au jour ou le mari les a surpris tous les deux dans son lit conjugal à lui.
Ca a été la fin de cette histoire pour O. Il en a gardé un goût affirmé pour les aventures amoureuses tumultueuses, incroyables et vaudevillesques à souhait.
Je n'ai jamais revu cette charmante vendeuse.
Note sur une idée de Tillie.
Image sur une idée de Gilda.
14 décembre 2004
A Qualcuno Piace Caldo
Suite de la note "kangourou".
Donc, notre Français moyen – moi par exemple – démarre sa nouvelle vie d'homme indépendant. Avec un peu de chance, il se trouve un boulot lui permettant de s'habiller des pieds à la tête, et le bec, et les fesses.
Soyons honnête, pour un certain nombre d'entre nous, les sous-vêtements étant relégués dans une zone non directement visible de notre personne, l'intérêt de souscrire à cet élément vestimentaire ne se révèle important qu'au moment ou un rendez-vous essentiel se profile à l'horizon. Le genre de rendez-vous dont on espère justement qu'il se terminera par l'absence du port de toute espèce de vêtement.
Jusqu'à cette date les sous-vêtements masculins sont les modèles hérités de la fin de l'adolescence, une bonne fois qu'on a fini de pousser en commençant par les pieds jusqu'au 45, ou par les oreilles, ou autre chose suivant les facéties de notre code génétique.
Nous avons donc toujours nos bons vieux slibards avec des oursons ou des Daffy Duck imprimés dessus.
Seul point commun avec les filles, nous avons nos bonnes vieilles culottes préférées, qui ne ressemblent plus à grand-chose, parfois enjolivées d'un ou deux trous, mais qui sont si confortables, ou qui ont gardé une valeur sentimentale.
Mais le grand jour arrive enfin. Nous voilà en train d'y croire, on est amoureux avec la possibilité de « pouvoir conclure » en plus.
Bon.
Parfois l'enthousiasme nous fait oublier la prudence la plus élémentaire.
Pour ce rendez-vous qu'on a bon espoir de voir se transformer en remake de 9 semaines ½ on a pensé à tout : vêtements propres dans le style qui va bien (faire gaffe aux chaussettes), douche « intense » et lavage de dents mentholé, déodorant et parfum, et tout le toutim…
Mais la précipitation est un vilain défaut. Lequel d'entre nous n'a jamais eu à essuyer la crise de fous rire de notre conquête en admiration devant notre Eminence de 10 ans d'âge (mais qui en fait facilement 20) orné de petits oursons ou de Daffy Duck, ou pire que ça.
Bon, si on est vraiment amoureux et pas trop imbu de notre grandeur Rocco Siffredesque, le fou rire est partagé.
Mais généralement on essaie de ne pas s'y laisser prendre à deux fois.
Soit on fait confiance à notre fiancée, toute contente de pouvoir ainsi apporter sa touche personnelle à notre édifice – hum-, soit on… euh, prend les choses en mains nous même.
Dans le premier cas, il y a de fortes chances que Fiancée nous ramène un « paquet cadeau », et du coup voilà nos oursons remisés dans le tiroir « vêtements à jeter dès qu'on les portera plus ». C'est-à-dire qu'ils continuent à végéter dans ce tiroir pendant encore quelques années. A moins que fiancée ne procède à un autodafé rituel et purificateur.
Dans le second cas, il nous reste l'option shopping.
Je connais des timides qui n'achètent leurs sous-vêtements que par correspondance, parce qu'ils trouvent que traîner dans un rayon lingerie homme en mettrait un coup –hum- à leur masculinité. Pour ceux là, les catalogues de
Si par malheur ils ne peuvent pas éviter le grand magasin local, ils sont facilement reconnaissables. Ils arborent généralement un air faussement dégagé, et font achèvent leur emplettes en deux dixièmes de secondes chrono.
L'inconscient étant ce qu'il est, une fois chez eux ils s'aperçoivent qu'il ont acheté des slips kangourous avec des imprimés à oursons dessus, et pas la bonne taille en plus.
Mais il faut reconnaître que cette espèce est aujourd'hui presque disparue.
A mon humble avis, il faut remercier l'émergence des communautés gays. C'est peut être aux clips mettant en valeur les parties charnues des Village People et autres Frankie Goes To Hollywood que petit à petit les dessous version homme ont émergé de leur placard 100% coton moche.
On peut aussi y associer toutes les paillettes des groupes funkoïdes. Et même tous ces groupes années '80, tendance « garçon coiffeur » (genre Wham, etc…). Il faut reconnaître que l'image véhiculée était plus propice à l'hédonisme que les sombres allures gothiques de Cure, ou Joy Division (qui avaient heureusement la musique pour eux).
Et aussi que les femmes ont envie de profiter plus ouvertement aussi de la "marchandise".
Une bonne dose de Chippendales, de Full Monty, de calendrier Rugby pour filles pour remettre un peu d'hétérosexualité dans tout ça, et hop le tour était joué.
Pour atteindre les proportions disproportionnées (prétentieux) qu'on connaît aujourd'hui. C'est pourtant pas la taille qui compte, on vous le dit et on vous le répète les gars.
Voyons les bons côtés de la chose… Hein ?
Il faut bien reconnaître qu'aujourd'hui – nous les zom' – nous avons le choix.
Premier progrès, les fabricants se sont mis d'accord sur les tailles. Ce qui n'était pas forcément le cas avant. Je me demande d'ailleurs comment on fabrique un modèle standard. Est-ce qu'il y a des modèles hommes avec 'stouquette référencées à l'Afnor ? Ou bien existe-t-il une formule mathématique supercalculée par ordinateur à neutrons liquides (faut au moins ça pour nos petites affaires) afin de déterminer les différents profils adéquats ?
Deuxième progrès, on a maintenant vraiment de quoi choisir. Depuis le string jusqu'au caleçon long, en passant par la grande mode des caleçons, des boxers, et autres produits plus marketés genre Australien, Shorty et tout ça… On en est même passé par le retour en grâce de ce bon vieux kangourou blanc (ça fait vintage), y compris dans sa version fille.
Pareil pour les couleurs, pareil pour les matières : coton, lycra, fibres composites polycarbonées en kevlar, etc, etc… Une nouvelle race d'homme est apparue : les fashionistas de la lingerie.
Leurs tubes (oups) au Top 50 de la branchitude (enfin, une petite branchette quoi) : le Calvin Klein dont le mm² est tarifé au même prix qu'une parure Dior pour les filles.
D'ici à ce qu'il y ait des filles qui offrent un caleçon homme moulant de chez Aubade à leur copain, ou même à leur papounet je n'en serais même plus étonné.
Passons aux côtés les moins bons.
Autant il était temps de mettre fin au ringardisme pompidolien des sous-vêtements hommes, autant l'excès inverse révèle un océan de beaufitude jusque là encore inexploré. Le boxer façon peau de lézard, le string en cuir clouté importé des sex shops de Kaliningrad, les jeunes créateurs qui nous pondent des trucs à lacets et transparents... Tout ça est pour moi la source d'immenses éclats de rire. Mais ou vont-ils chercher tout ça ? Sous prétexte de libérer l'Homme le vrai, on a maintenant droit à des trucs tue l'amour et top ringard à la place.
Par exemple, je sais pas comment les filles font pour supporter un string, un truc qui leur rentre dans les fesses, alors moi, j'ai même pas envie d'en demander l'avis à mon propre postérieur. Et c'est rien à côté des trucs genre totale science fiction en vente libre, je me demande d'ailleurs juste si ça se vend. Et à qui, à part les garçons coiffeurs sus-nommés (oups) ?
Finalement, ce que j'aime pour moi, c'est ce que j'aime sur les filles aussi. Hum, je ne sous entend pas quelques fantasmes bizarres, mais seulement que j'aime bien les vêtements et les sous-vêtements sobres. Les sous vêtements les plus simples, c'est ceux que je trouve à la fois les plus jolis, les plus confortables, et au passage ceux que j'ai le plus envie d'enlever à sa propriétaire.
Alors j'imagine peut être bêtement que l'inverse est vrai aussi.
Enfin bon, je vais quand même pas vous raconter les dessous de ma vie privée. Non plus !
Pour illustrer cette note, je me suis dit qu'une version Italienne de "Certains L'Aiment Chaud" ce serait bien.

Et félicitations à Gilda pour sa victoire "Carnets" chez Maviesansmoi.
13 décembre 2004
Kangourous
A la demande générale des demoiselles qui lisent ce blog (pas d'hypocrisie, j'ai bien compris le sens de vos remarques à ma note de vendredi), voici une note sur l'anthropologie de la lingerie masculine.
Passons sur les premières années couches culottes unisexe (quoiqu'il paraît que le marketing a trouvé une niche ici aussi avec les couches pour bébé filles et pour bébé garçons).
Vient ensuite venu assez rapidement l'âge des premiers slips kangourous. Invariablement blanc, parfois cousus d'une petite étiquette blanche avec notre nom en rouge (pour pas se perdre à la piscine). L'aspect érotique de l'objet était totalement laissé de côté, nos parents estimant qu'à cet âge les effets de séduction par dessous n'avait pas lieu d'être.
On ne peut pas dire qu'ils avaient vraiment tort.
Oscillant sans nuance entre une timidité pudibonde et les tests exhibitionnistes et comparatifs "avec ou sans robinet", ou "portée des jets" des dits porteurs de robinet, le slip kangourou blanc n'avait que l'unique mérite de pouvoir juger rapidement de l'état de sa propreté.
Hélas, l'achat en gros de modèles kangourous, s'il limitait le vidage des poches (poches - kangourous / hin hin hin) de nos parents, il ne s'en montrait pas moins désastreux d'un point de vue qualitatif. Les modèles "petits bateaux" de seconde zone étaient non seulement moins doux, ils avaient aussi une tendance facheuse à la déformation (rien à voir avec quelques érections précoces, seulement le lavage en machine trop chaud), et au ramollissement de l'élastique (rien à voir avec une andropause précoce, seulement lavage etc...).
Déjà à cet âge, il était facile de constater que les filles recevaient une éducation plus orientée vers la variété et l'esthétique, prélude à une séduction postérieure (je parle de l'âge bien sûr, pfff...).
Des couleurs, des formes différentes....
A quoi bon s'avérer propriétaire d'un robinet si c'est pour devoir se contenter d'un slibard mochissime qu'il faut sans cesse remonter (mon truc perso d'époque : coincer le kangourou avec le pantalon par les attaches des bretelles) ?
Ne nous attardons pas à cette période douloureuse. Ou l'on ne sait pas encore que l'envie de grandir va nous emmener droit vers les affres de l'adolescence.
Car elle arrive vite l'adolescence. Et son cortège de doutes, de complexes, d'angoisses et de salutaires foutages de merde. Côté sous-vêtements, hélas, la crise adolescente reste assez restreinte. Pour la plupart d'entre nous, c'est encore maman qui s'occupe de l'achat de nos sous-vêtements.
Elle a bon gout maman !? Ces petits imprimés avec des oursons par exemple... Hum... Ou pour faire grand et viril, ces grosses rayures jaunes, bleues, vertes... Beuark ! Ou ces trucs en nylon marron qui grattent, c'est terrible, si je tenais celui qui a inventé ça...
Ne nous plaignons pas, les cours de gym nous permettent de constater que certains ont grandit avec leurs kangourous d'enfance, qui ont aussi grandi avec eux à force de passage en machine de plus en plus déformants.
Le grand jeu de l'époque est de savoir de quoi sont fait les sous-vêtements du camp adverse (et vice versa), afin de pouvoir se moquer franchement et sans restriction. Histoire de se venger de ne pas pouvoir sortir avec Nath', celle qui vous snobe parce que votre jean bien repassé arbore une magnifique ligne blanche bien délavée en son milieu.
C'est à peu près à cette époque qu'une scission presque définitive se produit à l'adolescence masculine.
Pour certain, la crise adolescente produit ses effets. Le retour oeudipien se termine par le fait que désormais nous allons acheter nos sous-vêtements nous même. Oui, nous sommes devenus des êtres libres et affranchis, et ça va se vérifier pas plus tard que maintenant par l'achat de nos propres Dim.
Pour les autres, c'est une autre histoire. Maman continuera à veiller à l'achat des sous-vêtements de leur grand enfant ("Ah la la, si j'étais pas là..." soupire t'elle, dissimulant mal son plaisir à continuer à s'occuper ainsi de son chérubin. Chérubin, car les anges n'ont pas de sexe, mais des slips kangourous).
Plus tard, ceux là se marient très vite avec une maman plus jeune, et c'est elle qui achète les dessous de monsieur. On ne change pas une équipe qui gagne comme dirait Laporte (d'ailleurs depuis qu'ils posent nus ses joueurs, ils jouent au Rugby version Chippendales -sauf contre les kangourous dis donc !- mais je m'éloigne du sujet).
Nous, les hommes, nous voilà arrivé à maturité (j'entend les blogueuses rire d'ici).
Nous prenons notre vie en main, en attendant de trouver la femme de notre vie (enfin j'me comprends....).
Pour ceux qui ont l'immense bonheur de servir militairement la France, il faut noter que la mère patrie, attentive à notre confort intime, nous fournit 2 slips kangourous blancs. Ceux là même qu'on espérait définitivement morts et enterrés depuis nos 6 ans.
Et alors ?
Et alors, la suite demain...
En attendant je vous laisse avec cette sympathique comédie "Sex and the Single Girl" de série B réalisée par Richard Quine.
Et avec Nathalie Wood...
Na-tha-lie Wooooooooood !!!!
10 décembre 2004
Comme C'est Romantique
A y est, on y est, c'est la période des cadeaux qui - comme la chenille - redémarre.
Admirez cette file ininterrompue de cartes bleues qui embouteillent les terminaux bancaires. Combien de codes saisis par minute ces jours-ci pour trouver la surprise qui fera plaisir à notre chouchou(te) ? M'enfin ! On espère toujours ne pas passer à côté de la bonne idée. Pas comme pour l'oncle Truc, qui nous a même pas invité au mariage de sa fille, lui cette année il peut se brosser.
Je ne fais pas exception. J'ai même commencé un peu plus tôt, car j'ai quelques anniversaires à fêter en décembre.
Que choisir pour quelqu'un qui vit matériellement très très confortablement, et qui a les moyens d'assouvir ses passions ? Pas facile croyez moi. J'ai bien pensé faire un dessin ou un collier de nouille, mais à mon âge on en déduirait une sénilité précoce. C'est comme ça qu'on se retrouve à La Maison des Lauriers, à devoir regarder Julien Lepers avec un Tranxène, et en compagnie de toute la famile Alzheimer.
Ca vaut bien les parents qui vous disent "j'veux rien". C'est ça !!! C'est comme d'hab' ! Et si jamais on fait vraiment rien, c'est un coup à déclencher une telle déprime, que hop les voilà partis vers La Maison Des Lauriers pour y regarder Ju... enfin bref.
Donc, dans ce cas là, il faut arriver à faire preuve d'imagination.
bzzzzzzzzzzzzzz.... i m a g i n a t i o n...
Surtout pour quelqu'un que vous aimez bien !
Comment donnez à votre cadeau à 30 Euros (négocié âprement avec votre banquier) le charme, le luxe et l'apparence d'un cadeau à 300 Euros ? Cherchez pas c'est pas possible. Alors autant jouer à hauteur de ce que votre capitalisation boursière vous permet de réaliser. Oui, je sais, capitalilsation boursière vous lisez ça dans les journaux et pi' c'est tout. Bah, moi aussi. C'est donc là que l'imagination entre en jeu.
Qu'est ce qui pourrait faire plaisir ?
Finalement, j'ai tranché. Pour un passionné de cinéma, j'ai trouvé ce livre qui s'appelle "Conversations avec Billy Wilder".
C'est tout le cinéma américain allant des années 30 à 60 qui se raconte. Et le meilleur ! Celui des immigrés européens fuyant le facisme et le nazisme naissant : Lubitsch, Manckiewicz, Preminger... Billy Wilder et tant d'autres.
Il faut dire qu'à l'époque, La Maison des Lauriers, tous ceux là l'auraient quittée par la cheminée alors... Maintenant c'est mieux, on en sort les pieds devant après des années et des années de Julien Leperseries.
Avec ce cadeau là, je me suis dit que j'aurai sûrement bon.
Qu'en plus j'aurai pas l'air de péter plus haut que dans la soie de mes sous-vêtements Lagerfeldisés par Dim (100% coton).
Car l'argent ne fait pas tout, contrairement aux âneries proférées par Serge Dassault ce matin sur France Inter. Tellement caricatural qu'il aurait pu figurer en bonne place au casting de ce film de Billy Wilder : Sabrina.
Quoique non.
Même les méchants de Billy Wilder ont plus de nuances que Serge Dassault (c'est vrai que ça a pas l'air difficile !).
Vous avez peut-être vu le remake avec Harrison Ford et Julie Ormond ?
L'histoire de cette fille de domestiques de retour dans la très riche et très cynique famille américaine Larrabee, après deux années d'absence...
A l'occase, revoyez l'original, nettement plus brillant, caustique et drôle.
Rien que pour la si charmante et si jolie Audrey Hepburn.
Comme disait Billy Wilder : "Il faut rêver pour pouvoir se lever le matin".
Audrey Hepburn...
Mmmf !
Faire ses courses de Noël avec Audrey Hepburn...
Même Serge Dassault en tomberait amoureux.
Quoique non, c'est le genre à zapper pour regarder Julien Lepers.
Bon week end avec votre Sabrina, ou son équivalent masculin suivant le cas.
09 décembre 2004
Playtime
Souvent il me faut de l'ordre désordonné.
J'aime faire le ménage chez moi, remettre les objets à leur place, ranger pour que ça soit joli, chasser la poussière, brûler un peu de papier d'arménie pour parfumer la pièce, laver, gratter, nettoyer. C'est barbant c'est vrai, mais en même temps ça a un effet apaisant. Plutôt qu'avaler un anxiolytique, je préfère passer l'aspirateur.
Quand tout est fini, je contemple le boulot accompli.
Je savoure l'instant, et l'allonge d'une cigarette grillée tranquillement dans mon fauteuil.
Le calme et la volupté règne.
Mais il ne faut pas que ça dure trop longtemps.
Presque aussi rapidement, j'ai besoin de semer le désordre. Eparpiller des livres et des journaux un peu partout (de toute façon c'est vite fait, c'est pas grand chez moi). Empiler les couches de vêtements sur la chaise de ma chambre. Et comme mes journées sont bien remplies, j'ai plus vite fait d'accumuler le désordre que de ranger.
Aussi, sans m'en apercevoir j'ai créé des "zones de désordre". Tel coin du salon est dédié à l'empilement des Cd, tel coin de la chambre accueille le courrier en attente de lecture, les carnets, les livres et les BD. Tel partie du frigo stocke les yaourts en dépassement de date de péremption.
Mais l'accumulation du désordre passe vite du sympathique au désagréable.
C'est comme ça que je passe de l'un à l'autre, et que ne saurais me passer des deux.
La vie (la mienne) ne peut pas être bien rangée trop longtemps.
J'aime quand dans une apparente organisation sans faille, le petit grain de sel vient gripper la machine, y introduire une dose comique incongrue, qui ridiculise d'un coup nos rêves de perfection suprématistes. Rien de mieux qu'un PC portable qui fait des siennes en pleine présentation d'entreprise. Qu'un ascenceur qui décide de lui-même là ou il s'arrêtera ou pas. Qu'un serveur de resto légèrement en état d'ébriété en slalom sur sa part de terrasse. Que l'irruption de l'être trop humain dans ses efforts désespérés à rendre chaque geste efficace.
Sur le coup ça fait pas toujours rire, surtout quand je prend 20 minutes de retard le matin à force de chercher mes clés (qui sont dans ma poche, évidemment).
L'imprévu, c'est comme une micro promesse.
Qui nous dit : tout peut vous arriver.
Qu'il ne faut jamais perdre espoir.
Et que si notre rêve se réalise.
L'imprévu fait toujours preuve d'imagination.
Le génie qui a fait ce film là, en parle bien bien bien mieux que moi.
08 décembre 2004
Eastern Spaghetti
Le mois de décembre, c'est le mois des soupes.
Yyyyyy fait froiiiiid, yyyyyy pleuuuuut, on est fatiguéééééé.
Rien de mieux qu'une bonne sousoupe pour se remplir l'estomac et se requinquer de la tête aux pieds. Ca tombe bien, parce que moi j'aime bien la soupe.
A part la soupe de légumes en morceaux, avec les petits morceaux de poireaux qui se collent sur les dents et rien qui a du goût, j'aime bien préparer des vraies soupes.
Eplucher des tas de légumes, ajouter des épices, mouliner le tout pour que ça devienne un peu épais, et juste y ajouter un peu de coriandre ou de ciboulette avec de la crème fraiche.
Ou alors faire un vrai minestrone ou une vraie soupe au pistou... Miam...
Ou pommes de terre - carottes aussi...
Pourtant comme tout le monde (ou presque), j'ai été allergique aux soupes pendant la période qui a coïncidé avec une alimentation uniquement à base de frites ou de pâtes (à la rigueur l'inverse). La soupe c'était quand j'étais malade.
Donc, vieillir est bien une maladie, puisque maintenant j'aime ça !
Parfois il m'arrive de tester des soupes en surgelés, avec des recettes que je ne connais pas. C'est à peu près le seul truc surgelé qui a encore du goût la soupe.
J'ai une tendresse particulière pour les soupes dans les resto Chinois. J'aime bien mes petites promenades dans le XIII ème arrondissement. On s'arrête dans un resto genre Le Dragon Céleste, La Pagode Impériale, ou Les Parfums de Hong Kong...
On retrouve les mêmes noms dans les versions de gare du Kamasutra !
Je me commande une soupe Phô, une Soupe Tonkinoise du chef (celle ou on dirait qu'il y a des morceaux de pneus Michelin dedans !?), ou la spéciale du jour.
Un énorme saladier apparaît au bout d'un quart d'heure.
Assez souvent avec une assiette à côté dans laquelle il y a de la salade, des feuilles de menthe, des pousses de soja, du citron... Et Lao Tseu sait quoi, encore.
Ca fume !
Des pates et autres ocni (objets comestibles non identifiés) sont cachés sous le bouillon.
L'aspect sportif de l'histoire fait alors son apparition.
Comment manger tout ça, avec des baguettes et une cuillière totalement inadaptée, sans en coller partout, et sans faire des "Schhhlrpf", des "scccchmmmrpff" et autres bruitages qui vous colle un statut digne des Deschiens dans tout le resto ?
Mais mon dieu, que c'est bon.
La température corporelle reprend d'emblée 1 ou 2 degrés de plus. C'est comme un sauna, mais en dedans. Me voilà requinqué pour la journée et prêt à voguer à travers les rues toute la journée. Même à supporter l'examen attentif, conduit d'une main assurée palpant chaque pièce de toute une collection Etam, Zara filles ou autres mégastores à fringues pour femmes.
Tout ça pour vous inviter à voir ce film là, si jamais vous ne le connaissez pas.
Tampopo.
Tampopo ou les aventures hilarantes, gaguesques, incroyablement attachantes, et teintées d'érotisme sur les plaisirs de la nourriture dans un restaurant à nouille Japonais.
Une veuve y reprend un boui-boui infect pour le transformer en palais de la noodle soup ! Elle se fait aider par tout un casting de seconds rôles qui vaut bien celui de nos Tontons Flingueurs.
Le tout dans une parodie jouissive et réjouissante comme c'est pas permis.
On sort du film en se demandant comment son réalisateur, Itami, a pu nous coller un tel sourire sur la figure, tout en nous donnant faim de nourritures bien terrestres et de plaisirs charnels.
Vivement conseillé par LaVitaNuda en cas de réveillon à deux devant le tout neuf lecteur de DvD de Noël.
07 décembre 2004
Un Message du G.C.F
Depuis que LaVitaNuda a décidé de mettre des affiches de cinéma en illustration sur son blog, nous avons décidé de le prendre en otage.
Oui, nous, Groupuscule des Cinéphiles Frustrés nous souhaitons faire un exemple avec ce LaVitaNuda. Nous l'accusons d'être le parfait exemple de suppôt Parisianiste, qui profite indûment des avantages que Paris offre aux amateurs du 7ème art.
Pensez-donc, voilà un individu qui n'hésite pas - nous en avons été les témoins - à s'approprier les lieux Parisiens dédiés aux seuls cinéphiles : le Reflet Médicis, l'Action Christine, le Grand Pavois, le Racine, le Champollion...
Hors cet individu n'est pas un vrai cinéphile. Non môssieur !
Il n'est pas vêtu d'un vieux pull difforme, qu'il dissimule sous une veste maronnasse en velours côtelé millésime 1965 (la même que Jean Luc Godard lors de la manif anti Malraux). Il n'a pas les vraies lunettes du cinéphile, dont les doubles foyés sont épaissis de la couche de fumée grasse des volutes de nos Gauloises et de nos Gitanes. Il n'a pas cette coupe de cheveux typique, coiffé-décoiffé raidi par des lavages capillaires à fréquence restreinte. Il n'a pas ce teint cadavérique que nous garantit nos séjours prolongés dans les salles obscures en pleine journée pendant la belle saison...
Il n'est même pas abonné aux Cahiers du Cinéma. Il n'a pas sa carte de la Cinémathèque. Il n'a pas d'autographe signé par Henri Langlois. Il ne sait même pas que Ferdinand Munier jouait le rôle de Honest Mike dans The Bowery de Raoul Walsh. Un imposteur vous dis-je.
Et ce môssieur se permet de parler cinéma ! A notre place ! Sur son blog !
C'est répugnant.
Nous qui sommes les seuls détenteurs du savoir et du bon goût cinématographitesque, ce LaVitaNuda ose faire cotoyer dans ses notes Otto Preminger et La Grande Vadrouille, Saul Bass et De Funès... et puis quoi encore !
Nos espions ont même appris qu'il tentait un rapprochement entre Jackie Chan et Lubitsch.
Si nous le laissons faire, cet odieux personnage va vous parler d'un film qui nous est strictement réservé à nous les cinéphiles, les vrais.
Et pourtant, on a mis le paquet pour vous dégouter.
Pour commencer tous les critiques affichent des 4 étoiles partout histoire de décourager à l'avance toute tentative populaire. Pensez donc si ça c'est pas un signe ! C'est un vieux truc qu'on a, qui marche aussi bien que la promesse d'une grande soirée de rire sur France Culture par exemple.
Et puis le film est en noir et blanc, et en plus c'est un film muet !!!
Alors si avec tout ça on est pas tranquille pour savourer un vrai bonheur de cinéma, loin des multiplexes, des goinfreurs de pop corn, des portables qui sonnent, des grossiers qui commentent le film comme s'ils étaient devant leur télé... Ce serait à désespérer !!!
Pensez bien qu'un gusse dans le genre de LaVitaNuda, c'est pas lui qui va nous empêcher d'aller jusqu'au bout.
De toute façon on est prêt à aller jusqu'au bout.
Nous ne sommes plus qu'une minorité en voix de disparition.
Petit à petit nous sommes submergés par de nouveaux beaufs, acheteurs de home cinéma, pour y regarder en boucle l'intégrale de Dallas dont la saison 1 sort en Dvd, en attendant de passer le Live de Chantal Goya pour une grande soirée Smarties avec tous leurs amis quarantenaires.
Nous irons jusqu'au bout pour empêcher que LaVitaNuda vous invite à aller voir ce film de Murnau qui s'appelle l'Aurore.
Nous irons jusqu'au bout pour que ce film ne soit vu que par nos membres dûment encartés.
Quelle horreur, si ce film avait un tant soi peu de succès dû à se redécouverte.
Il ne nous appartiendrait plus ! A nous ! Nous les initiés !!!
Nous l'empêcherons de vous dire que ce film, avec cette histoire si simple, ce déroulement si évident, est pourtant une véritable merveille.
Nous ne lui laisserons pas le temps de vous raconter que c'est une vraie bouffée d'air frais un cinéma comme celui-ci. Et que c'est l'occasion de se rendre compte à quel point un film d'aujourd'hui est découpé en rondelles industrielles au mépris de l'imagination et de la créativité du cinéaste.
Et que ça fait tout drôle de voir plus d'inventivité et de plaisir dans un seul classique de Murnau que dans n'importe quelle esbrouffe visuelle signée David Lynch.
Pas question que vous puissiez lire ça.
Même s'il faut momifier ce LaVitaNuda dans des bandelettes en celluloïd de 35mm.
Non mais !
Sunrise / F.W.Murnau




